maison blanche

La nouvelle donne

Les Américains entre économie et environnement

9 Gallup logoPour la 5e année consécutive, plus d’Américains se déclarent préoccupés par les questions d’économie que par celles concernant l’environnement : 48 % contre 43 %. On est loin des années 2000 où l’environnement l’emportait largement sur l’économie : 67 % contre 28 %. Evidemment, la crise est passée par là. Cette évolution n’est donc pas très surprenante. L’orientation politique est un facteur discriminant, les démocrates sont beaucoup sensibles aux problèmes d’environnement que les républicains. Lire la suite »

9 avril 2013 Publié par | Général | , , | Poster un commentaire

Le Dow au plus haut, keep up with the Jones

7 Dow3Après avoir gagné 125 points ce mardi 6 mars 2013, le Dow Jones a donc refait tout le terrain perdu depuis le 9 octobre 2007 en atteignant le sommet de 14 253,77 points, nouveau record de tous les temps jusqu’à ce qu’il soit à nouveau battu. Et les analystes pensent que la bourse américaine devrait continuer à monter. Cette situation reflète une bonne santé des grandes entreprises américaines qui font de copieux profits. Mais cela ne se transforme pas complètement sur le terrain de l’emploi avec des embauches relativement modestes. Toutefois, sur le marché de l’emploi en général, la situation de l’emploi s’améliore avec d’excellents chiffres en mars dernier. A signaler que depuis cette date, la société Kraft a été UnitedHealth Group le 24 septembre 2012. Lire la suite »

7 mars 2013 Publié par | Général | , , , | Poster un commentaire

L’économie, le déficit fédéral et le gouvernement, trois premières préoccupations des Américains

Quatre problèmes majeurs préoccupent particulièrement les Américains : la situation économique, le déficit du gouvernement fédéral, l’insatisfaction de ce même gouvernement fédéral et enfin le chômage. Ces quatre problèmes se détachent assez sensiblement des autres problèmes selon le dernier sondage de l’institut Gallup. Lire la suite »

15 janvier 2013 Publié par | Général | , , , | Poster un commentaire

Europamérique : une zone intégrée à consolider

On a beaucoup parlé de Chinamérique, un couple désormais inséparable dans lequel les Etats-Unis constituent un débouché indispensable pour les produits chinois et où la Chine est désormais le premier créancier de l’Amérique. Mais on devrait parler tout autant de l’Europamérique, une zone dans laquelle chaque membre est tout autant indispensable à l’autre. D’ailleurs, on a bien vu l’intérêt porté par les Etats-Unis depuis la zone de l’euro car une Europe en crise  a des répercutions très importantes sur le dynamisme de l’économie américaine.

Aucune zone dans le monde n’est aussi intégrée. Les deux zones économies génèrent  près de 5 000 milliards de dollars d’échanges commerciaux par an et emploient 15 millions de salariés sur les deux rives de l’Atlantique.

Alors qu’elle ne compte que 12 % de la population mondiale, la zone Europamérique représente près de 50 % du PIB mondial. L’économie de chacune des deux zones pèse deux fois plus lourd que l’économie chinoise.

L’économie transatlantique des deux pays représente les deux tiers des actifs financiers des banques mondiales, les trois-quarts des services financiers.

Le Center for Transatlantic Relations de l’Université John Hopkins vient de publier son rapport annuel sur les échanges entre les deux zones économiques.

Les Etats-Unis en Europe

L’Europe représente 56 % des investissements directs des Etats-Unis (la Chine est en 12e position derrière la Belgique) ;

En 2011, ces investissements représentent quelque 200 milliards de dollars. D’ailleurs la fracture n’est pas ici entre l’Europe du Nord et du Sud : les investissements ont largement  augmenté en Allemagne, mais aussi en Espagne alors qu’ils ont considérablement baissé en Italie, en Belgique et en Royaume-Uni.

Depuis 2000, Les investissements directs dans les BRIC sont inférieurs à ceux en Irlande et de représentent que 7 % des investissements en Europe

Depuis 2000, les firmes américaines ont investi plus en Hollande qu’en Amérique centrale et du Sud, au Moyen-Orient et en Afrique.

58 % des actifs des entreprises américaines sont en Europe

Les ventes des filiales américaines en Europe représentent 52 % de l’ensemble des filiales américaines.

