maison blanche

La nouvelle donne

Il y a 50 ans, la crise de Cuba

« Le nez de Cléopâtre s’il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé. » On connaît la remarque de Pascal dans les Pensées. C’est un peu avec cette remarque à la fois légère et profonde qui s’applique Fidel Castro qui aurait pu accepter une proposition de joueur de base-Ball que James G. Blight, président du Foreign Policy Development at the Centre for International Governance Innovation et  Professeur au Balsillie School of International Affairs présente le projet d’information The Armageddon Letters dont l’objectif est de faire la lumière sur la crise de Cuba qui a eu lieu il y a 50 ans et qui s’appuie sur la déclassification de nombre de documents secret Défense.

Que nous enseigne cette crise ? Une vérité simple mais ô combien grave : une guerre nucléaire est  possible. "Imaginez que l’arme nucléaire tombe dans les mains d’un fou comme nous en avons connus dans l’histoire comme Hitler",  explique James Blight. Concernant  cette crise, personne à Washington à Moscou ou à Washington ne souhaitait réellement une telle guerre. Et pourtant  un enchainement de situations et de décisions fondés sur des informations fausses ou inexactes pourrait y amener.

Ce projet va donner des informations inédites dans les mois à venir sur une période historique très importante et dont les dirigeants actuels peuvent encore tirer de nombreux enseignements.

 

 

27 septembre 2012 Publié par | Pages d'Histoire | , , , , | Poster un commentaire

Le tarissement de l’immigration mexicaine

L’immigration hispanique et plus spécialement mexicaine, est une des plus importantes données sociale et économique de l’histoire  des États-Unis depuis les années 70.  Pour certains, l’immigration mexicaine constitue une chance, pour d’autres un danger. Pour mieux contrôler les 3000 km de frontière qui séparent les deux pays, George W. Bush s’est lancé dans un projet  de construction d’un mur.

 

Aujourd’hui, les hispaniques constituent la plus importante minorité avec près de 15 % de la population, devant la minorité noire. Avec la crise qui touche encore plus lourdement ces deux minorités, l’immigration est en train de connaître un tournant historique. Après quatre décennies qui ont  amené quelque 12 millions d’immigrants mexicains dont grande majorité de manière illégale, la migration nette (le solde entre les mexicains arrivant aux États-Unis et ceux qui en partent) est quasiment nul entre 2005 et 2010 : 1,39 million de mexicain sont retournés aux États-Unis et 1,37 million sont arrivés aux États-Unis (sur la période 1995-2000, les chiffres étaient respectivement de 670 000 et 2,94 millions).

C’est ce qu’indique un rapport que vient de publier le Pew Hispanic Center intitulé Net Migration from Mexico Falls to Zero – and Perharps Less. Cette inflexion soudaine est liée à plusieurs facteurs : le ralentissement sur le marché du travail dans le secteur de la construction, la continuation du renforcement de la sécurisation de la frontière entre les deux pays, une montée des reconduites à la frontière, les dangers croissants associés en immigrant illégalement, la baisse de la natalité au Mexique et l’amélioration des conditions économiques au Mexique.

Les États-Unis ont plus d’immigrants en provenance du seul Mexique que n’importe quel pays en provenance tous les pays du monde. Environ 30 % de tous les immigrants actuels sont nés  au Mexique. Le pays qui vient après est la Chine (incluant Hong Kong et Taïwan) représente seulement 5 % de l’immigration mondiale. Sur les 1,4 million qui sont repartis au Mexique, 300 000 sont des enfants. Une partie non négligeable mais qu’il est difficile d’estimer ont été reconduits de force (entre 5 et 35 % selon le rapport).

29 avril 2012 Publié par | Général | , , , , | Poster un commentaire

New Deal : Quand les Américains étaient socialistes

Bien sûr, ce titre est  exagéré mais il traduit l’idée – mal perçue aujourd’hui – selon laquelle les Américains appelaient de leurs vœux les mesures mises en œuvre par le gouvernement fédéral d’alors emmené par un Franklin Roosevelt qui allait présider jusqu’à sa mort en 1945 pendant son quatrième mandat (un phénomène unique dans toute l’histoire des Etats-Unis). C’est  ce que révèle un très intéressant document publié par la Pew Research Center qui établit la comparaison des idées et des sentiments exprimés par les Américains à l’époque de la Grande Dépression et aujourd’hui pendant la crise actuelle.

