maison blanche

La nouvelle donne

John Hope Franklin sur Obama

27-marsNé en 1915, John Hope Franklin a traversé le 20e siècle et la conquête des droits civiques. Il vient de s’éteindre le 25 mars dernier. De l’arrêt Plessy contre Ferguson de 1896 qui a ouvert la période glaciaire jusqu’à l’arrêt Brown contre Board of Education signé en 1954, puis à la conquête des droits civiques dans la décennie 60.

L’arrêt de 1896 permettait aux Etats de pratiquer la ségrégation et mettait en pratique le principe se résumant en trois mots « Egaux, mais séparés » ; celui de 1954 rendait illégale la ségrégation dans les écoles et mettait sur orbite la conquête des droits civiques.

Professeur d’histoire à Duke University, John Hope Franklin a notamment publié From Slavery to Freedom qui s’est vendu à trois millions d’exemplaires.

Interview avant l’élection
John Hope Franklin pense que l’élection de Barack Obama marque un tournant dans l’histoire des Etats-Unis. Il n’y a pas besoin d’être plus de 10 minutes aux Etats-Unis pour comprendre les difficultés à surmonter pour qu’un tel événement arrive.


John Hope Franklin parle juste après l’élection de Barack Obama

Barack Obama parle de l’influence qu’a eu sur lui John Hope Franklin (L’enregistrement n’est pas de très bonne qualité)

John Hope Franklin sur la conquête des droits civiques et sur sa participation à l’arrêt de la Cour Suprême Brown contre Board of Education

28 mars 2009 Publié par | Général | , , , , | Poster un commentaire

Après Obama, Jay Leno reçoit Condoleeza Rice

Condoleeza Rice a servi huit ans dans l’administration dont 4 ans en tant que Secretary of States. Ayant servi  George W. Bush, elle hérite malgré elle de son impopularité.

Intéressante interview dans laquelle on apprend:

- pourquoi son père, un pasteur presbytérien, était républicain ;

- Pourquoi elle a fait de la politique plutôt que de la musique ;

- Qu’elle est plutôt contente de ne plus faire de la politique et de pouvoir lire les nouvelles des journaux sans être directement impliquée.

On ne peut qu’apprécier ses commentaires sur la nouvelle administration et sur Obama, même si elle n’est pas de son bord. « His election was special » dit-elle et montre le chemin qui a été parcouru depuis la conquête des droits civiques. Rappelons qu’elle est née à Birmingham en Alabama, en plein cœur des Etats du Sud. « My ancestors were 3/5 of a man with the consitution of Jefferson ».

Cela qui ne l’empêche pas de rester fidèle à son ancien patron alors que rien ne l’y oblige.

Bref, un comportement assez exemplaire que l’on aimerait voir plus souvent chez les politiques…

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25 mars 2009 Publié par | Général | , , , , | Poster un commentaire

De la Gran Torino à la Nano

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Mise en vedette par le récent et très beau film de Clint Eastwood (Gran Torino : du choc au dialogue des cultures), la Ford Gran Torino est une des voitures de légende du cinéma américain. Elle est typique des voitures de l’époque (fin des années 60 et début des années 70) et est symbolique de la puissance des constructeurs automobiles américains qui règnent encore sur le monde, en tous cas sur le marché américain. C’est une voiture grande et pesante comme le sont presque toutes les voitures américaines de l’époque.

Mais cette ère est désormais révolue. Small is beautiful ! La formule de l’économiste Fritz Schumacher s’applique plutôt bien à la nouvelle voiture indienne de Tata Motors, à la fois au niveau de son prix et de ses mensurations. La Nano que son fabricant Tata Motors a surnommé la « voiture du peuple » (une idée déjà connue) est proposée à un prix de 100 000 Roupies qui nous paraît ici tout petit, mais qui pour un revenu moyen indien reste encore élevé. Selon les derniers chiffres publiés par le gouvernement, le revenu de l’indien moyen s’est établi à 33 000 Roupies par an. De par la taille aussi, puisque la Nano mesure 3,1 mètres de long avec un moteur à l’arrière de 600 cc. Cette voiture ne possède pas d’airbag ni de freinages assistés qui ne sont pas obligatoires selon la réglementation indienne. La vie d’un conducteur indien vaudrait-elle moins que celle d’un européen ou d’un américain ?

