Le conservatisme, une idée qui a des années devant elle
A l’âge où la majorité des adolescents (le mot teenager en anglais la période allant de 13 – thirteen – à 19 – nineteen) jouent aux jeux vidéos ou font du skateboard, certains écrivent des livres et semblent déjà rompus aux arcanes de la science politique. Jonathan Krohn est un de ceux-là. Il vient d’intervenir à la Conservative Political Action Conference qui se tient à Washington et où Bay Buchanan, la sœur de Pat, avait fait un discours très musclé.
Auteur du livre « Define Conservatism », notre jeune auteur définit le conservatisme selon quatre principes de base :
1. Le respect de la Constitution
2. Le respect de la vie
3. Moins de gouvernement
4. La responsabilité individuelle Lire la suite »
Vers un retour en force du syndicalisme ?
On a beaucoup parlé du plan de relance, de l’élaboration du budget et de nombreuses questions économiques (j’aurai largement le temps d’y revenir). Mais l’actualité sur le passage de l’Employee Free Choice Act qui est actuellement soumis au vote du Congrès a elle été beaucoup moins médiatisée, alors que il s’agit sans doute d’une évolution importante.
Cette proposition de loi a été introduite par le sénateur Ted Kennedy et deux représentants, l’un démocrate et l’autre républicain. Cette loi a été votée par la Chambre des Représentants, mais a fait l’objet d’une menace de filibuster (une flibuste) de la part de républicains au Sénat alors qu’elle bénéficiait du soutien de la majorité. Lire la suite »
Où sont les conservateurs ?
On connaissait Pat Buchanan, cofondateur du magazine The American Conservative et cofondateur de la fondation paléo-conservatrice The American Cause. On ne connaissait moins sa sœur Bay Buchanan. Intervenant à la Conservative Political Action Conference qui se tient du 26 au 28 février à Washington, Bay Buchanan ne semble rien à avoir à envier à son frère et propose un message plutôt radical.
Après avoir dominés la scène politique pendant près de 30 ans, depuis l’élection de Ronald Reagan, les Républicains pourraient bien entrer dans une longue période de vaches maigres. On se souvient de la phrase devenue fameuse qu’il prononça lors de son discours d’investiture le 20 janvier 1981: « l’État n’est pas la solution à nos problèmes… L’État est le problème ». Alors qu’ils ont sacrifié l’Etat et le Welfare State sur l’autel de la concurrence et de la dérégulation, les Républicains ne semblent les mieux adaptés pour prendre la barre en ces temps où la situation requiert le retour de l’Etat.
Quel chien pour la maison blanche ?
Quel plan de relance ? Quel système de santé ? Quel plan de sauvetage des banques ? Autant de questions majeures auquel des réponses sont apportées peu à peu. Mais il est restait une question, très importante : Quand les deux filles du président Obama auront-elles leur animal de compagnie. Et bien le suspense vient d’être levé. Dans un entretien au magazine People à paraître vendredi 27 février, Michelle Obama indique que le chien devrait faire son entrée à la Maison Blanche pour le plus grand bonheur de Sasha (7 ans) et Malia (10 ans).
Cette arrivée s’inscrit dans une tradition selon laquelle le meilleur ami de l’homme a toujours eu une place importante à la Maison Blanche.

Si le sujet vous intéresse, vous pouvez même voter pour la race de votre préférence et choisir entre un Portuguese Water Dog, un Poodle, un Wheaten Terrier, un Bichon Frise, un Chinese Crested ou un Miniature Schnauzer. Pour l’instant c’est le Bichon Frise qui tient la corde.
Duke Ellington sur les traces de Barack Obama
Qui ne sait pas Barack Obama est le premier Noir à entrer à la Maison Blanche ? Mais qui sait que Duke Ellington est le premier Noir dont l’effigie est utilisée pour illustrer une pièce de monnaie, en l’occurrence la pièce de 25 cents, le fameux Quarter. Cette pièce sera fabriquée dans le cadre du projet 50 State Quarters Program visant à donner à chaque Etat la possibilité d’émettre sa propre pièce de 25 cents. Ce projet est supervisé par l’United States Mint qui dépend du ministère des finances.
