Les préoccupations des Américains, un an avant les élections
It’s the economy stupid ! On se souvient de la formule de Bill Clinton devenu aujourd’hui un cliché. Alors que George Bush (le père) se concentrait beaucoup à la politique internationale, Bill Clinton expliquait que les préoccupations des Américains étaient principalement tournées vers les questions économiques.
Avec cette lentille, comment les deux périodes peuvent-elles se comparer ? En 2007, la guerre en Irak s’installe dans la durée et l’idée du bourbier vietnamien se fait présente dans les esprits. Il n’est donc pas trop surprenant que le sujet de la guerre vienne au premier des préoccupations des Américains avec 36 %, assez loin devant l’économie (16%), la santé (15%) et l’immigration (10 %).
Aujourd’hui, la fin de la guerre en Irak est en vue et Barack Obama a confirmé le retour des Boys au pays d’ici à la fin de l’année. Il n’est donc pas trop surprenant que le sujet de la guerre en général tombe à seulement 3 %. Même si la guerre en Afghanistan est désormais la plus longue de toute l’histoire des Etats-Unis. Mais ce sujet comme beaucoup d’autres est passé loin dernière la crise économique qui baigne les Etats-Unis tout comme l’Europe. Ainsi, le chômage conséquence quasi mécanique de la crise et l’économie sont donc omniprésents dans les esprits : 36 % pour l’emploi et 30 % pour l’économie. Lire la suite »
Vivement la retraite ! Est-ce si sûr ?
Avec la santé et l’éducation, la retraite est un sujet de différenciation forte entre les Etats-Unis et la France ? Par répartition de ce côté-ci de l’Atlantique, par capitalisation de ce côté-là. La crise financière a renforcé un sentiment d’inquiétude qui n’a cessé de s’amplifier depuis une dizaine d’années. En 2002, 59 % des Américains pensaient avoir assez d’argent pour vivre confortablement pendant leur retraite. Ils ne sont plus aujourd’hui que 42 %. A l’inverse, les inquiets ont vu leurs rangs grossir pendant la même période passant de 32 à 53 % aujourd’hui. C’est ce qu’indique l’institut Gallup dans un récent sondage. La crise financière qui a largement entraîné des pertes importantes chez les fonds de pension n’a certainement pas amélioré la confiance des salariés sur leur future retraite.
Conséquence quasi mécanique, les Américains en activité pensent quitter le monde du travail tardivement, 66 ans en moyenne contre 60 ans en 1995.
Ce sentiment d’inquiétude est très variable selon les catégories d’âge. Les jeunes (18/29 ans) apparaissent sereins sur ce sujet qui, il est vrai, ne les concernent que de très loin alors que les quinquagénaires sont moins confiants mais paradoxalement pas moins que les 30/49 ans.
Parmi les programmes destinés aux seniors (plus de 65 ans), le Social Security et Medicare qui financent respectivement une partie des retraites et des frais médicaux. Dans des périodes de rigueur budgétaires, ces programmes sont sur la sellette pour d’éventuelles réductions, mais une majorité des Américains restent favorables à ces programmes et ne souhaitent pas que l’Administration décide certains changements pour réduire l’abyssale déficit budgétaire.
Le Top 100 des Américains les plus influents de l’histoire des Etats-Unis
En 2006, la magazine The Atlantic a réunit dix éminents historiens pour déteminer la liste des 100 Américains qui, a leurs yeux, ont eu le plus d’infuence sur l’Histoire des Etats-Unis. Un tel exercice, reconnaît le magazine, est un peu dérisoire tant il est subjectif. Mais il existe.
A partir de cette liste, un autre exercice intéressant est de compter le nombre de ceux que vous connaissez.
Je propose la classification ci-dessous :
Moins 20 bonnes réponses : votre connaissance des Etats-Unis est très faible.
Entre 21 et 40 bonnes réponses : vous avez quelques notions, mais aussi beaucoup de lacunes.
Entre 41 et 60 bonnes réponses : vous connaissez assez bien l’histoire des Etats-Unis ;
Entre 60 et 80 bonnes réponses : Assez bien, mais vous pouvez améliorer vos connaissance.
Plus de 80 bonnes réponses : niveau expert, mais rien ne vous empêche de vous documenter sur ceux que vous ne connaissez pas.
Bonne chance
(Pour ce qui me concerne, j’ai réalisé 63)
Liste ci-après. Lire la suite »
Que les républicains sont-ils devenus ?
On ne peut s’empêcher d’établir le parallèle entre le parti républicain américain et le parti socialiste français : ils sont tous les deux dans le creux de la vague et on ne voit pas vraiment ce qui pourrait changer cette situation. Tous deux se cherchent un positionnement. Côté parti républicain, la question se pose de savoir s’il devrait prendre des positions encore plus conservatrices ou, au contraire, adopter une position plus au centre pour attirer des indépendants égarés.
Le trou d’air est relativement normal après une élection qui a porté les démocrates à la Maison Blanche, au sénat et à la maison des Représentants. Mais après six mois, les premiers signes de reprises ne semblent pas se manifester. C’est plutôt le doute qui envahit la droite américaine.
Selon un sondage réalisé par l’institut Gallup, 4 américains républicains sur 10 déclarent avoir une opinion défavorable de leur propre parti. Alors que, de l’autre, Ils ne sont que 7% côté démocrate.
Cela se traduit évidemment au niveau global : 59 % des Américains ont une vision défavorable des Républicains, le niveau le plus élevé depuis une quinzaine d’années.
