maison blanche

La nouvelle donne

Negro, Black, African-Americain…Petit retour sur le glissement sémantique dans le recensement

Alors qu’il se prépare au recensement de 2010 (tout comme la France d’ailleurs), l’U.S. Census Bureau propose un petit historique de cette opération. Tous les dix ans depuis 1790, le gouvernement américain procède au recensement de sa population. En fonction de phénomènes historiques, cette opération a utilisé un vocabulaire qui n’a cessé d’évoluer et de se transformer. Au niveau de la méthode, 1970 a été une date importante dans la mesure où les citoyens étaient amenés à une auto-identification  notamment au niveau de la race et de la couleur : Color and Race et Race seulement depuis 1990. Le recensement de l’année 2000 a aussi apporté un changement assez radical en donnant la possibilité de se déclarer comme appartenir à plusieurs races. Il est à noter aussi que depuis 1950.

Tous les dix ans, de nouveaux termes ou notions sont apparus tandis que d’autres disparaissaient.

Le premier recensement de 1790 – les Etats-Unis comptaient alors moins de 3 millions d’habitants – proposaient les catégories : free white, other free persons by colors et slaves. Lire la suite »

31 janvier 2010 Publié par | Général | , , , | Poster un commentaire

Evolution de la population des Etats-Unis depuis 1960

Les Etats-Unis sont un pays d’immigration. Ils se sont construits de cette manière (on passera sur le douloureux problème du traitement subi par les populations indiennes). Peu de pays, sinon aucun, dans le monde, n’ont connu une poussée démographique aussi forte que les Etats-Unis. Ce phénomène d’immigration s’est sensiblement ralenti entre 1920 et 1965 avec la règle des quotas qui instituait des nombres d’immigrants par pays fixés à l’avance. Mais en 1965, l’immigration a repris un rythme nettement plus élevé avec l’Immigration Act voté par le Congrès et signé par Lyndon Johnson. Mais cette nouvelle vague d’immigration était profondément différente de la précédente.

Selon l’U.S. Census Bureau, en 1960, 75 % des Américains que l’on appelle des foreign born provenaient du continent européen (1). En 2007, plus de 80 % des foreign born étaient d’origine asiatique ou latino-américaine (en grande partie du Mexique), les Européens n’en représentant plus que 13 %. Pendant ces 40 ans, la croissance des trois autres groupes historiques constituant les Etats-Unis – les blancs non hispaniques (dénomination utilisée par le Census Bureau), les Noirs non hispaniques et les Indiens (American Indian et Alaska Natives) – a été basée sur les naissances.

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30 janvier 2010 Publié par | Général | , , , , , | Un commentaire

1er discours sur l’Etat de l’Union de Barack Obama

Traduction du  discours de Barack Obama ralisée par le logiciel Systran

Remarques du président dans le Discours sur l’État de l’Union

21h11 EST

LE PRÉSIDENT :  Madame Speaker, vice-président Biden, membres du congrès, des invités distingués, et des Américains semblables :

Notre constitution déclare cela de temps en temps, le président donnera aux informations du congrès sur l’état de notre union.  Pendant 220 années, nos chefs ont accompli cette fonction. Ils ont fait ainsi au cours des périodes de la prospérité et de la tranquilité.  Et ils ont fait ainsi au milieu de la guerre et de la dépression ; aux moments de grands différends et de grande lutte.

Il tente de regarder ces moments et de supposer en arrière que notre progrès était inévitable — la cette Amérique a été toujours destinée pour réussir.  Mais quand l’union a été tournée en arrière à la course de Taureau, et les alliés a débarqué la première fois à la plage d’Omaha, victoire était beaucoup dedans doute.  Quand le marché brisé mardi noir, et des marcheurs de droits civiques ont été battus dimanche sanglant, le futur était quelque chose mais sûr.  C’étaient les temps qui ont examiné le courage de nos convictions, et la force de notre union.  Et en dépit de tous nos divisions et désaccords, nos hésitations et nos craintes, Amérique ont régné parce que nous avons choisi d’avancer en tant qu’une nation, en tant qu’une personnes. Lire la suite »

28 janvier 2010 Publié par | Général | , , | Un commentaire

L’oncle Sam : un ami qui vous veut du bien

Petit problème : vous avez des résultats financiers qui ne satisfont pas vos actionnaires, vous vous supprimer des emplois qui ne sont pas délocalisables dans des pays dits émergents. Que pouvez-vous faire ? C’est assez simple. Vous les licenciez et vous leur proposez de se faire embaucher par votre principal sous-traitant pour faire le même travail mais évidemment pour un salaire inférieur et des conditions de travail moins bonnes. Il suffisait d’y penser.

