maison blanche

La nouvelle donne

Les républicains n’ont pas les yeux de Chimène pour Hillary Clinton

Après un fils qui succède à son fils (il y eu le cas très connu de George W. Bush qui a été président comme son père, il y eut celui aussi connu de John Quincy Adams – 6e président – qui fut président après son père qui en fut le 2e), verra-t-on une femme devenir président après que son époux l’a été. C’est tout à fait possible avec Hillary Clinton dont les médias se font de plus en plus l’écho pour une possible candidature alors que l’intéressée n’a pas été assez imprudente pour le déclarer deux et demi avant la prochaine élection. Cette candidature est tout à fait vraisemblable et l’intéressée aurait de bonnes chances d’être choisie par son parti avant d’être élu. Lire la suite »

10 juin 2013 Publié par | Elections 2016 | , , | Poster un commentaire

La NRA garde une image positive auprès des Américains

Malgré les interventions médiatiques de son CEO Wayne LaPierre (conférence de presse, interview à l’émission politique dominicale Meet The Press), la NRA, principale association de défense du droit de détenir des armes à feu, garde une image positive auprès des Américains : 54 %, un niveau qui reste élevé sur les 20 dernières années, même s’il ne situe pas à un pic.

Cette question du droit de détenir des armes à feu reste très discriminante selon l’attachement au parti politique : 83 % des républicains partagent cette image positive du lobby contre seulement 36 % pour les démocrates. Une fracture importante existe entre les deux grands partis : 71 % des républicains sont favorables à la détention d’armes à feu contre 40 % (un niveau assez élevé) pour les démocrates.

Le massacre de Newtown n’a donc pas changé en profondeur l’opinion des Américains sur ce sujet. Ce sera peut-être là le début de solution à ce difficile problème.

28 NRA1

28 NRA2

 

28 décembre 2012 Publié par | Général | , , , | Poster un commentaire

Le Sénat sous haute turbulence

Les médias se concentrent largement sur l’élection présidentielle, mais l’échéance 2012 est aussi l’occasion de renouveler la totalité de la Chambre des Représentants et le tiers du Sénat (33 sièges exactement), sans parler des multiples fonctions locales (juge, shérif…) ainsi que de voter sur des thèmes de sociétés. Par exemple, plusieurs états se prononceront  sur les mariages des homosexuels.

Alors que Barack Obama avait commencé son mandat avec la fameuse « supermajorité » des 6à sièges qui permettait d’éviter les écueils de la procédure d’obstruction des républicains (le fameux Filibuster), la vague rouge des élections du midterms avait singulièrement raboté cette majorité pour la ramener à 53 sièges. Sur les 33 sièges en jeu, 23 sont des sénateurs démocrates, 10 sont des républicains et 2 des indépendants.

Selon le New York Times, 47 sièges seraient assurés aux démocrates (30 dont le siège n’est pas en jeu, 10 qui sont solid, 7 leaning) et 45 sièges reviendraient aux républicains (37 qui ne sont pas soumis au vote, 5 solid). Resterait donc 8 sièges en balance : Indiana, Maine, Massachusetts, Missouri, Montana, Nevada, Virginie, Wisconsin.

Pour Nate Silver sur son blog FiveThirtyEight hébergé par le New York Times, la situation devrait restée inchangée et les démocrates devraient garder la majorité avec une très forte probabilité, peut-être un siège de moins pour les démocrates, ce qui ne changerait grand-chose à la situation.

Dans l’hypothèse où Barack Obama serait réélu, il se retrouverait donc dans un environnement politique comparable car il est peu probable que les républicains modifient leurs comportements d’obstruction quasi systématique, ce qui n’augure pas d’un  deuxième mandat très actif. A moins que le président change sa manière de gouverner. C’est l’opinion d’un article publié dans le magazine TheDailyBeast intitulé President Obama’s Executive Power Grab, The Obama power play that could forever change the way Washington works.

Class I – Senators Whose Term of Service Expire in 2013

Class I terms run from the beginning of the 110th Congress on January 3, 2007, to the end of the 112th Congress on January 3, 2013. Senators in Class I were elected to office in the November 2006 general election, unless they took their seat through appointment or special election.

Democrats Republicans
Akaka, Daniel K. (D-HI)
Bingaman, Jeff (D-NM)
Brown, Sherrod (D-OH)
Cantwell, Maria (D-WA)
Cardin, Benjamin L. (D-MD)
Carper, Thomas R. (D-DE)
Casey, Robert P., Jr. (D-PA)
Conrad, Kent (D-ND)
Feinstein, Dianne (D-CA)
Gillibrand, Kirsten E. (D-NY)
Klobuchar, Amy (D-MN)
Kohl, Herb (D-WI)
Manchin, Joe, III (D-WV)
McCaskill, Claire (D-MO)
Menendez, Robert (D-NJ)
Nelson, Ben (D-NE)
Nelson, Bill (D-FL)
Stabenow, Debbie (D-MI)
Tester, Jon (D-MT)
Webb, Jim (D-VA)
Whitehouse, Sheldon (D-RI)
Barrasso, John (R-WY)
Brown, Scott P. (R-MA)
Corker, Bob (R-TN)
Hatch, Orrin G. (R-UT)
Heller, Dean (R-NV)
Hutchison, Kay Bailey (R-TX)
Kyl, Jon (R-AZ)
Lugar, Richard G. (R-IN)
Snowe, Olympia J. (R-ME)
Wicker, Roger F. (R-MS)
Independents
Lieberman, Joseph I. (ID-CT)
Sanders, Bernard (I-VT)

(Source :US Senate)

1 novembre 2012 Publié par | Elections 2012 | , , , | Poster un commentaire

Obama élu… en France !