Cette voiture dont on parle depuis longtemps arrive avec 6 mois de retard, notamment en raison d’une forte opposition des paysans et de certains leaders politiques qui ont forcé Tata Motors a déménagé l’usine de production du Bengale de l’Ouest à l’Etat du Gujarat sensé être plus accueillant pour les entreprises.

Certes, Tata Motors ne va pas bousculer le marché mondial de l’automobile. Si les constructeurs avance le chiffre de 250 000 unités fabriquées cette année, les analystes tablent plutôt sur 50 000. Mais cette voiture est porteuse de plusieurs symboles. D’abord, l constitution d’une classe moyenne en Inde qui aspire aux outils de la modernité. Mais aussi, cette annonce intervient à un moment où les Big Three américains – qui pourraient devenir les Big Two – connaissent les difficultés que l’on sait (Studebaker, le 4e constructeur américain, a jeté l’éponge en 1966). Si cette opération se réalisait, elle constituerait une opportunité pour les fabricants étrangers, notamment japonais ayant des unités de production aux Etats-Unis.

Que sera l’industrie automobile dans 20 ans ? La Chine et l’Inde pourraient-elles devenir les deux premiers pays constructeurs d’automobiles ? Ce n’est pas impossible, en tous cas, les fabricants américains – et européens – ont devant un défi à relever. Pour l’heure, Tata Motors a présenté un modèle européaniser Nano Europa un peu plus robuste et satisfaisant à la réglementation du vieux Continent qui devrait être lancé dans le courant de 2011.

23 mars 2009 Publié par | Général | , , , | Poster un commentaire

La troisième révolution américaine en marche

19-mars2Le titre est tiré du livre de Jacques Mistral (1) et reprend un thème développé depuis quelques mois sur une nouvelle ère qui vient de s’ouvrir avec l’élection de Barack Obama et qui met un terme à près de trente années de libéralisme, de dérégulation et de moins d’état. La phrase de Reagan de son investiture « l’État n’est pas la solution à nos problèmes… L’État est le problème » était caractéristique de cette ère qui vient de se clore avec le départ de George W. Bush.

La crise va sans doute marquer un tournant majeur dans l’évolution des Etats-Unis et faire émerger un pays nouveau. Plus rien ne sera comme avant sous la conjugaison de deux phénomènes :

- la crise, elle-même, qui réduit considérablement la confiance que les américains accordent à leurs institutions financières et restaure celle qu’ils avaient perdu dans leur gouvernement ;

- l’évolution de fond de l’opinion américaine engendrée par l’arrivée des nouvelles générations (The Millennial Generation ou génération Y) et le changement démographique marquée par une poussée non démentie de l’immigration et le renforcement régulier des minorités, principalement des Hispaniques. Il faut avoir présent à l’esprit que la population américaine évolue très rapidement, beaucoup plus rapidement que celles des pays européens. En 2042, selon les projections de l’U.S. Census Bureau indiquent les Etats-Unis seront majority-minorities, c’est-à-dire que les minorités seront majoritaires. Lire la suite »

19 mars 2009 Publié par | Général | , , , , , | Poster un commentaire

La disparition de la presse papier est-elle inexorable ?

18-marsDans différentes situations, les tendances que l’on observe aux Etats-Unis sont intéressent en soi, mais aussi parce qu’elle montre ce à quoi on peut s’attendre de ce côté ci de l’Atlantique. Pourquoi ? Tout simplement parce que les mêmes causes produisent les mêmes effets et que lorsqu’un phénomène s’observe dans un domaine où les Etats-Unis ont quelques longueurs d’avance sur nous, on peut raisonnablement penser que l’on assistera à une évolution semblable ici.

L’évolution de la presse est sans doute un de ces sujets et l’on doit s’attendre à des bouleversements majeurs. Il suffit pour s’en convaincre de voir les difficultés majeures auxquelles est confronté le New York Times. Lire la suite »

18 mars 2009 Publié par | Général | , , , , | Un commentaire

Les financiers sont-ils indécrottables (2e partie)

15-mars1Début février, on avait appris que les entreprises du secteur de la finance basées à New York avaient distribué 18,4 milliards de dollars en bonus à ses salariés en 2008. Ce montant est certes en recul de 44% par rapport à 2007, mais se situe au même niveau qu’en 2004. Dans sa deuxième intervention hebdomadaire, Barack Obama avait qualifié cette initiative de « summum de l’irresponsabilité et de honteuse » (Les financiers sont-ils indécrottables ?).