L’Europe aux Etats-Unis

Les Etats-Unis représentent 72 % des investissements directs de l’Europe ; De nombreuses entreprises européennes ont réduit leur présence aux Etats-Unis suite à la crise des dettes souveraines forçant les banques à augmenter leur capital sur leur marché intérieur en vendant des actifs à l’étranger : les chiffres sont sans appel : Norvège (-299%), UK (-135%), France et Irlande -86 %), Suède (-59%) et même Allemagne (-20%) ;

En 2011, ces investissements représentent 120 milliards de dollars à comparer aux 173 milliards en 2010 (92 mds$ en 2009) ;

En novembre 2011, certes la Chine détenait 24 % de la dette étrangère en bons du Trésor US, mais le Japon et l’Europe en détiennent 22 % chacun ;

Les filiales étrangères présentes aux Etats-Unis ont réalisé un chiffre d’affaires de 633 milliards de dollars ; les filiales européennes en représentent les deux tiers. A elles seules, les filiales britanniques pèsent un quart et allemandes, un cinquième.

Pour en savoir plus

29 novembre 2012 Publié par | Général | , , | Poster un commentaire

Quelles sont les préoccupations des Américains à l’aube du 2e mandat de Barack Obama ?

Restaurer l’économie et améliorer le marché de l’emploi constituent pour les Américains la priorité n°1 pour Barack Obama au début de ce son second mandat. 95 % d’entre eux la considèrent comme extrêmement ou très importante selon un sondage réalisé par l’institut Gallup (il faut préciser que les 12 préoccupations ont été listées dans le questionnaire). Sur ces deux fronts, on constate une certaine amélioration. Les prévisions de croissance pour 2013 et 2014 sont encourageantes tout comme l’évolution de la situation de l’emploi. Selon les chiffres du BLS (mis en doute de manière très controversée par l’ancien patron de GE Jack Welch),  le taux de chômage était de 7,9 % en octobre, un niveau élevé pour les Etats-Unis qui créé des situations individuellesdélicates dans la mesure où le filet de protection sociale est nettement moins avantageux qu’en Europe.

Ce qui n’empêche pas les Américains d’être très attachés à l’existant, en particulier la « Social Security » (système de retraite) et Medicare (système d’assurance maladie pour les plus de 65 ans). Deux systèmes mis en place sous des mandats de présidents démocrates (Roosevelt pour le Social Security Act (1935) et Johnson pour le second en 1965 – Congress created Medicare under Title XVIII of the Social Security Act)

Ces systèmes sont fragilisés par la situation économique difficile et par l’augmentation de la durée de la vie (qui est  négative lorsqu’elle est présentée ainsi alors que c’est une bonne nouvelle d’autant qu’il ne s’agir de vieillir, mais de vieillir en bonne santé). Malgré le dénigrement de certains politiques républicains pour qui ces systèmes (tout comme l’Obamacare) vont à l’encontre de la responsabilité individuelle, ces systèmes de protection sociale bénéficient d’une large adhésion de la population. Cette idée avait été bien résumée par Bill O’Reilly après le résultat des élections : Barack Obama a été élu « by the people who want stuff ». Et elle s’inscrit dans la méfiance inconditionnelle qu’ils manifestent à l’égard du gouvernement fédéral.

Les trois préoccupations les moins présentes dans l’esprit des Américains sont l’augmentation des impôts pour les ménages dont les revenus dépassent 250 000 dollars par an (2 % de la population), une mesure pour laquelle Barack Obama reste inflexible dans le grand « bargain » avec les Républicains à propos de la « fiscal cliff », offrir des possibilités de régularisations  pour les immigrants illégaux et réduire les dépenses militaires qui vient assez loin en dernier.

Certaines de ces préoccupations font l’objet d’un large consensus entre républicains et démocrates, par exemple, par exemple restaurer l’économie et améliorer la situation de l’emploi, simplifier le système fiscal et éliminer les niches, réduire l’indépendance énergétique ou encore empêcher l’Iran de développer l’arme nucléaire.

Sans grande surprise, d’autres divisent largement les deux camps comme augmenter les impôts pour les ménages gagnant  plus de 250 000 dollars par an. D’ailleurs, ce sujet avait été un point d’opposition radicale entre Barack Obama et Mitt Romney.