« District of Columbia », « Duke Ellington » et « Justice for All » sont les trois inscriptions retenues. L’US Mint a refuse l’inscription « Taxation without Representation » jugé trop engagé politiquement. Rappelons que le District of Columbia n’est pas représenté au Sénat alors qu’il est taxé comme n’importe quel Etat.

C’est au terme d’un vote auxquels ont participé les habitants du District of Columbia. Aux 300 candidats possibles, le processus a sélectionné dans l’avant dernière phase du processus trois figures noires de l’Histoire des Etats-Unis.
Frederick Douglass, un des abolitionnistes les plus connus, né esclave en 1838 qui s’est libéré de ses chaînes en s’échappant vers le Nord. Orateur connu, il a défendu des années durant la cause de l’abolitionnisme. Après s’être installé à Washington D.C., il a occupé différents postes dont celui de consul général de la République d’Haïti et chargé d’affaires à la République Dominicaine.
Né en 1731, Benjamin Banneker est né libre d’un ancien esclave. Il a été mathématicien, astronome et également fabricant d’horloges. Il est également connu pour avoir rédigé des Almanachs. Il a également aidé Andrew et Joseph Ellicott ainsi que Pierre Charles L’Enfant pour concevoir les plans et construire la ville de Washington.
Enfin Duke Ellington, le musicien qu’il est inutile de présenter. Né en 1899 à Washington D.C., Duke Ellington a remporté 13 Grammy Awards.
Le discours de Barack Obama devant le Congrès décortiqué
« Le président qui parle trop », tel est le titre d’un article écrit par Gene Healy, Vice President du Cato Institue, un think tank plutôt conservateur et favorable à la dérégulation. Le discours d’Obama devant le Congrès n’est pas à proprement parlé un SOTU (State of the Union) adress, dans la mesure où le président est en fonction depuis 5 semaines seulement, mais il y ressemble fort.
Le Washington Post propose une présentation très « user friendly » regroupant la vidéo du discours avec sur la côté la transcription et des notes donnant des précisions ou des éclaircissements.
Pour revenir au propos de Gene Healy, il est indiscutable que les présidents d’aujourd’hui parlent beaucoup plus que les grands anciens. Les pères fondateurs n’auraient pas vu ça d’un très bon œil, explique-t-il en substance. De George Washington à Andrew Jackson (7e président des Etats-Unis), les présidents donnaient en moyenne 3 discours par an. Dans sa première année de mandat, Bill Clinton en a donné 600 (près de 2 par jours). Mais n’est-ce pas une évolution liée à la diffusion des technologies de communication dont la dernière vague, celle d’Internet, a poussé encore plus loin la logique.
Aujourd’hui, la fonction de président est devenu une monstruosité : « un invité perpétuel de talk-show capable d’activer l’arme nucléaire ».
Un président qui parle moins donne plus d’importance à ses propos. Et un président qui promet moins sera en mesure de mieux tenir ses promesses, conclut Gene Healy. Le problème est qu’aujourd’hui les Américains ont besoin qu’on les rassure tant la situation est anxiogène. Sur ce point, ils ne sont pas très différents des Français.
John McCain est-il jaloux de l’hélicoptère de Barack Obama ?
Petit échange verbal, assez décontracté et pourtant sur des problèmes très sérieux entre John McCain – qui aurait très pu être président – et Barack Obama qui est président.
Parlez-moi … d’économie !
Parlez-moi d’économie,
Redites-moi des choses positives.
Votre beau discours,
Mon cœur n’est pas las de l’entendre.
Pourvu que toujours
Vous répétiez ces mots suprêmes :
Tout espoir n’est pas perdu.
C’est ce que pourraient dire les Américains dans ce texte inspiré de la belle chanson Parlez-moi d’amour de Jean Lenoir qui date de 1930, en pleine grande crise. Les Américains veulent que Barack Obama leur parle de trois sujets : l’économie, l’économie et l’économie.
Trois américains sur quatre souhaitent en effet (sondage Gallup) que le président leur apporte des réponses sur les problèmes économiques, en autres, l’emploi, la situation financière et le plan de relance. Lire la suite »



