Mitt Romney : républicain ou très conservateur ?
Romney closed the debate tonight talking about his time as Massachusetts governor and his ability to “reach across the aisle.” Now that we’re so close to the election, Romney is trying to show how moderate he is, but that’s a big change in tune from a few months ago when we was trying to convince Americans he was “severely conservative.”
(Source :ThinkProgress.org)
What is worse than a republican?
Answer: A conservative republican.
What is worse than a conservative republican?
Answer: A severely conservative republican,
Comment se définissent les républicains, les démocrates et les indépendants ?
Républicains = conservateurs ; Indépendants = modérés et démocrates = liberals.
Trois égalités qui sont partiellement vraies même si la réalité est un peu plus complexe. Cette réalité peut se traduire de la manière suite :
- Les conservateurs sont largement majoritaires (72 %) chez les républicains ;
- Les modérés sont majoritaires chez les indépendants (43 %) ;
- Et les liberals représentent un groupe important (37 %) chez les démocrates (pas le plus important, mais c’est au sein des démocrates que l’on trouve la plus grande proportion de liberals).
C’est ce qui ressort d’une enquête réalisée par le groupe Gallup intitulée Conservatives Maintain Edge as Top Ideological Group révèle que le groupe des Américains qui se déclaarent conservateurs est le plus important avec 40 % de la population devant les démocrates avec 36 %. N’est-ce pas là un peu étonnant seulement un an après l’élection assez facile de Barack Obama ? En fait en 2008, lors de la dernière enquête de ce type, les deux groupes étaient à égalité avec 37 %. Lire la suite »
La troisième révolution américaine en marche
Le titre est tiré du livre de Jacques Mistral (1) et reprend un thème développé depuis quelques mois sur une nouvelle ère qui vient de s’ouvrir avec l’élection de Barack Obama et qui met un terme à près de trente années de libéralisme, de dérégulation et de moins d’état. La phrase de Reagan de son investiture « l’État n’est pas la solution à nos problèmes… L’État est le problème » était caractéristique de cette ère qui vient de se clore avec le départ de George W. Bush.
La crise va sans doute marquer un tournant majeur dans l’évolution des Etats-Unis et faire émerger un pays nouveau. Plus rien ne sera comme avant sous la conjugaison de deux phénomènes :
- la crise, elle-même, qui réduit considérablement la confiance que les américains accordent à leurs institutions financières et restaure celle qu’ils avaient perdu dans leur gouvernement ;
- l’évolution de fond de l’opinion américaine engendrée par l’arrivée des nouvelles générations (The Millennial Generation ou génération Y) et le changement démographique marquée par une poussée non démentie de l’immigration et le renforcement régulier des minorités, principalement des Hispaniques. Il faut avoir présent à l’esprit que la population américaine évolue très rapidement, beaucoup plus rapidement que celles des pays européens. En 2042, selon les projections de l’U.S. Census Bureau indiquent les Etats-Unis seront majority-minorities, c’est-à-dire que les minorités seront majoritaires. Lire la suite »
Les entreprises aux Républicains, le gouvernement aux Démocrates
Démocrates ou Républicains, c’est blanc bonnet, bonnet blanc. C’est sans doute ce que pensent nombre de Français. Et l’idée qu’on s’en fait de ce côté-ci de l’Atlantique, sur le plan économique, correspond assez bien à la réalité.
Les Républicains accordent leur faveur aux entreprises alors les Démocrates penchent plutôt du côté du gouvernement. Plus précisément, près de 2 Républicains sur 3 accordent leur confiance aux entreprises pour résoudre la crise et 72% des Démocrates pensent que le gouvernement est le mieux placé pour cela.
Globalement, 53% des Américains (à peu près la même proportion que ceux qui ont voté pour Barack Obama – Actuellement, les Américains sont majoritairement démocrates : Etre démocrate, c’est cool !) ont confiance dans leur gouvernement. Ce qui en cette période est assez remarquable tant Barack Obama et son Administration sont en première ligne, soutenus par un Congrès à majorité démocrate.
Bien sûr, certains commentateurs conservateurs comme Rush Limbaugh, n’hésite pas à déclarer que « les Etats-Unis s’engagent dans la voie du socialisme. L’idée a été défendue dans des journaux plus modérés comme Newsweek ou le Wall Street Journal.
Jusqu’où ne pas aller trop loin
Le gouvernement en fait-il trop ou devrait-il en faire plus ? Sur la première branche de l’alternative se portent 84% des Républicains, sur la seconde 65% des Démocrates. IL en résulte globalement que la majorité considère que le gouvernement ne doit pas en faire plus.
Sur une longue période, on voit néanmoins que les Américains ont une certaine suspicion de leur institution. La seule période où ceux qui pensaient que le gouvernement devait en faire plus était juste après le 11 septembre 2001. Cela correspond d’ailleurs à un moment où la popularité de George W. Bush était à son plus haut niveau. On sait ensuite ce qu’il en advenu. Avec une sortie quasi pathétique. Rappelons que George W. Bush s’était fait hué à deux reprises lorsqu’il a rejoint son hélicoptère à la fin de la cérémonie d’investiture de Barack Obama.
Rush Limbaugh : « I want him to fail ».
Où sont les conservateurs ?
On connaissait Pat Buchanan, cofondateur du magazine The American Conservative et cofondateur de la fondation paléo-conservatrice The American Cause. On ne connaissait moins sa sœur Bay Buchanan. Intervenant à la Conservative Political Action Conference qui se tient du 26 au 28 février à Washington, Bay Buchanan ne semble rien à avoir à envier à son frère et propose un message plutôt radical.
Après avoir dominés la scène politique pendant près de 30 ans, depuis l’élection de Ronald Reagan, les Républicains pourraient bien entrer dans une longue période de vaches maigres. On se souvient de la phrase devenue fameuse qu’il prononça lors de son discours d’investiture le 20 janvier 1981: « l’État n’est pas la solution à nos problèmes… L’État est le problème ». Alors qu’ils ont sacrifié l’Etat et le Welfare State sur l’autel de la concurrence et de la dérégulation, les Républicains ne semblent les mieux adaptés pour prendre la barre en ces temps où la situation requiert le retour de l’Etat.


