Quand Bill O’Reilly interview Jon Stewart
Quand un vicomte, rencontre un aut’ vicomte,
Qu’est-ce qu’ils s’racontent ? Des histoir’s de vicomtes.
Quand un gendarme, rencontre un aut’ gendarme
Qu’est-ce qui les charme, Qu’les histoir’s de gendarmes
(…)
Quand un bouffon confond un autre bouffon
Qu’est-ce qu’il s’répond, des histoir’s de bouffons
Eh bien non, c’est plutôt une discussion assez sérieuse où Bill O’Reilly essaye de faire dire à Jon Stewart qu’il regrette d’avoir voté pour Barack Obama. Bien sûr, il n’y arrive mais Jon Stewart concède un certain désapointement. On avait vu un visionnaire et on voit plutôt un fonctionnaire !!
Réduire les dépenses militaires ?
« A quoi sert la puissance militaire américaine ? » s’interrogeait à haute voix Thierry de Montbrial, directeur de l’IFRI, lors de la présentation de l’édition 2011 du Ramses sous-titré « un monde post américain ». Parfois poser la question, c’est déjà donner la réponse. De fait, le budget militaire américain représente 48 % des dépenses mondiales ou près de « 5 fois les budgets chinois et russe réunis » (Dépenses militaires : la continuité dans la continuité). Et sur ce point, Barack Obama ne semble pas remettre en cause cette spécificité américaine. D’ailleurs, s’il le faisait, les Républicains et une bonne partie des indépendants et sans doute le complexe militaro-industriel n’hésiteraient à le qualifier de colombe, voire de « traitre » à sa patrie. D’autant que la puissance militaire est peut-être pour les Américains de manière inconsciente un des derniers domaines où le leadership des États-Unis est total.
De fait, à quoi sert cette puissance si l’on observe les enlisements successifs au Vietnam, en Afghanistan, en Irak… Dans ces différentes situations, cette supériorité n’a pas servi à grand-chose. Souvenons qu’à sa plus grande intensité, l’armée américaine avait envoyé 550 000 militaires sur le terrain largement mieux doté que son adversaire. Et pourtant, dit de manière abrupte, mais réelle, cela n’a pas empêché aux États-Unis de perdre la guerre. Lire la suite »
Quite frankly, I am exhausted !
Dans une réunion de type Town Hall, Barack Obama a été soumis au feu des questions dont celle de Velma Hart, une femme qui avait pourtant voté pour lui, mais qui est « fatiguée » de le soutenir car elle ne voit pas la fin du tunnel et n’arrive plus à s’en sortir.
“I’m one of your middle class Americans. And quite frankly, I’m exhausted. Exhausted of defending you, defending your administration, defending the mantle of change that I voted for.
My husband and I have joked for years that we thought we were well beyond the hot dogs and beans era of our lives, but, quite frankly, it’s starting to knock on our door and ring true that that might be where we’re headed again, and, quite frankly, Mr. President, I need you to answer this honestly. Is this my new reality?”.
Face cette critique sévère, Barack Obama garde son calme et son sourire. Un exemple dont d’autres présidents pourraient prendre de la graîne.
Comme pour cette femme, l’économie et l’emploi sont les deux problèmes majeurs avec respectivement 33 et 28 %, loin devant les autres questions actuelles (Source : Gallup). En troisième position, c’est l’insatisfaction vis-à-vis du gouvernement avec 11% et le déficit du budget (7%). L’économie et l’emploi viennent en troisième position des problèmes depuis avril 2008, époque à laquelle c’était la guerre d’Irak qui constituait la préoccupation la plus importante.
La critique adressée à Obama
Popularité de Barack Obama par rapport à ses prédécesseurs
Obama au plus bas dans les sondages ? Sans doute, mais la cause est-elle perdue ? Sans doute pas si l’on se réfère aux données fournies par l’institut Gallup parce qu’une remontée n’est pas impossible, c’est déjà arrivé.
Sans doute pas au regard de l’histoire, car des présidents qui ont subi une chute comparable resteront certainement de plus grands présidents que d’autres.
Ci-dessous quelques courbes assez probantes.
Obama subit un sort comparable à Carter et Ford qui, il lest vrai, ne resteront pas de grands présidents. Sa courbe de popularité est comparable à celle de son prédécesseur jusqu’au fâcheux événement du 11 septembre.
En revanche, lorsqu’on compare Obama à Truman, Reagan et Clinton dont la popularité remontera ensuite et qui auront plutôt marqué l’histoire, pour des raisons différentes.
La comparaison avec Eisenhower, Kennedy, Johnson et George Bush est nettement défavorable à Obama ou favorable aux premiers, tout dépend ce qu’on veut mettre en avant.
Un monde post-américain ?
Après Crise mondiale et gouvernance globale dans le Ramses 2010 et Turbulences économiques et géopolitique planétaire dans l’édition 2009, Un monde post-américain ? est le titre du Ramses 2011 avec un point d’interrogation qui montre encore l’hésitation des auteurs selon laquelle « Les Etats-Unis pourraient devenir une puissance comme les autres ».
On est donc loin de la notion d’hyperpuissance avancée en 1999 par l’ancien ministre des affaires étrangères Hubert Védrine. Comment a-t-on pu en arriver là en dix ans seulement ou est-ce là seulement une différence d’appréciation d’observateurs certes avisée, mais contradictoire. Que s’est-il donc passé en moins de dix ans qui a ainsi causé la chute de l’empire américain ? Pour le Ramses 2011 n’essaye pas de répondre à cette question.
