Les Américains restent mobiles
Les Américains restent un des pays les plus mobiles du monde. Selon une enquête réalisée par l’institut Gallup, près d’un Américain sur quatre a déménagé de lieu dans les cinq dernières années, le taux le plus élevé des 139 pays sur lesquels porte cette étude. En deuxième place, on trouve l’Australie et Nouvelle-Zélande avec un taux de 18 % (près de un sur cinq ont déménagé dans les cinq dernières années). Pour ce qui concerne, les Etats-Unis, il faut indiquer que ces chiffres incluent les étudiants dont on sait qu’ils impliquent très souvent un changement d’Etat, c’est dans la tradition depuis longtemps.
Où est le problème ? Où est la solution ?
Le gouvernement n’est pas la solution à nos problèmes, le gouvernement est le problème. On se souvient de la formule fameuse de Ronald Reagan en pleine vague libérale où tout ce qui était administration avait mauvaise presse et où le salut ne pouvait venir que de l’initiative privée.
Dans sa dernière conférence de presse, François Hollande a utilisée une formule similaire ou plutôt inversée en indiquant dans le cadre européen, la France n’était pas le problème mais la solution.
Disparités abyssales des coûts de santé
Alors que les Républicains ne désarment pas et continuent à vouloir abroger l’Obamacare (Dans une démarche ridicule, ils en sont à leur 4e tentative pour une abrogation complète et une 37e pour une abrogation partielle – House Republicans repeal Obamacare again. Why do they keep doing it?), The Centers for Medicare and Medicaid Services (CMS) vient de publier les coûts de procédures médicales et d’opérations chirurgicales réalisés par 3300 hôpitaux (The insanity of hospital pricing). Le résultat est encore pire que ce à quoi on pouvait s’attendre. Lire la suite »
Le retour des Big Three
Selon le cabinet Autodata Corp, les Big Three (GM, Ford et Chrysler) ont gagné des parts de marché en atteignant 46,2 % en hausse par rapport aux 44,7 % un an plus tôt. C’est là un résultat encourageant, mais il faut relativiser car si l’on regarde les chiffres à l’aune du long terme, ces progrès restent encore très modestes. Pour preuve, il y a seulement dix ans, les Big Three étaient à 57,9 %, un niveau qui était qualifié de très bas. Rappelons que les trois constructeurs avaient atteint un pic en 1965 en détenant 90,6 % du marché américain. A lui seul, GM avait plus de la moitié du marché américain en 1962. Mais la période n’était pas comparable dans la mesure où les constructeurs asiatiques n’existaient pas encore. Depuis sont apparus les constructeurs japonais, puis coréens et aujourd’hui chinois. Par ailleurs, ces constructeurs étrangers se sont depuis largement implantés sur le territoire américain.
Pour l’heure et sans tomber dans l’euphorie, la tendance est plutôt bonne. Et les chiffres sont positifs. Les ventes sont de nouveau reparties à la hausse, les marchés financiers accordent leur confiance avec une hausse des valeurs et les Etats-Unis peuvent voir l’avenir en rose sur le plan énergétique avec l’exploitation des nouveaux gisements de pétrole (Certaines prévisions indiquent que les Etats-Unis seraient exportateur net en pétrole) garantissant des prix à la pompe bas. Sur ce dernier, on ne peut que constater le peu de mémoire des constructeurs. Ils semblaient avoir compris la nécessité de construire des voitures moins énergivores et malgré une réglementation plus stricte, on ne peut que constater qu’ils se sont remis à construire des « grosses » voitures, symbole de l’Amérique éternelle.
Quelle réponse au coût de la santé ?
