Un dimanche matin à Findlay Market
Findlay Market is the only surviving municipal market house of the nine public markets operating in Cincinnati in the 19th and early 20th century. Findlay Market is Ohio’s oldest surviving municipal market house. Findlay Market was listed on the National Register of Historic Places in 1972. The structure was among the first markets in the United States to use iron frame construction technology and is one of very few that have survived.
A Brief History Of Cincinnati’s Findlay Market
Findlay Market est composé d’un marché couvert qui abrite principalement les marchands de viande, de charcuterie (Cincinnati ne renie pas ses origines allemandes), de fromage, des gâteaux, du pain… et d’un marché ouvert où se vendent légumes, fruits et fleurs.
Les 12 priorités du prochain président
Sans grande surprise, créer de « bons » emplois est la première priorité à laquelle le prochain président devrait s’atteler. C’est ce qui ressort d’un sondage réalisé par l’institut Gallup parmi une liste de 12 sujets proposés. En seconde position, c’est la corruption du gouvernement fédéral qui vient en deuxième position devant la réduction du déficit budgétaire. Actuellement, Mitt Romney passe en boucle un message sur l’utilisation des fonds alloués au plan de relance. Le candidat républicain ne se contente pas de suggérer, mais il fait une liste au premier rang de laquelle ce sont les amis du président qui reçoivent les subsides. Le thème de la corruption semble donc porter.
Les Américains montrent leur attachement aux systèmes Medicare et Medicaid – retraite et assurance santé pour les plus de 65 ans –, veulent un système éducatif performant et qui coûte moins cher au niveau du supérieur, des soins médicaux abordables et une politique de compromis au Congrès entre les Républicains et les Démocrates.
Avec un chômage à plus de 8 %, ce qui est élevé pour les Etats-Unis depuis près de quatre ans, Il n’est donc pas surprenant que la question de l’emploi vienne en premier position. Il y a quatre (les sujets n’étaient pas proposés), cette question semblait marginale et elle était sans doute inclus dans l’économie en général. La guerre a disparu des préoccupations, mais le terrorisme reste toujours un sujet d’actualité placé en 4e position, juste derrière la réduction de la dette.
Les priorités en 2012 pour le prochain président
Les priorités en 2008 (liste ouverte)
100 statistiques sur l’économie américaine
Le site FoolWatch a publié une liste un peu hétéroclite de 100 statistiques sur l’économie. Nous en publions quelques unes spécifiques à sur l’économie américaine.
1. Le taux de chômage pour les hommes est 8,4 %, celui des hommes mariés de 4,9 % ;
2. Le taux de chômage des diplômes de l’enseignement supérieur (les graduate students qui ont fait des études après les 4 années d’université : Master, PhD, Law school, medical school…) est de 3,9 %, celui de ceux qui n’ont pas fini le lycée est de 13 % ;
3. Selon le Wall Street Journal, en 2010, pour toute baisse de 1% en dividende, les CEO ont vu leur revenu augmenter de 0,02 % ;
4. Selon l’indice Transparency International Corruption Perceptions, les Etats-Unis ne sont qu’au 24e rang des pays les moins corrompus, juste derrière le Qatar et devant l’Uruguay ;
5. Entre 1929 et 1932, le montant global des salaires a baissé de 60 % selon l’historien Frederick Lewis Allen. Entre 2007 et 2009, la baisse n’a été que de 5 % ;
6. Pour l’année fiscale 2012-13, l’état de Californie dépensera 8,7 milliards de dollars pour ses prisons et 4,8 milliards pour l’ensemble des colleges et universités publiques de l’état ;
7. Les Etats-Unis représentent moins de 5 % de la population mondiale mais dépense plus de 33 % en médicaments ;
8. Le loyer moyen mensuel d’un appartement à New York est de 2935 dollars alors que le revenu moyen des Américains est de 3 052 dollars ;
9. Selon le ministère de l’agriculture, un tiers des calories consommées par les américaines proviennent des restaurants, plus du double d’il y a 30 ans ;
