maison blanche

La nouvelle donne

Chine/ Etats-Unis : le G2 au sein du G20

24 septembre1Cette semaine peut  être cruciale avec la réunion du G20 sur l’avenir du capitalisme ou plutôt sur les affaires du monde. Le sera-t-elle ? Rien n’est moins sûr.

Rappelons pour commencer que le G20 regroupe en fait 19 pays auxquels il faut ajouter l’Union européenne. Ce groupe encore relativement informel présente une certaine légitimité puisqu’il représente 90 du PIB mondial et 80 % du commerce mondial. Les décisions qu’il va prendre (s’il en prend) seront donc décisives sur la marche du monde.

  • Argentine
  • Australie
  • Brésil
  • Canada
  • Chine
  • France
  • Allemagne
  • Inde
  • Indonésie
  • Italie
  • Japon
  • Mexique
  • Russie
  • Arabie Saoudite
  • Afrique du Sud
  • Corée du Sud
  • Turquie
  • Royaume Uni
  • Etats-Unis

Mais au sein même du G20, le couple Etats-Unis / Chine possède une place particulièrement importante et aura une influence déterminante sur les décisions. Fred Bergsten, nous rappelle l’importance de ces deux pays. Lire la suite »

24 septembre 2009 Publié par | Général | , , , , | Poster un commentaire

Loin, très loin du gouvernement

22 septembre1Les Américains aiment bien leur gouvernement… Surtout quand il est loin et qu’il ne fait pas grand-chose. La présence affirmée du gouvernement fédéral depuis un an sous l’impulsion de Barack Obama n’est donc pas du tout de leur goût. Une enquête réalisée auprès des Américains par l’institut Gallup avait montré que sur chaque dollar dépensé, 50 cents sont tout simplement gaspillés. C’est tout simplement le plus haut niveau depuis 30 ans.

Selon une nouvelle enquête réalisée par le même institut, ils pensent que le gouvernement en fait trop.

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22 septembre 2009 Publié par | Général | Poster un commentaire

Que sont nos impôts devenus ?

18 septembre1On connaît la défiance quasi viscérale qu’ont les Américains envers leur gouvernement. Les difficultés que rencontre Barack Obama pour faire passer sa réforme de santé le rappelle cruellement.

Dans l’esprit de beaucoup d’Américains, le gouvernement est une sorte de mal nécessaire dont les prérogatives sont limitées aux fonctions régaliennes : les Affaires étrangères, l’Armée, la Justice, la Police pour citer les plus importantes. L’intervention importante dans l’économie qu’à du consentir Barack Obama avec le stimulus, les aides aux banques, aux entreprises comme celles du secteur automobile a tout juste été tolérée, à condition qu’elle ne s’éternise pas trop.

Les Américains craignent que les deux branches du pouvoir politique, l’Exécutif et le Législatif, n’empiètent sur leur liberté. Quant à l’Administration qui fait tourner les rouages de la machine, ils n’en n’ont pas une meilleure image. Lire la suite »

18 septembre 2009 Publié par | Général | , , , | Poster un commentaire

Les règles du travail régulièrement bafouées

15 septembre1Les employés à bas salaires se voient régulièrement refuser leurs heures supplémentaires alors qu’ils sont payés en dessous du salaire minimum. C’est ce qu’indique une étude intitulé Broken Laws, Unprotected Workers publiée il y a quelques jours par Ford, Joyce, Haynes et Russell Foundations.

Les auteurs de l’enquête, qui a été réalisée au cours du premier semestre 2008, ont interrogé plus de 4000 travailleurs à bas salaires. Cette étude montre que, dans une proportion importante, le droit du travail n’a pas été respecté.

On ne peut pas ne pas faire le lien avec l’autre rapport publié par (Salaires des dirigeants financiers : Plus ça change, plus ça reste pareil !) que vient de publier L’Institute for Policy Studies (IPS) présente les rémunérations des dirigeants des 20 plus grandes sociétés financières américaines. En lisant les violations des employeurs peu scrupuleux, on ne peut que penser à la maxime : l’argent va à l’argent. Lire la suite »

15 septembre 2009 Publié par | Général | Poster un commentaire

La couverture maladie mine la santé politique d’Obama

Comme bien souvent tout le monde est (relativement) d’accord sur les objectifs, mais dès que l’on ne fait qu’évoquer les moyens à mettre en œuvre, certains poussent des cris d’orfraies sur un thème récurrent qui empoisonnement les débats entre gens de bonne volonté, fussent-ils de bords opposés. C’est à peu près ce qui se passe avec le projet de Barack Obama sur la garantie d’une couverture d’assurance maladie pour tous.

