Le Connecticut, 17e état à abandonner la peine de mort
Les États-Unis sont le dernier pays a garder la peine de mort comme la sentence suprême des peines. Cette affirmation est de moins en moins vraie puisque le Connecticut est le 17e état à signer une loi abolissant la peine de mort et mettant un terme à une pratique qui remonte à 1639 lorsqu’un certain Napauduck fut pendu pour avoir commis un meurtre.
On remarque que de telles initiatives interviennent pas vagues. Dans le milieu des années 60 avec le Vermont, l’Iowa ou la Virgine de l’Ouest, le milieu des années 80 avec trois états du Nord Est (District of Columbia, Massachusetts et Rhone Island) et plus récemment depuis 2007 avec le New Jersey, L’état de New York, le Nouveau Mexico, Illinois et donc tout récemment le Connecticut.
Le fait le plus remarquable est depuis l’ère moderne – depuis 1964 – cette décision d’abolir la peine de mort a été prise par des gouverneurs tous démocrates. Les cas d’Hawaï et de l’Alaska ne sont pas significatifs dans la mesure où la décision a été prise alors que des deux états n’étaient alors que des territoires dont le gouverneur était nommé par le président.
Les Etats ayant aboli la peine de mort
Michigan (1846)
Wisconsin (1853)
Maine (1887)
Minnesota (1911)
Hawaii (1957)
Alaska (1957)
Vermont (1964)
Iowa (1965)
West Virginia (1965)
North Dakota (1973)
Dist. of Columbia (1981)
Massachusetts (1984)
Rhode Island (1984)
New Jersey (2007)
New York (2007)
New Mexico (2009)
Illinois (2011)
Connecticut (2012)

Quelques liens
- deathpenaltyinfo.org
- Death Penalty Information Center (www.deathpenaltyinfo.org)
- Death Penalty in States info at www.amnestyusa.org
- Death Penalty States
Le tarissement de l’immigration mexicaine
L’immigration hispanique et plus spécialement mexicaine, est une des plus importantes données sociale et économique de l’histoire des États-Unis depuis les années 70. Pour certains, l’immigration mexicaine constitue une chance, pour d’autres un danger. Pour mieux contrôler les 3000 km de frontière qui séparent les deux pays, George W. Bush s’est lancé dans un projet de construction d’un mur.
Aujourd’hui, les hispaniques constituent la plus importante minorité avec près de 15 % de la population, devant la minorité noire. Avec la crise qui touche encore plus lourdement ces deux minorités, l’immigration est en train de connaître un tournant historique. Après quatre décennies qui ont amené quelque 12 millions d’immigrants mexicains dont grande majorité de manière illégale, la migration nette (le solde entre les mexicains arrivant aux États-Unis et ceux qui en partent) est quasiment nul entre 2005 et 2010 : 1,39 million de mexicain sont retournés aux États-Unis et 1,37 million sont arrivés aux États-Unis (sur la période 1995-2000, les chiffres étaient respectivement de 670 000 et 2,94 millions).
C’est ce qu’indique un rapport que vient de publier le Pew Hispanic Center intitulé Net Migration from Mexico Falls to Zero – and Perharps Less. Cette inflexion soudaine est liée à plusieurs facteurs : le ralentissement sur le marché du travail dans le secteur de la construction, la continuation du renforcement de la sécurisation de la frontière entre les deux pays, une montée des reconduites à la frontière, les dangers croissants associés en immigrant illégalement, la baisse de la natalité au Mexique et l’amélioration des conditions économiques au Mexique.
Les États-Unis ont plus d’immigrants en provenance du seul Mexique que n’importe quel pays en provenance tous les pays du monde. Environ 30 % de tous les immigrants actuels sont nés au Mexique. Le pays qui vient après est la Chine (incluant Hong Kong et Taïwan) représente seulement 5 % de l’immigration mondiale. Sur les 1,4 million qui sont repartis au Mexique, 300 000 sont des enfants. Une partie non négligeable mais qu’il est difficile d’estimer ont été reconduits de force (entre 5 et 35 % selon le rapport).
5 sur 5 pour Romney
Ces primaires n’ont plus d’intérêt, ni d’objet, ni d’enjeu et pourtant elles continuent. Après l’abandon de Rick Santorum, pour des raisons qui restent encore floues, Mitt Romney poursuit en roue libre contre deux concurrents dont on ne comprend pas bien les raisons qui les poussent à continuent. Pour Ron Paul c’est l’occasion de faire passer des messages non conventionnels aux républicains. Pour Newt Gingrich, il est très difficile de trouver une explication rationnelle.