C’est exactement ce que vient de faire Walmart, la deuxième entreprise mondiale avec un chiffre d’affaires de 405 milliards de dollars de chiffre d’affaires, un bénéfice net de 13,4 milliards et 1,9 million d’employés dans le monde dont 1,2 million aux Etats-Unis.

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25 janvier 2010 Publié par | Général | , , , | Poster un commentaire

La communauté noire confortée par Barack Obama

Indiscutablement, l’élection de Barack Obama a eu un impact très positif et génère un vent d’optimisme très important sur la communauté noire des Etats-Unis. C’est ce que montre la dernière enquête réalisée par le Pew Research Center. Et cette amélioration touche à de nombreux domaines : les relations entre les races, les relations dans les communautés locales et les attentes futures. Certes, l’amélioration avait commencé avec l’arrivée d’Obama à la Maison Blanche, mais elle a été largement confortée depuis.

A la question simple, mais efficace « Comment percevez-vous votre situation depuis 5 ans », 39 % pensent qu’elle s’est améliorée contre seulement 12 % qui considèrent  qu’elle s’est détériorée. Et les changements sont intervenus dans les 2 dernières années. 56 % des Noirs pensent que la différence de niveau et de qualité de vie entre les deux communautés blanches et noires s’est réduite (contre 41 % en 2007). Et plus généralement, 76 % des Noirs pensent que les deux communautés noire et blanche s’entendent bien ou très bien (contre 69 % en 2007).

De l’opinion même du public concerné, 54 % des Noirs estiment que l’élection de Barack Obama au poste a amélioré les rapports entre les deux communautés. On peut ajouter que cette amélioration s’est faite sans démagogie ou populisme du 44e président des Etats-Unis.

On se souvient du discours que Barack Obama a prononcé à la NAACP (National Association for the Advancement of Colored People) dans lequel il exhortait les Noirs à se prendre en charge et il les appelait à l’effort.

Trinitygate ?

On a en mémoire le magnifique discours sur les races qu’il avait  prononcé après les dérapages du pasteur noir controversé de la paroisse que fréquentait alors Barack Obama

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24 janvier 2010 Publié par | Général | , , , , , , | Poster un commentaire

Election sénatoriale : nouvelle alerte pour Barack Obama

Le très liberal état du Massachusetts a élu Scott Brown à la succession de Ted Kennedy au Sénat des Etats-Unis. Pour mémoire Ted Kennedy avait représenté son état au Sénat pendant près de 4è ans, un des plus longs mandats de l’histoire des Etats-Unis. C’est donc une nouvelle alerte qui est envoyé à barack Obama après les élections des deux gouverneurs des états de Virginie et du New Jersey en novembre dernier qui remplaçait également des élus démocrates.

Est-ce là un cas isolé qui ne tient qu’à la personnalité des candidats ou une tendance de fond qui doit être pris au sérieux par le locataire de la Maison Blanche ? Même si le ton général de presse américaine acrédite l’idée que Scott Brown était beaucoup mieux préparé que son adversaire Martha Coakley, le résultat est tout aussi désastreux.

Un petit retour en arrière montre la portée de cette victoire des républicains sur cette terre démocrate. Qu’en juge, au siège où Scott Brown a été élu, le dernier républicain était Henry Cabot Lodge, sénateur de 1947 à 1953. Concernant l’autre siège qui est actuellement occupé par John Kerry, le malheureux candidat contre George Bush en 2004, le dernier républicain a été Edward Groove de 1967 à 1979. Il faut néanmoins préciser que la durée de vie est largement plus longue que celle des présidents des Etats-Unis. Sur le siège de Brown, il n’y a eu que 5 sénateurs et à celui de John Kerry 4 seulement. Ce qui peut-être pose un problème en soi.

Et si l’on observe les élections présidentielles, le Massachusetts a penché le plus souvent du côté démocrate. Les deux seuls président qui ont recueilli la majorité absolue ou relative lorsqu’il y avait un troisième candidat comme Ralph Nader ou Ross Perot sont Ronald Reagan – les deux fois – et Eisenhower – également les deux fois. Le qualificatif liberal convient donc tout à fait à cet Etat de la Nouvelle-Angleterre. La cas le plus étonnant a été celui de Lyndon Johnson qui a recueilli plus de 76 % des voix en 1968. Barack Obama avait lui-même recueilli 62 % des votes.