On ne le rappellera jamais trop, dans le pays le puissant de la planète, près de 50 millions de personnes n’ont pas cette garantie. Et à tous moments, des milliers d’Américains qui étaient couverts ne le sont plus. Dans un pays où la puissance publique et le gouvernement sont éminemment sujets à caution, voire à défiance, les sociétés d’assurance font un peu ce qu’elles veulent. Les Américains faisant appel à leur concept favori : le marché comme le meilleur moyen de régulation pour l’assurance maladie comme pour le reste. Mais alors, pourquoi tant d’Américains en seraient-ils exclus. Tout simplement parce que le mécanisme du marché seul ne suffit pas. D’autant qu’en plus, sa structure d’oligopole, voire de monopole dans certains états, comme l’a rappelé Barack Obama dans son discours au Congres américain, ne remplit pas les conditions que nous décrivent les lois de la théorie économique. Lire la suite »

13 septembre 2009 Publié par | Général | , , , , , | Poster un commentaire

Salaires des dirigeants financiers : Plus ça change, plus ça reste pareil !

5 septembre1Plus jamais ça. Ce ne sera plus jamais comme avant. Il faut que la situation change. Il faut assainir. Il faut mettre en place des principes de bonne gouvernance… Que n’avait-on entendu après les faillites et le plan de sauvetage des banques aux Etats-Unis. Barack Obama s’était lui-même fendu de déclarations selon lesquelles il fallait assainir et moraliser les politiques salariales.

Il semblerait que toutes ces déclarations, toutes ces bonnes intentions n’aient pas eu d’effet réel. C’est  ce que l’on peut penser en lisant la 16e édition de son rapport « Executive Excess » que vient de publier L’Institute for Policy Studies (IPS) présente les rémunérations des dirigeants des 20 plus grandes sociétés financières américaines (America’s Bailout Barons). Les cadres dirigeants se sont transformés en prédateurs et ceux des sociétés financières ont plutôt excellé dans cet exercice.

Quelques chiffres. Les revenus moyens des CEO (Pdg) des 500 entreprises qui composent l’indicateur S&P se sont établis à un peu plus de 10 millions de dollars. Par rapport à 2007, cela correspond à une baisse de 4,4% alors que dans le même temps, les bénéfices baissaient de plus de 10 %. On ne voit donc pas bien le lien qui peut exister entre résultat de l’entreprise et rémunération de ses dirigeants. Ces chiffres font que le rapport entre le revenu de ces CEO et le salaire moyen d’un travailleur américain, il y a un rapport de 1 à 319. Et le rapport entre le revenu des CEO et le salaire minimum s’établit à 740.

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5 septembre 2009 Publié par | Général | , , , , | Poster un commentaire

Les Français, meilleurs soutiens d’Obama

2 septembre1C’est en France que l’arrivée de Barack Obama a eu l’effet le plus important sur l’opinion qu’ont les citoyens sur les Etats-Unis. En un an, le taux d’opinions favorables des Français est passé de 42 % en 2008 à 75 % en 2009. C’est l’amélioration la plus importante parmi 25 pays dans lesquels l’institut Pew Research a conduit une enquête en juillet dernier. L’obamania, sorte de contraire de l’antibushisme, est une vague qui a déferlé en France.

Si la « rentrée » de septembre est  difficile et la mise en œuvre des grandes réformes est bien difficile, l’arrivée des Barack Obama à la présidence des Etats-Unis a déjà eu un impact important sur l’opinion qu’a le monde des Etats-Unis. C’est là un premier résultat très important et que l’on peut saluer. Est-ce là une sorte d’effet de grâce au niveau mondial qui, comme aux Etats-Unis, va se dégonfler mais plus lentement. Question difficile qui n’a pas encore de réponse.

Outre en France, cet effet Obama a été très important en Allemagne, en Espagne et même en Angleterre. Alors qu’elle y est traditionnellement élevée, l’opinion des Anglais sur les Etats-Unis a largement pâti de la guerre en Irak depuis 2005.

2 septembre2

L’arrivée d’Obama, les Français sont désormais plus nombreux à avoir une opinion favorable des Etats-Unis que les Anglais, ce qui n’est jamais arrivés selon les données de Pew Research depuis 10 ans.

L’arrivée d’Obama aura eu un effet décisif aussi en Indonésie, un phénomène qui n’est évidemment pas étranger aux liens familiaux qu’à l’hôte de la Maison Blanche avec le pays musulman le plus peuplé de la Terre.

Ce mouvement s’est-il généralisé dans le monde entier. Il reste clairement des poches de résistance à cet enthousiasme global, notamment le Pakistan et l’Etat Palestinien qui, tous les deux, ont une très mauvaise image des Etats-Unis. Concernant la Palestine, il faut reconnaître que les résultats de l’émissaire spécial au Moyen-Orient George Mitchell sont, à ce jour, assez minces. Ou peut-être ne sont pas médiatisés pour faire avancer les pourparlers. Mais c’est là une pure spéculation. A noter d’ailleurs que c’est en Palestine que l’on trouve la proportion la plus élevée d’habitants favorables aux « bombes humaines » (68%). Même c’est là le signe d’une grande désespérance, c’est très inquiétant.