Les résultats d’enquêtes d’opinion réalisées par l’institut Gallup en 1936 et 1937 (En fait l’American Institute of Public Opinion a été fondée par George Gallup en 1935 et est le précurseur de The Gallup Organization créée en 1958) montrent clairement que, malgré la sévérité de la crise d’alors, les citoyens Américains étaient  beaucoup plus optimistes que ceux d’aujourd’hui.

Rappelons d’abord que l’appellation Grande Dépression pointe une réalité que l’on a peut-être oubliée et qui nous ramène à une période où les gens – en moyenne – avaient la vie beaucoup moins facile qu’aujourd’hui. Cette période a été magnifiquement décrite par le roman de John Steinbeck et mise en scène dans le film avec Henri Fonda.

 


Ce passage nous ramène aux centaines de milliers de foreclosures (saisies) faites par les banques et par d’autres institutions qui se sont spécialisés dans cette activité de rapaces.

 

 

 

En 1933, année de la prise de fonction de FDR, le taux de chômage qui était à son maximum était évalué par l’économiste Stanley Lebugott à près de 25 % de la population active. Dit d’une autre manière plus parlante, un Américain sur quatre était donc sans emploi et donc la plupart du temps sans ressource. Trois ans plus tard, en 1936, il était encore à 17 %. En 1933, il restait à 14 %.

Aujourd’hui, au plus fort de la crise, le taux de chômage a atteint 10 %. Certains arguent qu’à ce chiffre il faudrait ajouter le chômage partiel, le cas des personnes qui sont au chômage mais ne cherchent plus d’emploi et ne sont plus comptabilisées dans les statistiques. Il y a aussi la population carcérale qui par définition est hors le circuit économique et qui  représente environ 0,7 et 0,8 % de la population totale, un chiffre considérable qui lorsqu’il est rapporté à la population est 7 à 8 fois supérieure à la situation que l’on connaît en France.

Toutefois, les difficultés extrêmes ne semblaient pas avoir entamé l’optimiste qui caractérise tant les Américains. En 1933, au plus dur de la crise, 50 % des Américains pensaient  que la situation s’améliorerait à horizon de 6 mois. Et près de 60 % d’entre eux considéraient qu’ils avaient plus d’opportunité que leurs parents. En gros, l’avenir serait plus radieux.

Aujourd’hui, la crise actuelle a largement écorné l’optimiste ambiant. 35 % (en gros 1 sur 3) seulement pensent que les conditions économiques seront meilleures en octobre 2011.

Ce que rappelle cet article est la différence de position des Américains sur le gouvernement fédéral et l’économie en général d’alors et d’aujourd’hui. Ces derniers temps, l’action énergétique de l’administration Obama pour faire face à la crise à susciter des réactions parfois excessives. Portées par les républicains et par les plus actifs d’entre eux, les Tea Parties, ces idées tournent autour de quelques thèmes simples : moins d’impôts, moins de gouvernement, moins d’intervention de l’Etat fédéral, moins d’aides sociales, plus de libertés individuelles dans tous les domaines y compris dans des domaines comme celui de la santé qui a conduit une proportion importante d’Américains a s’opposé à la réforme de l’assurance maladie, une réforme sur laquelle plusieurs présidents ont trébuché et que Barack Obama a mené à son terme.

Sur ce dernier point, 76 % des Américains interrogées à l’époque étaient favorables à fournir gratuitement des soins médicaux aux pauvres, un des objectifs majeurs poursuivis par la réforme d’Obama. Deux Américains sur trois sont favorables à la mise en œuvre de programme de sécurité sociale (au sens américain du terme).

Sur le plan économique, ils sont également favorables au contrôle public de la production et de la distribution électrique et de la fabrication d’armes de guerre. Et même concernant les banques, ils ne sont certes pas majoritaires mais quasiment aussi nombreux leurs opposants.