Mais concernant deux autres sujets – le réchauffement climatique et le coût des études supérieures -, la différence entre les deux camps est pour le moins surprenante, voire incompréhensible. Dit d’une autre manière plus partisane, la position des Républicains est déroutante.

D’abord, le changement climatique. Ils ne sont que 20 % (les démocrates sont 79 %) à penser qu’il faut s’atteler à ce problème pourtant si préoccupant et touchant la planète entière. Peut-être considèrent-ils qu’une telle prise de position équivaut à l’interdiction de l’exploitation de nouvelle forme d’énergie comme les gaz ou le pétrole de schiste. Cela ne tient pas vraiment à l’analyse puisque les Etats-Unis ont lancé ce type d’exploitation depuis plusieurs années. Où à une remise en cause du mode de vie des Américains (George W. Bush l’avait clairement exprimé au  moment du renouvellement des accords de Kyoto).

L’autre différence est encore plus étrange et concerne le coût des études supérieures : 89 % des démocrates pensent ce sujet très important contre seulement 55 % des républicains. Et pourtant, l’explosion du coût des universités met en danger ce qui constitue une force des Etats-Unis. Et le montant de la dette contractée par les jeunes diplômés a atteint des sommets et deviendra critique pour nombre d’entre eux dans plusieurs années. Sans parler des universités privées à but lucratif dont le système de prêt aux étudiants peut être comparé aux méthodes des banques avec les subprimes. « Empruntez sans vous préoccuper de savoir si  un jour vous pourrez rembourser », tel est le message que certaines de ces universités essayent de faire passer.

Le montant moyen de la dette pour un jeune diplômé d’un bachelor (4 ans d’études supérieures) est de 26 500 dollars (Student-Loan Borrowers Average $26,500 in Debt). Et selon le Consumer Financial Protection Bureau (une agence mise en place suite à la loi Dobb-Franck), le montant de la dette dépasse 1 000 milliards de dollars (Report Details Woes of Student Loan Debt) dont 864 milliards de prêts gouvernementaux et 150 milliards d’institutions financières. Une véritable bombe à retardement.

16 novembre 2012 Publié par | Général | , , , , | Un commentaire

Les Etats-Unis en route vers l’indépendance énergétique

Les Etats-Unis ont découvert le pétrole, ce qui leur a permis de développer une nouvelle industrie et une nouvelle société organisées autour de l’automobile. Et puis, les réserves conventionnelles se sont épuisées obligeant les Etats-Unis à importer une partir importante de leur pétrole, en particulier du Moyen-Orient, et à sceller une alliance indéfectible mais contre nature avec l’Arabie saoudite.

Depuis la deuxième guerre mondiale, le pétrole marque de son empreinte l’évolution du monde et est sans doute un des facteurs déterminant de la géopolitique.

Alors que les pays européens sous la pression des écologistes retardent l’exploitation des gaz et pétroles de schiste, les Etats-Unis se sont lancés dans la production de l’or noir 2.0 sans trop se préoccuper des effets sur l’environnement et le changement climatique. En 2010, aux Etats-Unis, le gaz et le pétrole non conventionnels représentaient plus de 50 % de la production de gaz et de pétrole. Les Etats-Unis clairement les grands gagnants de la révolution énergétique qui vient de commencer.

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13 novembre 2012 Publié par | Général | , , , , | Poster un commentaire

Les 12 priorités du prochain président

Sans grande surprise, créer de « bons » emplois est la première priorité à laquelle le prochain président devrait s’atteler. C’est ce qui ressort d’un sondage réalisé par l’institut Gallup parmi une liste de 12 sujets proposés. En seconde position, c’est la corruption du gouvernement fédéral qui vient en deuxième position devant la réduction du déficit budgétaire. Actuellement, Mitt Romney passe en boucle un message sur l’utilisation des fonds alloués au plan de relance.  Le candidat républicain ne se contente pas de suggérer, mais il fait une liste au premier rang de laquelle ce sont les amis du président qui reçoivent les subsides. Le thème de la corruption semble donc porter.

Les Américains montrent leur attachement aux systèmes Medicare et Medicaid – retraite et assurance santé pour les plus de 65 ans –, veulent un système éducatif performant et qui coûte moins cher au niveau du supérieur, des soins médicaux abordables et une politique de compromis au Congrès entre les Républicains et les Démocrates.