Scott Brown est élu sur pour trois ans, la période qui restait à Ted Kennedy pour finir son mandat. Il devra donc revenir devant les urnes en même temps que Barack Obama (si ce dernier se représente). Il aura alors à faire face à l’effet Obama si celui-ci est renouvelé avec la même force qu’en 2008. Mais pour l’heure son élection pose un grave problème à l’exécutif en place. Il romp la majorité des 60 sièges dont disposaient les démocrates au Sénat pour éviter l’obstruction systématique – filibuster – que ne manqueront pas de lancer les républicains. D’ailleurs Scott Bronw a entonné le chant du 41e lors de son discours d’intronisation.

A court terme, il pourrait mettre en danger le vote de la loi sur la santé qui a déjà passé en première lecture au Sénat et à la Chambre des Représentants et qui fait actuellement l’objet de négociations entre les deux chambres pour finaliser un texte de convergence. Une possibilité de remise en question de cette loi alors que Barack Obama travaille sur de projet depuis un an et qu’i a occupé une parti de l’agenda du Congres pendant cette période. Plus terrible encore lorsque l’on pense à tous les réformes de santé, toute avortées, depuis plus de 100 ans. Dans le pire des scénarios, l’abandon d’un tel projet serait extrêment négatif pour Barack Obala qui en vait fait un des ses cheveaux de bataille. Et le fait d’avoir été celui qui a été le plus près du but ne change rien à l’affaire. l’ironie de l’histoire est que Scott Brown pourrait faire capoter le projet de réforme alors même qu’il remplace Ted Kennedy qui en a été le plus ardent défenseur et artisan. Dans le même ordre d’idée, certains analystes expliquent ce vote comme un référendum contre le projet de réforme de santé, sur lequel les américains sont, depuis le début, très partagés.

20 janvier 2010 Publié par | Général | , , , , , | Poster un commentaire

Le Top 100 des Américains les plus influents de l’histoire des Etats-Unis

En 2006, la magazine The Atlantic a réunit dix éminents historiens pour déteminer la liste des 100 Américains qui, a leurs yeux, ont eu le plus d’infuence sur l’Histoire des Etats-Unis. Un tel exercice, reconnaît le magazine, est un peu dérisoire tant il est subjectif. Mais il existe.
A partir de cette liste, un autre exercice intéressant est de compter le nombre de ceux que vous connaissez.

Je propose la classification ci-dessous :
Moins 20 bonnes réponses : votre connaissance des Etats-Unis est très faible.
Entre 21 et 40 bonnes réponses : vous avez quelques notions, mais aussi beaucoup de lacunes.
Entre 41 et 60 bonnes réponses : vous connaissez assez bien l’histoire des Etats-Unis ;
Entre 60 et 80 bonnes réponses : Assez bien, mais vous pouvez améliorer vos connaissance.
Plus de 80 bonnes réponses : niveau expert, mais rien ne vous empêche de vous documenter sur ceux que vous ne connaissez pas.

Bonne chance
(Pour ce qui me concerne, j’ai réalisé 63)

Liste ci-après. Lire la suite »

15 janvier 2010 Publié par | Général | , , , , , , , , , | Poster un commentaire

Barack Obama, verre à moitié plein, verre à moitié vide

Barack Obama va commencer la deuxième année de son premier mandat avec 50 % d’Américains approuvant sa « job performance » et 44 % le désapprouvant. C’est là un niveau largement inférieur au 68 % dont il était crédité les premiers jours de son entrée en fonction, mais relativement stable depuis le mois de septembre.

C’est là un mauvais résultat dont on a du mal à prendre la mesure de ce côté de l’Atlantique tant le présent président bénéficie d’un capital de sympathie élevé. Et pourtant, sur les 9 présidents élus depuis Eisenhower en 1952, c’est le plus mauvais résultat à l’exception de Ronald Reagan qui bénéficiait de 49 % d’approbation contre 40 % de désapprobation. Il faut dire que Barack Obama hérite d’une situation difficile dont il n’avait certainement pas conscience lorsqu’il s’est présenté comme candidat démocrate à la présidence des Etats-Unis, mais qui l’a certainement aidé pour son élection.

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12 janvier 2010 Publié par | Général | , , , , | Poster un commentaire

   

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