En revanche pour ce qui concerne les mouvements sociaux, ils restent très prudents, voire même hostile à certaines expressions comme l’occupation des lieux de travail (sit-down strikes) et qu’en cas de trouble, il faudrait faire appel à la police. Une courte majorité des Américains (51%) pensent déjà que les profits des grandes entreprises sont trop élevés. Que ne diraient-ils aujourd’hui s’ils voyaient que deux ans après la crise les banques recommencent à dégager des bénéfices considérables comme si rien ne s’était passé.

De même, sur le plan des libertés, ils présentent affirment des idées qui montrent le chemin parcouru concernant certaines idées : Limiter fortement les libérations conditionnelles des prisonniers, stériliser certains criminels… en revanche, concernant la peine de mort, ils étaient en grande majorité pour et ils le sont toujours. Les Etats-Unis sont le seul pays industrialisé où la peine de mort existe encore. Pour nuancer le propos, une quinzaine d’Etats ne pratiquent plus la sentence capitale.

18 décembre 2010 Publié par | Général | , , , , , | Poster un commentaire

Quite frankly, I am exhausted !

Dans une réunion de type Town Hall, Barack Obama a été soumis au feu des questions dont celle de Velma Hart, une femme qui avait pourtant voté pour lui, mais qui est « fatiguée » de le soutenir car elle ne voit pas la fin du tunnel et n’arrive plus à s’en sortir.

“I’m one of your middle class Americans. And quite frankly, I’m exhausted. Exhausted of defending you, defending your administration, defending the mantle of change that I voted for.

My husband and I have joked for years that we thought we were well beyond the hot dogs and beans era of our lives, but, quite frankly, it’s starting to knock on our door and ring true that that might be where we’re headed again, and, quite frankly, Mr. President, I need you to answer this honestly. Is this my new reality?”.

Face cette critique sévère, Barack Obama garde son calme et son sourire. Un exemple dont d’autres présidents pourraient prendre de la graîne.

Comme pour cette femme, l’économie et l’emploi sont les deux problèmes majeurs avec respectivement 33 et 28 %, loin devant les autres questions actuelles (Source : Gallup). En troisième position, c’est l’insatisfaction vis-à-vis du gouvernement avec 11% et le déficit du budget (7%). L’économie et l’emploi viennent en troisième position des problèmes depuis avril 2008, époque à laquelle c’était la guerre d’Irak qui constituait la préoccupation la plus importante.

La critique adressée à Obama

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22 septembre 2010 Publié par | Général | , , , , | Poster un commentaire

Vive le mensonge et vive la crise !

Après avoir fait appel à une call girl aux frais de l’entreprise pour des services n’ayant aucun rapport avec l’activité de l’entreprise et dissimulé les notes de frais afférentes, Mark Hurd a été démissionné par le conseil d’administration d’HP et est parti avec un pactole de 34 millions de dollars. Au lieu de se faire oublier quelque temps, il s’est fait embauché par Larry Ellisson qui en profitait pour faire un joli pied de nez à HP, le patron d’Oracle ayant déclaré que ce licenciement a été la plus grosse bêtise depuis qu’Apple avait limogé Steve Jobs.

HP a riposté immédiatement en engageant une action juridique contre Mark Hurd arguant du fait qu’il ne pouvait logiquement exercer son activité sans divulguer des informations confidentielles. « Malgré avoir été payé des millions de dollars en salaire, actions et stock options en échange d’un contrat de confidentialité afin de protéger des informations confidentielles et des secrets industriels pendant son mandat (…) Mark Hurd met ces informations en péril ».

Dans l’introduction de la plainte (Pour accéder au document), les cabinets d’avocat chargé de cette affaire citent un article du magazine Computerworld selon lequel « le fait qu’Oracle embauche quelqu’un connaissant finement  la stratégie d’HP, ses marchés et ses clients est un avantage important ». Un analyste indépendant, également cité dans l’article, considère que « connaître les comptes Sun qui seront en priorité visés par HP et ceux qui sont les plus vulnérables parmi les grandes entreprises pourra être très utile ».