On serait tenté d’établir un parallèle entre d’un côté le parti républicain américain et la droite française et de l’autre le parti démocrate et la gauche. Et pourtant, Barack Obama suscite en France une forte adhésion qui transcende les partis. Le 7 octobre, Alain Juppé s’était déclaré en faveur du candidat président (Alain Juppé vote Obama). Ce matin, Jean-Marc Ayrault, a lui aussi déclaré à la matinale de France Inter que s’il était en mesure de voter, « il choisirait Barack Obama, même si on attend de l’audace de le part du futur président des Etats-Unis. Je vais vous donner un exemple » poursuivait le Premier ministre : « Si Barack Obama est élu, il faut absolument qu’il mettre tout en œuvre pour résoudre le conflit Israélo-Palestinien qui dure depuis trop longtemps et génère trop d’insécurité et de souffrance dans la région ».

Mais à l’évidence, le parallélisme ne fonctionne pas (A lire à ce sujet, l’intéressant article Républicains qu’un océan sépare par Roger-Pol Droit).

 

Que peut-on déduire de ces deux votes virtuels d’un représentant  de la droite et d’un représentant de la gauche ? Que si les Français élisaient le président américain, Barack Obama renouvellerait son bail de 4 ans à la Maison Blanche avec une majorité de 60 %, peut-être plus. Cela tient sans doute à sa popularité, mais aussi à son positionnement politique. Sur le théâtre français, Barack Obama se situerait plutôt au centre (plutôt gauche que droit) mais il est resté suffisamment modéré (même si les membres du Tea Party le traite de socialiste) pour attirer à lui une partie importante de la gauche et de la droite française.  On se souvient à cet égard du livre de Giscard d’Estaing : 2 Français sur 3 publié en 1984. Un objectif qu’il avait partiellement atteint en 1974 avant d’énoncer ce programme mais qu’il n’a jamais été en mesure de valider ensuite pour revenir au plus haut niveau de l’Etat.

L’élection de 1974 fut déjà une belle performance.  Depuis le Centre et ses divers avatars n’ont jamais réussi à s’imposer sur la scène politique. Et La fusion-acquisition entre l’UMP et l’UDF relevait plutôt de l’annexion du second par le premier. D’ailleurs, au premier revers – l’échec de Nicolas Sarkozy – l’UDI, en troquant le F pour française de l’UDF pour le I d’indépendant en est une éclatante illustration. Opportunité ? Sans doute. Renaissance ? Vraisemblablement. Mégalomanie ? Peut-être si l’on en croit le commentaire de Jean-François Copé selon lequel la naissance de l’UDI lui fait penser à la Fable de la Fontaine « La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Bœuf ». Le secrétaire général de l’UMP n’a pas indiqué s’il prédisait la fin de la fable à l’UDI.

L’Astérix de la politique française, alias François Bayrou a certes réussi à capter plus de 18 % de voix en 2007 pour retomber cinq ans plus tard à un étiage inférieur aux deux chiffres. Ce qui validerait plutôt la stratégie de Jean-Louis Borloo de placer le Centre au Centre droit et se présenter comme un supplétif indépendant et de poids de l’UMP.

Le centre n’aurait donc d’existence que lorsqu’il est ancré sur l’un des deux côtés de l’échiquier politique, de préférence du côté droit, et qu’il serait arrimé à un « grand frère ». Ou alors de n’avoir qu’une existence virtuelle ou par défait, un peu à l’image des indépendants américains qui constituent le parti de ceux qui ne souhaitent pas adhérer à l’un des 2 partis majeurs. Si elle donne une certaine liberté, cette existence par défaut n’est pas enthousiasmante ni très motivante. Avec le risque de confondre Centrisme et indécision. « Ce n’est pas girouette qui tourne, c’est le vent », avait déclaré Edgard Faure.

24 octobre 2012 Publié par | Général | , , , , | Un commentaire

Elections du Sénat à haut risque

Suite aux élections de mi-mandat de 2010 qui fut une bérézina pour l’équipe en place, les démocrates possèdent actuellement une très courte majorité, 51 Sénateurs seulement. Cette majorité n’empêche pas les Républicains de faire de l’obstruction, notamment  par voix de filibuster.

Sur les 33 Sénateurs qui se représentent  aux élections de novembre : 21 sont démocrates, 10 sont républicains et 2 sont Indépendants. Les démocrates ont donc beaucoup plus à perdre et tous saufs sûrs de conserver la majorité.

Selon les projections du New York Times (voir ci-dessous), les démocrates ont des chances non négligeables de perdre la majorité (simple) au Sénat, ce qui compliquerait la vie de Barack Obama s’il était réélu.