Mais il y a aussi des différences. D’abord, le PS pourrait bien disparaître sous sa forme actuelle alors qu’il y a bien peu de chances de voir disparaître le parti républicain en raison du régime bi partisan américain. Ensuite, alors que les républicains se cherchent un vrai leader, le PS en aurait plutôt trop. Lire la suite »
Mémoire courte ou optimisme à toute épreuve ?
Les Américains ont-ils la mémoire courte ou manifestent-ils un optimisme à toute épreuve ? La question mérite d’être posée en observant une enquête réalisée par l’institut Gallup intitulée « Smaller Majority Calls Economy Most Important Problems ». 69% des Américains « seulement » considèrent l’économie comme le principal problème aujourd’hui. Pourquoi seulement ? Parce que c’est 17% de moins qu’il y a deux mois.
Qu’est-ce qui peut expliquer une telle amélioration ? Certes, de nombreuses mesures ont été prises par l’équipe Obama, mais les résultats ne sont pas encore visibles, loin s’en faut et le chemin sera long, les déclarations du secrétaire américain au Trésor, Timothy Geithner vendredi 22 mai : « Le processus de reprise sera plus long » qu’elle ne l’envisageait lors de l’élaboration du budget, il y a deux mois. Il suffit de lire les statistiques mensuelles de l’économie. Chaque mois, depuis le début de l’année, ce sont quelque 600 000 emplois qui sont détruits.
Certains états sont particulièrement touchés : le taux de chômage a atteint 12,6% dans le Michigan (l’industrie automobile y est en premier ligne), 12,1 % dans l’Oregon et 11,2 % en Californie. Cet Etat vient de voter non aux six propositions présentées par Arnold Schwarzenegger la semaine dernière. Le gouverneur du premier Etat des Etats-Unis, qui serait la 7 ou 8e puissance économique mondiale s’il était indépendant et qui hébergent deux industries majeures (les technologies de l’information en pleine Silicon Valley et le cinéma, vecteur du Soft Power de l’Amérique dans le monde, va devoir prendre des décisions drastiques et et tailler dans le budget.
Parmi les 69% qui placent l’économie au premier rang de leurs préoccupations, quels sont principaux problèmes ? D’abord, l’économie en général pour 47% devant le chômage avec 17% et le manque d’argent (7%). Le déficit et la dette fédérales ne recueillent que 5%. Les autres problèmes cités (les impôts, l’inflation, la corruption dans les entreprises, la récession…) peuvent être considérés comme marginaux.
Dans un principe de fonctionnement qui ressemble à celui des vases communicants, la baisse des problèmes économiques entraine la hausse des problèmes non économiques qui passent à 48%, soit une hausse de 10% en deux points. Quatre sujets se détachent : la situation en Irak et la guerre en général (incluant l’Afghanistan), la santé et les problèmes connexes (prise en charge de soins, coût, remboursement…), le mécontentement face au gouvernement fédéral et l’éthique.
La relative importance attachée aux problèmes de la santé est assez surprenante : 9 % seulement des Américains mentionnent ce sujet parmi les plus importants. Etonnant lorsque l’on sait le montant des dépenses en matière de santé et, malgré ça, les millions d’Américains qui n’ont pas de couverture. Pour mémoire, ils étaient 31% en 1994 à mentionner la santé au rang des problèmes les plus importants.

Les 100 jours de Barack Obama
“Et oui, vous êtes bien, vous êtes très bien avec Barack Obama dont on va célébrer mercredi 29 avril prochain les 100 jours de présidence et oui déjà”. C’est ce qu’on aurait pu dire en paraphrasant Serge Moati présentant son émission Ripostes. De fait, les Américains sont plutôt satisfaits de leur président, jusqu’ici s’entend.
100 jours et pour puis après
Devant l’étendue de la tâche qu’il avait devant lui, faire un bilan au bout de 100 jours n’est-il pas dérisoire ? Il se trouve que parmi les expressions couramment employées à l’occasion d’élections présidentielles, celle des Cent Jours revient assez fréquemment indiquant que le nouvel arrivant doit, pendant cette période de grâce généralement de courte durée, lancer des réformes importantes avant de retomber dans la gestion des affaires courantes et de faire face à un effritement plus ou moins rapide du soutien populaire. Lire la suite »
Parlez-moi … d’économie !
Parlez-moi d’économie,
Redites-moi des choses positives.
Votre beau discours,
Mon cœur n’est pas las de l’entendre.
Pourvu que toujours
Vous répétiez ces mots suprêmes :
Tout espoir n’est pas perdu.
C’est ce que pourraient dire les Américains dans ce texte inspiré de la belle chanson Parlez-moi d’amour de Jean Lenoir qui date de 1930, en pleine grande crise. Les Américains veulent que Barack Obama leur parle de trois sujets : l’économie, l’économie et l’économie.
Trois américains sur quatre souhaitent en effet (sondage Gallup) que le président leur apporte des réponses sur les problèmes économiques, en autres, l’emploi, la situation financière et le plan de relance. Lire la suite »
Non, les Américains ne nous détestent pas !
Barack Obama a choisi le Canada pour sa première visite internationale. Ce qui n’est pas anormal tant les échanges entre les Etats-Unis et les Canada sont importants : 70 % des exportations canadiennes sont destinées aux Etats-Unis et 60% de leurs importations proviennent des Etats-Unis. Mais le Canada est aussi un voisin très proche tant sur le plan géographique que sur le plan culturel. A l’exception bien sûr des Québécois qui ont su garder une très forte personnalité et entendent farouchement préserver leur langue et leur culture… qui est aussi la nôtre. Et d’ailleurs, ils nous reprochent parfois de n’être pas assez vigilants sur ce plan pour nous aider à préserver la langue de Molière. Lire la suite »