L’affaire de Mark Hurd est symptomatique d’un comportement de pratiques qui semblent malheureusement se généraliser ; Dans un climat qui, crise ou pas crise, leur est toujours plus favorable. Le rapport que vient de publier l’Institute for Policy Studies intitulé Executive Excess 2010 : CEO Pay and the Great Recession ne peut que laisser perplexe. Selon cette étude, les CEO des 50 entreprises qui ont licencié le plus ont, malgré la crise, empoché 12 millions de dollars en 2009, soit 42 % de plus que la moyenne des émoluments reçus par les CEO des 500 entreprises du S&P. Et Mark Hurd fait parti de ce groupe d’ « élite ». Selon le magazine Forbes, les 500 premières entreprises américaines ont supprimé près de 700 000 emplois entre novembre 2008 et avril 2010. Plus des trois-quarts de ces licenciements – 530 000 exactement – sont le fait de 50 entreprises. Les opérateurs télécom ont été particulièrement « actives » avec près de 44 000 licenciements par AT&T, Verizon et Sprint Nextel.

« Je suis étonné de voir que toutes ces affaires ignorent le fait c’est un type qui a décidé de la suppression de 30 000 emplois ces dernières années, tout en empochant quelque 20 millions de dollars chaque année », expliquait Sarah Anderson, auteur de l’étude (cité par Bill Snyder dans un article du magazine Infoworld intitulé Take a lesson from Hurd: It pays to break the rules when you’re the boss.

La grande majorité des entreprises (72 %) ont annoncé des suppressions d’emplois massives au  moment où elles annonçaient des bénéfices largement positifs, rapporte l’étude qui confirmerait l’idée que, pendant la Grande Récession qui secoue les Etats-Unis, « les grandes entreprises réduisent les effectifs pour doper les résultats financiers et continuer à payer grassement les CEO ».

Certes, les revenus des CEO des 50 plus grandes entreprises américaines ont légèrement  régressé en 2009 (de 9,2 M$ en moyenne en 2008, ils sont tombés à 8,5 M$ en 2009), mais ils n’ont fait qu’augmenté régulièrement sur le long terme : x2 par rapport à 1990, x4 par rapport à 1980 et x8 sur l’ensemble du 20e siècle.  A l’inverse, les salariés ont vu leurs revenus baissé depuis 1970. A cette époque, rappelle l’étude, le rapport entre le salaire moyen et celui des CEO était de 30, aujourd’hui il serait de 263.

Mais peut-être plus grave, HP symbolise une autre tendance plutôt fâcheuse selon laquelle les entreprises trouvent tous les moyens pour ne pas payer les taxes qu’elles devraient payer. Selon les règles financières actuelles, les entreprises américaines doivent payer 35 % de taxes sur leur profit. Sur les 50 entreprises qui ont licencié le plus, 2 seulement se sont acquitté de ce taux et la plupart ont payé largement moins selon  une analyse de l’Institute for Policy Studies. En 2005, HP avait payé 47 millions de dollars d’impôts sur les bénéfices, soit environ 2 % du bénéfice net, très loin des 35 % réglementaires. Comme de nombreuses sociétés, HP est enregistré depuis 1988 en tant que société commerciale dans le Delaware, un état qui joue un peu le rôle de paradis fiscal aux Etats-Unis. Plus de la moitié des 500 plus grosses fortunes et plus de 40 % des sociétés cotées à la Bourse de New York y sont domiciliées.

15 septembre 2010 Publié par | Général | , , , , , | Poster un commentaire

La Californie à la croisée des chemins

Article écrit fin avril 2010

Tous les États des États-Unis connaissent depuis quelques mois de grandes difficultés, notamment en raison de l’effondrement des recettes fiscales. Selon le Center on Budget and Policy Priorities (CBPP), un think tank qui se présente comme non partisan, la moyenne nationale des déficits budgétaires des Etats prévus pour l’année 2010 s’établit à 28 %, résultat de cinq trimestres consécutifs de diminution d’impôts. Evidemment certains états sont plus touchés que d’autres et trois d’entre eux affichent un déficit budgétaire supérieur à 50 % : le Nevada (50,3%), l’Arizona (52,2%) et la Californie (56,2%). Il est à remarquer d’ailleurs que ces trois États sont tous situés à l’extrême Ouest du pays et ont des frontières communes. Mais il ne s’agit là que d’un hasard de la géographie et les raisons de leurs difficultés sont spécifiques. Le Nevada par exemple est frappé du syndrome espagnol de l’effondrement de l’immobilier dont les prix ont baissé de 50 % depuis 2006. Le pari de porter l’industrie du jeu à un niveau de gigantisme jamais atteint va donc devoir être sérieusement revu à la baisse. Quant aux mesures de rigueur proposées par le gouverneur républicain Jim Gibbons, elles n’ont rien à envier à celles décidées par le gouvernement grec.