Could switch to Democratic
States held by a Republican, but rated as

Tossup
Maine
Massachusetts
Nevada

Could switch to Republican
States held by a Democrat, but rated as

Leaning Republican
Nebraska
North Dakota

Tossup
Missouri
Montana
Virginia
Wisconsin

Senators of the 112th Congress

Démocrates

Républicains

  1. Akaka, Daniel K. - (D – HI)
  2. Bingaman, Jeff - (D – NM)
  3. Brown, Sherrod - (D – OH)
  4. Cantwell, Maria - (D – WA)
  5. Cardin, Benjamin L. - (D – MD)
  6. Carper, Thomas R. - (D – DE)
  7. Casey, Robert P., Jr. - (D – PA)
  8. Conrad, Kent - (D – ND)
  9. Feinstein, Dianne - (D – CA)
  10. Gillibrand, Kirsten E. - (D – NY)
  11. Klobuchar, Amy - (D – MN)
  12. Kohl, Herb - (D – WI)
  13. Manchin, Joe, III - (D – WV)
  14. McCaskill, Claire - (D – MO)
  15. Menendez, Robert - (D – NJ)
  16. Nelson, Ben - (D – NE)
  17. Nelson, Bill - (D – FL)
  18. Stabenow, Debbie - (D – MI)
  19. Tester, Jon - (D – MT)
  20. Webb, Jim - (D – VA)
  21. Whitehouse, Sheldon - (D – RI)
  1. Barrasso, John - (R – WY)
  2. Brown, Scott P. - (R – MA)
  3. Corker, Bob - (R – TN)
  4. Hatch, Orrin G. - (R – UT)
  5. Heller, Dean - (R – NV)
  6. Hutchison, Kay Bailey - (R – TX)
  7. Kyl, Jon - (R – AZ)
  8. Lugar, Richard G. - (R – IN)
  9. Snowe, Olympia J. - (R – ME)
  10. Wicker, Roger F. - (R – MS)

(Source : U.S. Senate)

Indépendants
Lieberman, Joseph I. - (ID – CT)
Sanders, Bernard - (I – VT)

22 août 2012 Publié par | Elections 2012 | , , , , | Poster un commentaire

Polarisation aux Etats-Unis

Les démocrates approuvent Barack Obama et les Républicains le rejettent. Telle est la situation résumée en une phrase de la situation politique aux Etats-Unis depuis qu’Obama est installé à la Maison Blanche. Et les démocrates l’approuvent un peu moins et les Républicains le rejettent  un peu plus.
La situation est aussi simple ? Sans doute pas par que la proportion des indépendants est plus importante aujourd’hui qu’il y a 3 ans et qui ont donc une influence croissante.

 

 

28 janvier 2012 Publié par | Général | , , , , , | Poster un commentaire

No more tax… cut !

D’où les leaders républicains tiennent-ils cette idée fixe qui leur sert d’Alpha et d’Omega selon laquelle la seule voie possible est de réduire les dépenses publiques et ne pas augmenter les taxes, voire les réduire ? A l’occasion de la campagne, les 8 candidats en liste n’arrêtent pas de la répéter espérant que la bonne vieille méthode du docteur Coué fasse son effet, c’est-à-dire la transforme en vérité absolue. Abordant le sujet, les conservateurs n’ont pas peur d’utiliser des termes excessifs comme lutte des classes (class warfare) pour connoter la mesure et effrayer le « bon peuple ».

Une nouvelle enquête réalisée par l’institut Gallup corrobore les précédentes montre qu’elle n’est pas partagée par une très grande majorité : 70 % des Américains sont favorables à la suppression de niches fiscales accordées à nombre d’entreprises et 66 % approuvent une augmentation des impôts sur les personnes et les familles gagnant respectivement plus de 200 000 dollars et 250 000 dollars par an.

 

Au moment où Barack Obama vient de dévoiler son nouveau plan pour créer des emplois dont une partie concerne l’augmentation des impôts,  mesure baptisée de Warren Buffett tax suite à de multiples déclarations de ce dernier  où il indiquait qu’il ne trouvait pas normal que sa secrétaire paye plus d’impôts que lui (proportionnellement à ses revenus bien sûr). A ce jour rien n’indique que ce projet de loi transmis le 8 septembre dernier soit mis en débat au Congrès.

Il ne surprendra personne que les démocrates soient largement favorables à ces deux mesures (respectivement 86 et 85 %), mais même sur la première mesure concernant une augmentation des taxes aux entreprises en supprimant des niches fiscales est approuvé par une majorité de Républicains. Concernant la seconde – augmentation des riches pour simplifier -, ils ne sont plus que 41 %.

21 septembre 2011 Publié par | Général | , , , , | Poster un commentaire

Petit cours de politique

Le Daily Show propose un petit cours de politique et explique les fondamentaux des partis républicains et démocrates et aussi du tout nouveau mouvement du Tea Party. Sur un ton humoristique qui caractérise la chaîne de TV.

Lire la suite »

3 septembre 2011 Publié par | Général | , , , | Poster un commentaire

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