Avec un chômage à plus de 8 %, ce qui est élevé pour les Etats-Unis depuis près de quatre ans, Il n’est  donc pas surprenant que la question de l’emploi vienne en premier position. Il y a quatre (les sujets n’étaient pas proposés), cette question semblait marginale et elle était sans doute inclus dans l’économie en général.  La guerre a disparu des préoccupations, mais le terrorisme reste toujours un sujet d’actualité placé en 4e position, juste derrière la réduction de la dette.

Les priorités en 2012 pour le prochain président

Les priorités en 2008 (liste ouverte)

 

31 juillet 2012 Publié par | Général | , , , | Poster un commentaire

100 statistiques sur l’économie américaine

Le site FoolWatch a publié une liste un peu hétéroclite de 100 statistiques sur l’économie. Nous en publions quelques unes spécifiques à sur l’économie américaine.

1.        Le taux de chômage pour les hommes est 8,4 %, celui des hommes mariés de 4,9 % ;
2.       Le taux de chômage  des diplômes de l’enseignement supérieur (les graduate students qui ont fait des études après les 4 années d’université : Master, PhD, Law school, medical school…) est de 3,9 %, celui de ceux qui n’ont pas fini le lycée est de 13 % ;
3.       Selon le Wall Street Journal, en 2010, pour toute baisse de 1% en  dividende, les CEO ont vu leur revenu augmenter de 0,02 % ;
4.      Selon l’indice Transparency International Corruption Perceptions, les Etats-Unis ne sont qu’au 24e rang des pays les moins corrompus, juste derrière le Qatar et devant l’Uruguay ;
5.       Entre 1929 et 1932, le montant global des salaires a baissé de 60 % selon l’historien Frederick Lewis Allen. Entre 2007  et 2009, la baisse n’a été que de 5 % ;
6.      Pour l’année fiscale 2012-13, l’état de Californie dépensera 8,7 milliards de dollars pour ses prisons et 4,8 milliards pour l’ensemble des colleges et universités publiques de l’état ;
7.       Les Etats-Unis représentent moins de 5 % de la population mondiale mais dépense plus de 33 % en médicaments ;
8.      Le loyer moyen mensuel d’un appartement à New York est de 2935 dollars alors que le revenu moyen des Américains est de 3 052 dollars ;
9.      Selon le ministère de l’agriculture, un tiers des calories consommées par les américaines proviennent des restaurants, plus du double d’il y a 30 ans ;
10.    Il faut 923 heures de travail pour payer les frais de scolarité moyen d’une université publique pour une personne gagnant le revenu minimum horaire. En 1980,  il suffisait de 254 heures ;
11.     En pourcentage du PIB, la dépense publique sous Ronald Reagan en 1983 était plus élevé qu’aujourd’hui : 23,5 % contre 23,3 % (source : Tax Policy Center) ;
12.    De 1968 à aujourd’hui, la population des Etats-Unis est passée de 200 à 314 millions d’habitants ; dans le même temps, le nombre des fonctionnaires a diminué de 2,9 à 2,8 millions ;
13.    L’état du Delaware, que l’on peut qualifier de paradis fiscal, héberge plus de siège de société que de citoyens : 945 000 contre 897 000 (source : New York Times) ;
14.    Une fois corrigé de l’inflation, le salaire horaire médian est inférieur aujourd’hui  à ce qu’il était il y a 10 ans ;
15.    En 1989, les CEO des 7 plus grandes banques gagnaient 100 fois plus que ménage moyen ; en 2007, ils gagnaient 500 fois plus ;
16.    En 1990, les 3 plus grandes banques détenaient 10 % des actifs des entreprises ; en 2008, elles en contrôlaient 40 % ;
17.    La population américaine représente moins de 5 % de la population mondiale, mais 25 % de la population carcérale ;
18.    Selon deux professeurs des universités de Cornel et Lehigh, les personnes obèses dépensent chaque 2 741 dollars de plus que les non-obèses, soit environ 200 milliards par an ;
19.    Selon les économistes Thomas Piketty et Emmanuel Saez, 80 % des revenus supplémentaires entre 1980 et  2005 ont été capturés par les 1 % plus hauts salaires ;
20.   Selon le site Bankrate.com, près de la moitié des Américains ont des économies couvrant à peine trois mois de dépenses

 

100 Mind-Blowing Facts About the Economy

21 juillet 2012 Publié par | Général | , , | Poster un commentaire

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