Au passage, la situation des collectivités locales – municipalités ou comtés – n’est pas meilleure. La ville de Harrisburg est en quasi cessation de paiement. La capitale de l’Etat de Pennsylvanie affiche une dette de 600 millions de dollars et envisage de se placer sous la protection du chapitre 9 de la loi sur les faillites réservées aux municipalités. Cette facilité lui permettrait de se protéger et de renégocier ses dettes. Une telle situation est extrême mais pas si rare. De 1970 à 2009, une cinquantaine de collectivités ont du recourir à une telle procédure dont deux assez médiatisées en Californie : le comté d’Orange dans le sud de Los Angeles en 1994 et la ville de Vallejo en mai 2008. Située au Nord de San Francisco et forte de 117 000 habitants, cette dernière est la ville la plus importante de Californie à avoir pris une telle initiative. Elle allait se retrouver au début de son exercice fiscal avec un déficit de 16 millions de dollars, sans aucune réserve et se trouvait dans l’incapacité de payer les retraites de ses fonctionnaires. Lire la suite »

4 juillet 2010 Publié par | Général | , , , , | Poster un commentaire

Berkeley, le laboratoire de la diversité remis en question ?

Le nombre d’Américains d’origine asiatique inscrits en Freshman year (la première année) (1) à UC Berkeley (la plus prestigieuse des 10 universités qui font partie du système de l’université de Californie) a atteint dans l’année 2006/07 la proportion de 46 % portant la proportion globale sur les quatre années à 41 %. Mais globalement, les étudiants asiatiques ne font traditionnellement pas partis de ceux bénéficiant de la politique d’Affirmative Action. Il s’agit plutôt des Hispaniques et des Noirs ou encore des étudiants appartenant à des catégories sociales modestes.

Même depuis 1996, date à laquelle la politique de l’Affirmation Action a été bannie en Californie, les dix campus de l’université de Californie dont la prestigieuse Berkeley ont continué à faire en sorte de favoriser l’inscription d’étudiants appartenant à des minorités notamment les Noirs et les Hispaniques. Ces derniers représentent seulement 15 % des étudiants en première année alors qu’ils représentent 40 % de la population californienne.

Mais globalement, la composition des promotions pourrait être amenée à changer dans les années qui viennent et cela pour deux raisons. D’abord parce que les frais de scolarité ont été multipliés par trois sur la dernière décennie et ils devraient franchir pour la première fois la barre des 10 000 dollars à la rentrée prochaine. La raison est la forte diminution de l’aide de l’Etat de Californie qui est dans une période de déficit comme elle en a rarement connu. Pour  pallier ce manque à gagner, l’administration de l’université pourrait favoriser l’entrée des étudiants non résidents de Californie qui paieront un prix plus comparable à celui d’une université privée. Dans les plans, la proportion d’étudiants non californiens pourraient passer de 12 à 23 %.

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29 novembre 2009 Publié par | Général | , , , , | Poster un commentaire

L’Université de Californie bousculée par la crise

L’University of California est sans doute l’un des plus importants systèmes universitaires publics des Etats-Unis avec plus de 225  000 étudiants sur 10 campus et l’une des plus grandes réussites. A une tendance de fond selon laquelle les dépenses publiques ont été réduites de 40% sur les 20 dernières années, s’est ajoutée la crise que traverse l’Etat de Californie.

Lors du référendum sur les 6 propositions soumises par Arnold Schwarzenegger (La Californie ingouvernable (1ère partie)), les citoyens ont opposé leur refus et ont ainsi mis à mal le plan de sauvegarde du gouverneur républicain. De telle sorte que l’Etat va devoir faire face à un déficit inédit pour lequel il est vraisemblable de que le gouvernement fédéral devra apporter une aide – le mot consacré actuellement est celui de bail-out – car il est évident que l’état le plus peuplé qui serait la 8e puissance économique mondiale s’il était indépendant ne peut déposer le bilan.

14 juin6 Lire la suite »

14 juin 2009 Publié par | Général | , , , | Poster un commentaire

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