Les Etats-Unis consacrent près de 20 % de leur PIB pour leurs dépenses de santé, un taux largement supérieur à celui de tous les autres pays comparables. Ont-ils pour autant des résultats significativement supérieurs ? Non si l’on en croit les différents utilisateurs utilisés couramment. Et pourtant, Barack Obama a rencontré une opposition radicale de la part des Républicains dans sa réforme de l’assurance maladie qui poursuivait plusieurs objectifs :
- Offrir une couverture maladie à toute une frange de la population jusqu’ici exclue et évaluée à une trentaine de millions de personnes ;
- Empêcher les compagnies d’assurances de refuser un contrat sous prétexte de conditions préalables (preexisting conditions)
- Réduire les frais de santé. Lire la suite »
Barack Obama sert les plats au diner de la presse
Sa nouvelle intervention au diner de la presse montre qu’il maîtrise bien le sens de l’humour mais fait apparaître aussi une certaine aigreur sur des sujets qui ne devraient pas en être, comme par exemple la suspicion qui a duré si longtemps sur le fait qu’il ne serait pas né aux Etats-Unis. Mais quoi qu’il en soit, Barack Obama est drôle mais reste tout en retenu, il ne provoque pas d’éclats de rire mais fait plutôt sourire. Ce ne sont pas des plaisanteries de boulevard, plutôt des piques bien envoyées distribués aux autres – surtout aux républicains – mais aussi à lui-même. Car Barack Obama semble avoir fait se devise qu’il fallait être sérieux sans se prendre au sérieux. Pour un animal au sang comme il est souvent décrit, il est très à l’aise dans son rôle d’amuseur public. Et puis comme les circonstances l’imposent, il finit son discours avec une note profonde pour penser à tous ceux qui viennent de traverser de terribles épreuves.
Nouveau billet de 100 dollars
La FED vient d’annoncer que son nouveau billet de 100 dollars serait mis en circulation le 8 octobre prochain. Le lancement avait été originellement prévu pour 2010 et a été retardé pour des raisons techniques, en particulier pour la réalisation du ruban bleu qui couvre les deux côtés du billet.
Parmi les statistiques intéressantes, il y a 8,2 milliards de billets de 100 dollars en circulation dans le monde. Une grande proportion des Benjamin Franklin sont détenus en dehors des Etats-Unis et sont souvent livrés en palettes pour une valeur globale de 64 millions de dollars. A noter que les billets de 100 dollars et de 10 dollars (Alexander Hamilton) sont les deux seuls à ne pas utiliser de figure de président. Lire la suite »
La silencieuse révolution énergétique américaine
La mort d’Oussama Ben Laden, le retrait des forces d’Irak et d’Afghanistan, le rééquilibrage vers l’Asie… de nombreux évènements ou mouvements de fond concernant les Etats-Unis sont scrutés à la loupe. Mais il en est un qui passe relativement inaperçu alors qu’il aura des conséquences géopolitiques majeures : c’est la révolution énergétique qui bouleverse le Continent Nord-Américain car il touche les Etats-Unis, mais aussi le Canada.
Ces dernières années, les Etats-Unis ont considérablement augmenté leur production de pétrole et de gaz. Depuis 2005, les importations nettes de pétrole ont chuté d’un tiers atteignant le plus bas niveau depuis 1995. « 40 ans après que Richard Nixon l’ait souhaité, les Etats-Unis sont en passe de rétablir leur sécurité énergétique » rappelle Bruno Tertrais, Maître de recherche à la Fondation pour la Recherche Stratégique. Ils pourraient devenir indépendants et même exportateurs dans la décennie 2020. Un changement radical qui ne sera pas sans conséquence. D’abord sur le renouveau des Etats-Unis dans les années à venir allant contre « l’argument en vogue du déclinisme ». L’argument énergétique s’ajoute à la longue liste des atouts qui placent favorablement les Etats-Unis dans les années à venir : géographique, militaire, démographique (grâce à l’immigration), scientifique.
Ensuite sur le plan géopolitique avec un impact important, mais « qui reste à définir » selon Laurence Nardon, responsable du Programme Etats-Unis de l’Ifri. L’intérêt pour le Moyen-Orient ne va pas se tarir, mais il devrait être différent et l’engagement devrait être plus « libre ».
Cette révolution qui pourtant aurait pu être prévisible est passée complètement sous le radar des instituts de prévision les plus sérieux. En 2005, l’Agence Internationale de l’énergie envisageait qu’à l’échéance 2025, les Etats-Unis importeraient chaque année près de 20 MBJ rappelle Bruno Tertrais. Ils en importent moins de 8 MBJ. Il en est pour les prévisions comme pour les promesses, elles n’engagent que ceux qui les écoutent.
La révolution pétrolière américaine : quelles conséquences stratégiques ?
L’impact géopolitique du "shale gas" américain