Multipolaire, hétérogène et global, tels sont les trois qualificatifs qui caractérisent le monde d’aujourd’hui selon Thierry de Montbrial, directeur de l’Ifri, qui présentait la nouvelle édition de ce Ramses. Le terme multipolaire « qu’on utilise depuis longtemps, explique TDM, signifie tout simplement qu’aucune affaire de ce monde ne peut se régler sans l’avis d’un petit nombre de puissance parmi les les Etats-Unis deviendront Primus Inter Pares ».
Un des domaines où la puissance américaines ne fait aucune doute est bien le domaine militaire. Rappelons que les dépenses militaires des Etats-Unis représentent 43 % des dépenses mondiales. Il y a donc un fossé entre les Etats-Unis et son suivant immédiat qui est aujourd’hui la Chine. « Mais à quoi sert la puissance militaire américaine dans les nouvelles formes de guerre que l’on connaît désormais » puisque TDM. L’échec au Vietnam dans les années 70 pouvait déjà susciter quelques interrogations. L’enlisement en Irak et en Afghanistan ne font qu’enfoncer le clou. Et ce n’est pas l’opération en Grenade qui pourrait faire changer d’avis.
Sur le plan intérieur, TDM prévoit une défaite des démocrates aux élections midterm de novembre prochain et s’inquiète du glissement conservateur des républicains poussés par le mouvement de Tea Parties.
Hétérogène montre tout simplement que le rêve de la fin de l’histoire est définitivement enterré. Enfin, « dans un monde qui devient global, la gouvernance mondiale n’avance pas assez vite » selon TDM.
Les 50 américains les plus progressistes du 20e siècle
On connaît les limites de ce type de classement, mais on s’y plonge dès qu’on les voit publiés. Le magazine liberal, au sens américain, propose une liste des 50 personnalités américaines qui ont marqué l’histoire des idées progressistes aux Etats-Unis durant le 20e siècle. En sont écartées les personnalités politiques élues comme par exemple FDR qui y aurait eu pleinement sa place sauf certaines comme Eugene Debs, Harvey Milk ou Tom Hatden se sont fait connaître plutôt comme activités que comme hommes politiques.
Certaines personnalités ne sont pas très connues convient le magazine. Pourquoi ne pas testez vos connaissances sur la liste ci-dessous :
Eugene Debs 1. (1855–1926).
Jane Addams 2. (1860–1935)
Louis Brandeis 3. (1856–1941)
Florence Kelley 4. (1859–1932)
John Dewey 5. (1859–1952
Lincoln Steffens 6. (1866–1936).
W.E.B. Du Bois 7. (1868–1963)
Upton Sinclair 8. (1878–1968).
Margaret Sanger 9. (1879–1966
Charlotte Perkins Gilman 10. (1860–1935)
Roger Baldwin 11. (1884–1981).
Frances Perkins 12. (1880–1965)
John L. Lewis 13. (1880–1969).
Eleanor Roosevelt 14. (1884–1962)
Norman Thomas 15. (1884–1968)
A.J. Muste 16. (1885–1967).
Sidney Hillman 17. (1887–1946).
Henry Wallace 18. (1888–1965).
A. Philip Randolph 19. (1889–1979)
Paul Robeson 21. (1898–1976)
Saul Alinsky 22. (1909–72)
Earl Warren 24. (1891–1974)
Ella Baker 25. (1903–86).
I.F. Stone 26. (1907–89)
Jackie Robinson 27. (1919–72).
Rachel Carson 28. (1907–64)
Thurgood Marshall 29. (1908–93)
Harry Hay 30. (1912–2002)
The Rev. Martin Luther King Jr. 31. (1929–68)
Bayard Rustin 32. (1912–87)
C. Wright Mills 33. (1916–62).
John Kenneth Galbraith 34. (1908–2006)
David Brower 35. (1912–2000)
Pete Seeger 36. (1919–)
Malcolm X 37. (1925–65).
Betty Friedan 38. (1921–2006).
Michael Harrington 39. (1928–89).
Cesar Chavez 40. (1927–93).
Harvey Milk 41. (1930–78)
Ralph Nader 42. (1934–).
Gloria Steinem 43. (1934–)
Tom Hayden 44. (1939–)
Muhammad Ali 46. (1942–).
Billie Jean King 47. (1943–)
Bill Moyers 48. (1934–)
Barbara Ehrenreich 49. (1941–).
Michael Moore 50. (1954–).
Résultats
- Vous connaissez moins de 10 personnalités : Êtes-vous un spécialiste de la Chine ?
- Entre 10 et 24 : Vous avez du travail, bon courage
- Entre 25 et 40 : bravo, mais rien ne vous empêche d’améliorer vos connaissance
- Plus de 40 : L’histoire sociale des États-Unis ne semble pas avoir de secret pour vous
Weekly address : 18 septembre 2010 projet de loi sur le financement des campagnes politiques
Un Barack Obama qui semble « fatigué et quelque peu désabusé » pour sa « causerie » hebdomadaire.
Au menu, le projet de loi pour contrecarrer l’arrêt Citizens United v. Federal Election Commission, rendu par la Cour suprême des Etats-Unis le 21 janvier 2010 qui permet la participation financière des entreprises aux campagnes politiques. Cet arrêt fut voté à 5 contre 4 incluant le vote de John Roberts le président de la Cour suprême. Barack Obama présente donc son projet de loi qui permettrait de connaître qui sont les groupes ou les entreprises qui financent les campagnes électorales et serait donc censé atténuer les effets de l’arrêt en donnant plus de visibilité aux citoyens. Alors que les élections de midterm approchent, « les effets potentiels de cet arrêt ne sont plus théoriques et mettent en danger la démocratie » considère Barack Obama.