10. Il faut 923 heures de travail pour payer les frais de scolarité moyen d’une université publique pour une personne gagnant le revenu minimum horaire. En 1980, il suffisait de 254 heures ;
11. En pourcentage du PIB, la dépense publique sous Ronald Reagan en 1983 était plus élevé qu’aujourd’hui : 23,5 % contre 23,3 % (source : Tax Policy Center) ;
12. De 1968 à aujourd’hui, la population des Etats-Unis est passée de 200 à 314 millions d’habitants ; dans le même temps, le nombre des fonctionnaires a diminué de 2,9 à 2,8 millions ;
13. L’état du Delaware, que l’on peut qualifier de paradis fiscal, héberge plus de siège de société que de citoyens : 945 000 contre 897 000 (source : New York Times) ;
14. Une fois corrigé de l’inflation, le salaire horaire médian est inférieur aujourd’hui à ce qu’il était il y a 10 ans ;
15. En 1989, les CEO des 7 plus grandes banques gagnaient 100 fois plus que ménage moyen ; en 2007, ils gagnaient 500 fois plus ;
16. En 1990, les 3 plus grandes banques détenaient 10 % des actifs des entreprises ; en 2008, elles en contrôlaient 40 % ;
17. La population américaine représente moins de 5 % de la population mondiale, mais 25 % de la population carcérale ;
18. Selon deux professeurs des universités de Cornel et Lehigh, les personnes obèses dépensent chaque 2 741 dollars de plus que les non-obèses, soit environ 200 milliards par an ;
19. Selon les économistes Thomas Piketty et Emmanuel Saez, 80 % des revenus supplémentaires entre 1980 et 2005 ont été capturés par les 1 % plus hauts salaires ;
20. Selon le site Bankrate.com, près de la moitié des Américains ont des économies couvrant à peine trois mois de dépenses
L’offshore s’invente dans la campagne présidentielle
Reshoring : Le terme n’est pas encore passé dans le langage courant. Et pour cause, il ne correspondait jusqu’ici à aucune réalité et n’avait donc qu’utilité théorique. Alors que la campagne commence à faire rage entre Mitt Romney et Barack Obama, le sujet de l’offshore s’est largement invité dans le débat. Une des raisons est le clip vidéo que vient de diffuser Barack Obama sur les ondes dans lequel il rappelle le rôle de MR au sein de Bain capital. Grosso modo, MR, CEO de Bain capital s’est enrichi sur le dos des travailleurs en conseillant les entreprises à consolider leurs activités – terme pudique pour dire supprimer des emplois – et à transférer des emplois dans des pays à bas coût.
Une note publiée par le think tank Center for American Progress 5 Facts About Overseas Outsourcing rappelle que pendant la décennie 2000, les grandes entreprises multinationales américaines qui emploient un cinquième de la force salariale du pays ont supprimé 2,9 millions d’emplois aux Etats-Unis et en ont créé 2,4 millions dans les pays émergents. Le système des vases communicants en quelque sorte.
Attaqué frontalement, MR a minimisé son rôle au sein de Bain Capital expliquant qu’il n’avait plus la responsabilité opérationnelle de l’entreprise pendant les années où ces événements sont intervenus. Tout simplement, parce qu’il avait été détaché pour prendre la responsabilité de l’organisation des JO d’hiver de Salt Lake City de 2002. Il ensuite essayé de contre-attaquer en demandant des excuses au président en place.
Mais c’est au sein de son propre parti qu’était venu l’attaque la plus virulente. Grâce au financement par les SuperPAC, Newt Gingrich avait commandité lors des primaires un film d’une demi-heure constituant un véritable réquisitoire contre MR accusé de s’être enrichi aux dépends des travailleurs américains. Ce dernier n’avait alors pas demandé d’excuses à son concurrent républicain
Suite à des pressions y compris de son propre camp, MR avait rendu public ses deux dernières déclarations de revenus. Mais des pressions encore plus fortes aujourd’hui demandent encore plus de transparence de la part du candidat républicain placé dans un délicat dilemme. Son père, candidat aux primaires républicaines de 1968, était remonté douze ans en arrière. S’il n’a rien à cacher pourquoi ne les rendrait-il pas publiques ? S’il ne s’exécute pas cela donne l’impression qu’il cache quelque chose.