Il y enfin des pays qui sont restés insensibles aux « charmes » du successeur de George W. Bush, la Pologne dans une orientation plutôt bonne (67% d’opinions favorables) et la Russie plutôt défavorable (44%).

2 septembre 2009 Publié par | Général | , , , , | Poster un commentaire

Dure reprise pour Barack Obama

1 septembre2La formulation « dure reprise » ne correspond pas vraiment à la situation américaine dans la mesure où la coupure estivale que l’on connaît en France n’existe pas aux Etats-Unis. Mais, toujours est-il qu’en ce début septembre 2009, 8 mois après son investiture, Barack Obama est confronté à de sérieuses difficultés.

Il y a d’abord les incidents de parcours qui n’ont pas une importance capitale, mais qui ont agité la scène médiatique mais ont, au  final, un impact non négligeable sur l’opinion. C’est typiquement le cas de l’affaire d’Henry Gates. To make a story short. Professeur noir à l’université de Harvard, Henry Gates s’est fait contrôler par le Sergent James Crawley de la police de Cambridge alors qu’il tentait tout simplement de rentrer chez lui. C’est un voisin qui a prévenu la police en le voyant pensant qu’il faisait une tentative de cambriolage. Cette succession de quiproquo a déclanché une escalade verbale entre le professeur Henry Gates et l’officier de police et s’est soldé par une conduite au poste.

Cet épisode s’est transformé rapidement en une affaire nationale d’autant que Barack Obama s’est fendu lors d’une conférence de presse d’une déclaration maladroite selon laquelle les forces de police avaient stupidement. Le sujet était évidemment très sensible en raison des implications raciales. Il n’en fallait pas plus pour que l’affaire Gates occupe les médias pendant plus de deux semaines. On le voit, l’Amérique post raciale est un concept bien fragile. Barack Obama a assez bien rattrapé le coup et très vite reconnu qu’il s’était sans doute un peu précipité. Il a par ailleurs invité les deux protagonistes à « boire une bière » à la Maison Blanche. La Mairie de Cambridge, la police de la ville et Henry Gates ont publié un communiqué commun qualifiant l’incident de regrettable et malheureux.

Une autre difficulté, beaucoup sérieuse celle-là, concerne la réforme de l’assurance maladie. Ce qui devait être une des réformes phares et emblématique de son premier mandat a bien du mal à aboutir, sans doute encore plus dure que  ce que Barack Obama avait pu imaginer. Cette réforme n’avait-elle pas eu raison de Bill Clinton qui l’avait tout simplement abandonné en rase campagne.

Le débat a fait rage tout l’été et les Républicains n’ont pas été avares en argument fallacieux ou tout simplement faux. De nombreuses réunions de format Town Hall (réunion démocratique et participative aurait dit Ségolène Royal) se sont  tenus aux quatre coins de l’Union. L’idée qu’un organisme public puisse, même aux côtés des compagnies d’assurance privés, devenir directement responsable d’assurés, heurte une proportion très importante d’Américaines. Le qualificatif de médecine socialiste est évidemment avancé régulièrement.

Cela montre chez beaucoup d’Américains le rejet de l’Etat et de toute extension de ses prérogatives. L’Etat est considéré souvent comme incapable de gérer efficacement quoi que ce soit. Barack Obama qui a souhaité adopter une méthode différente de Bill Clinton en donnant au Congrès une place importante, d’où l’avancement très laborieux de l’initiative. Avec la disparition de Ted Kennedy, il a perd évidemment perdu un allié de poids qui milite depuis bien longtemps pour une telle initiative. Par ailleurs, Barack Obama n’a pas encore tranché entre l’existence d’une entité publique chargée d’assurer tous ceux qui le souhaiteront et l’obligation aux assureurs de prendre tout le monde en charge.

Résultat, un niveau d’approbation en chute libre tombé à 51% dans la dernière enquête Gallup du 23 août. S’il poursuivait cette tendance, il pourra être l’un des présidents dont la cote de popularité soit descendue en dessous des 50 % dans la période la plus courte.

Les champions dans ce domaine sont Gerald Ford (qui a mis 3 mois pour descendre en dessous des 50 %), Clinton (4), Reagan (10) et Truman (11). Cela n’a pas empêché les 3 derniers d’accomplir de bons mandats. Et d’autres résistant bien à cette érosion naturelle de ne pas être réélu (Carter et George Bush père). Après un enthousiasme dopé par le rejet par son prédécesseur, Barack Obama retombe sur terre face aux énormes difficultés léguées par George W Bush et l’environnement international qu’il doit affronter.

1 septembre1

1 septembre 2009 Publié par | Général | , , , , | Un commentaire

   

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