On vient d’apprendre qu’AIG (la plus grande société d’assurance américaine) projette de distribuer 165 millions de dollars à 400 cadres de l’entreprises (AIG emploie environ 116 000 salariés) alors même que l’entreprise a reçu un soutien financier de quelque 170 milliards de dollars pour la sauver de la banqueroute. L’entreprise a essuyé près de 100 milliards de dollars de pertes sur son exercice 2008 (plus de 60 milliards de dollars au seul quatrième trimestre 2008, quasiment l’équivalent des bénéfices cumulés des entreprises du CAC40). Tous les cadres ne recevront pas tous le même montant, loin s’en faut, certains parmi les plus hauts dirigeants de l’entreprise environ 3 millions de dollars. Lire la suite »

15 mars 2009 Publié par | Général | , , , | Poster un commentaire

La Californie va-t-elle légaliser le Cannabis ?

14-marsA l’heure où la France vient de voter la loi Bachelot qui interdit la vente de des cigarettes et des boissons alcoolisées aux moins de 18 ans, la Californie réfléchit à une mesure radicalement inverse visant à légaliser la vente de la marijuana.

L’Etat de Californie traverse une passe particulièrement difficile. Encore plus que les autres Etats. En février, le Golden State est confronté à un déficit de 33 milliards d’euros, le plus important de son histoire, en dollars courants, mais aussi en dollars constants. Arnold Schwarzenegger, gouverneur de l’Etat depuis 2003, a présenté un budget de crise proposant des coupes drastiques dans des dépenses publiques et des augmentations d’impôts. Mais des mesures complémentaires pourraient s’ajouter à celles déjà prévues. Parmi celles-ci, il en est une qui ne peut qu’attirer l’attention et susciter des questions. Lire la suite »

14 mars 2009 Publié par | Général | , , , , | 4 Commentaires

Les entreprises aux Républicains, le gouvernement aux Démocrates

12-marsDémocrates ou Républicains, c’est blanc bonnet, bonnet blanc. C’est sans doute ce que pensent nombre de Français. Et l’idée qu’on s’en fait de ce côté-ci de l’Atlantique, sur le plan économique, correspond assez bien à la réalité.

Les Républicains accordent leur faveur aux entreprises alors les Démocrates penchent plutôt du côté du gouvernement. Plus précisément, près de 2 Républicains sur 3 accordent leur confiance aux entreprises pour résoudre la crise et 72% des Démocrates pensent que le gouvernement est le mieux placé pour cela.

Globalement, 53% des Américains (à peu près la même proportion que ceux qui ont voté pour Barack Obama – Actuellement, les Américains sont majoritairement démocrates : Etre démocrate, c’est cool !) ont confiance dans leur gouvernement. Ce qui en cette période est assez remarquable tant Barack Obama et son Administration sont en première ligne, soutenus par un Congrès à majorité démocrate.

Bien sûr, certains commentateurs conservateurs  comme Rush Limbaugh, n’hésite pas à déclarer que « les Etats-Unis s’engagent dans la voie du socialisme. L’idée a été défendue dans des journaux plus modérés comme Newsweek ou le Wall Street Journal.

Jusqu’où ne pas aller trop loin

Le gouvernement en fait-il trop ou devrait-il en faire plus ? Sur la première branche de l’alternative se portent 84% des Républicains, sur la seconde 65% des Démocrates. IL en résulte globalement que la majorité considère que le gouvernement ne doit pas en faire plus.

Sur une longue période, on voit néanmoins que les Américains ont une certaine suspicion de leur institution. La seule période où ceux qui pensaient que le gouvernement devait en faire plus était juste après le 11 septembre 2001. Cela correspond d’ailleurs à un moment où la popularité de George W. Bush était à son plus haut niveau. On sait ensuite ce qu’il en advenu. Avec une sortie quasi pathétique. Rappelons que George W. Bush s’était fait hué à deux reprises lorsqu’il a rejoint son hélicoptère à la fin de la cérémonie d’investiture de Barack Obama.

Rush Limbaugh : « I want him to fail ».

12 mars 2009 Publié par | Général | , , , , , , , | Poster un commentaire

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