L’offshore et la désindustrialisation sont désormais au cœur de la campagne présidentielle américaine. Et pour cause, les chiffres sont éloquents dans une situation économique plus que difficile. Selon la note du CAP, le nombre d’emplois industriels est passé de 19,5 millions en juin 1979 à 11,( millions en décembre 2009. Une perte de plus de 40 %. Pendant la dernière décennie, plus de 51 000 usines ont fermé.
Mais cette tendance serait en train de s’inverser : c’est reshoring selon lequel les entreprises américaines décideraient de relocaliser certaines de leurs activités aux Etats-Unis. Le cabinet de conseil Boston Consulting Group avait publié un rapport il y a quelques mois sur ce nouveau phénomène. Aujourd’hui, c’est le cabinet The Hacket Group qui publie un rapport intitulé Reshoring Global Manufacturing: Myths and Realities qui confirme cette tendance tout particulièrement avec la Chine et indique 2013 comme année de rupture.
La stagnation voire la baisse des salaires industriels aux Etats-Unis, l’augmentation des coûts de transport, des inquiétudes concernant la propriété intellectuelle et une augmentation des coûts salariaux chinois réduisent significativement la compétitivité des entreprises chinoises.
Le facteur le plus important pour délocaliser la production de biens est ce que The Hackett Group appelle « Total Landed Cost » et qui inclut :
- Les coûts des matières premières et des composants ;
- Les coûts de fabrication (fixes et variables) ;
- Les coûts de transport ;
- Les coûts de stockage ;
- Les impôts et taxes.
En 2013, le différentiel entre les coûts salariaux chinois et américains sera de 30 %, celui entre le « total landed cost » de 16 %. Le rapport prend l’exemple de l’iPad fabriqué en totalité en Chine. Sur un prix au consommateur de 500 dollars, les couts salariaux représentent 10 dollars. Si Apple transférait la fabrication (ou plutôt l’assemblage) aux Etats-Unis, les coûts salariaux pourraient tripler. Il est concevable poursuit le rapport qu’Apple serait en mesure de convaincre les consommateurs américains de payer un peu plus cher en échange de l’idée du « made in USA ». On pourrait ajouter qu’Apple pourrait aussi rogner un peu sur ses marges.
Cette hypothèse plausible du reshoring nécessite que la capacité de fabrication américaines et sa flexibilité permette de répondre aux besoins. Ce qui, déplore le rapport, n’est pas le cas.
Une simulation faite par The Hacket Group fixe trois seuils de différentiel pour modifier des stratégies d’entreprises. A 20 %, les entreprises décident de transférer leur production de pays développés vers des pays à faible coûts salariaux. A 18 %, elles la transféreront d’un pays à faible couts salariaux vers un autre pays plus avantageux. A 16 %, elles envisagent de rapatrier la production aux Etats-Unis. Or, 16 %, c’est précisément le seuil qui sera atteint en 2013 entre la Chine et les Etats-Unis.
En 2014, le reshoring pourrait concerner 19% de la capacité industrielle américaine. Dans les années à venir, la Chine pourrait donc bien subir cette nouvelle tendance mettant en difficulté le pouvoir politique pour lequel tout va bien tant qu’il peut redistribuer les fruits d’une croissance élevée.
Quant aux élections américaines, cette bonne nouvelle pourrait profiter à l’équipe en place même si elle reste encore hypothétique et devra se concrétiser. Car pour l’heure, une enquête réalisée par la Business School de la Duke University montre qu’en dépit des coûts salariaux croissant offshore, seulement 4 % des grandes entreprises ont de réels projets de relocaliser des emplois aux Etats-Unis. L’enquête n’identifie pas les raisons mais estime que « le système fiscal actuel favorisent les entreprises qui investissent à l’étranger ». C’est là où la politique peut jouer un rôle important.