Dans une telle situation, Mitt Romney a facilement remporté les cinq Etats – New York, Pennsylvanie, Delaware, Connecticut et Rhode Island pour un total de 844 délégués sur un total de 1144 nécessaire pour est désigné comme le candidat républicain.
Parallèlement, la deuxième partie de l’élection (General Election), celle qui oppose Mitt Romney (même s’il n’est pas encore officiellement désigné) a bien commencé. Romney attend toujours la soutien officiel de Rick Santorum qui fait durer le suspense un peu inutilement. A-t-il quelque chose à négocier ? Et pour l’instant, l’avantage est assez largement au président sortant. Romney accuse un retard très important chez les hispaniques et surtout chez les femmes. Sachant par ailleurs que le taux de popularité de Barack Obama est remonté pour atteindre le seuil symbolique de 50 %.
L’objectif serait selon le Washington Post de réussir l’intégration entre l’équipe de campagne de Mitt Romney et celle du parti républicain, en tous cas dans de meilleurs conditions qu’il y a quatre ans avec John McCain. Dans les semaines à venir, l’équipe de campagne de Mitt Romney devrait passer de 80 personnes aujourd’hui à quelque 400 personnes. Le candidat va devoir se rapprocher de la branche conservatrice et religieuse des républicains. Il doit prononcer le discours de remise des diplômes de Liberty University, l’université chrétienne évangélique fondé par le télévangéliste Jerry Falwell. Une initiative de nature à marquer les esprits des républicains.
Ce sera Mitt Romney vs Barack Obama
Prenant tout le monde de surprise, Rick Santorum vient d’annoncer qu’il suspendait sa campagne pour la nomination du candidat républicain de l’élection présidentielle. Dans un discours qui se rapproche plus d’un prêche, Rick a laisser comprendre que cette décision avait été prise ce week-end en famille pour des raisons personnelles. Sa dernière fille était à l’hôpital.
S’il jette l’éponge, il n’abandonne pas le combat contre Barack Obama et fera tout ce qui est en son pouvoir pour éviter la réélection du président en exercice. Mais bizarrement, il n’a pas apporté publiquement son soutien à Mitt Romney qu’il a très lourdement critiquer pendant de longs mois. Quelle forme prendra ce combat ? Mystère.
Après le tout sauf Romney, voilà venu le temps du tout autour de Romney, une tâche pas facile quand on se souvient de la rudesse de la bataille dans le camp républicain.
Les primaires sont donc techniquement terminées : ce sera Mitt Romney, qui n’a pas vraiment suscité l’enthousiasme, contre Barack Obama. Mais c’est sans aucun doute le meilleur candidat pour battre Obama, ce qui semble plutôt improbable.
Primaires : Romney, Romney et Romney
Et de trois pour Mitt Romney qui remporte largement les primaires du 3 avril dans le District of Columbia, le Maryland et le Wisconsin. Les 70 % à DC s’expliquent par le fait que Rick Santorum, le seul qui peut apporter une certaine concurrence à Mitt Romney aujourd’hui, ne participait pas au scrutin.
Au total, Mitt Romney raffle 85 délégués en laissant 6 à Rick Santorum. Le favori possède désormais un stock de 695 délégués sur les 1144 nécessaires pour avoir la majorité. Mais paradoxalement, cela ne change pas grand-chose au problème dans la mesure où il n’est pas sûr du tout d’obtenir cette nécessaire majorité lors de la Convention des républicains qui se tiendra du 27 au 30 août prochain à Tampa Bay en Floride. Ce qui pourrait se traduire par une situation délicate dans laquelle l’issue serait incertaine.
Cette situation est due notamment au fait que la méthode d’affectation des délégués sera principalement sur le mode proportionnelle répartissant beaucoup plus les délégués aux différents candidats.
Prochaine étape, le 24 avril où se tiendront des primaires dans 5 états : New York, Connecticut, Delaware et Rhode Island et Pennsylvanie. Mitt Romney est favori dans tous sauf la Pennsylvanie où en tant qu’ancien gouverneur de l’état Rick Santorum devrait l’emporter. Juste de quoi faire encore durer le « plaisir ». En fait, cela prolonge un processus qui affaiblit les républicains face à un Obama qui reprend du poil de la bête d’autant que la situation économique montre quelques signes encourageants. Et Romney rencontre quelques difficultés majeures dans l’électorat, notamment les femmes et les hispaniques. Côté électrices, Obama aurait une avance de 18 % sur son probable challenger républicain. Chez les hispaniques dont le corps électoral prend de l’importance à chaque élection, il fait beaucoup moins que ses prédécesseurs : entre 14 et 23 % contre 33 % à McCain en 2008 et 40 % à George W. Bush en 2004.













