maison blanche

La nouvelle donne

Romney représente une plus grande surface

A chaque fois qu’on regarde la carte du resultat des élections par Etat en rouge et en bleu, on a toujours une impression de domination des Républicains et ce, depuis plusieurs élections, même lorsqu’un président démocrate est élu. Evidemment, cette remarque a un intérêt limité, voire même aucun intérêt. Elle a tout simplement à voir avec la densité de population puisque le nombre de grands électeurs est proportionnel à la population de chaque état dénombrée à chaque recensement décennal.

Classiquement, Les démocrates domine les Etats de l’Ouest, du Nord-Est et du Nord autour des grands lacs avec des poches en fonction des élections. Cette impression e domination rouge est patente sauf en 1964 lors de l’élection de Lyndon Johnson et en 1992 lors de la première élection de Bill Clinton.

En totalisant la surface des Etats rouges et bleus, Mitt Romney représente 59 % de la surface des Etats-Unis contre 41 % pour Barack Obama.

20 novembre 2012 Publié par | Elections 2012 | , , , | Poster un commentaire

Avec l’UMP, on se croirait en Floride… en pire !

Se sont-ils shootés à la CoCoe ? Que n’avait-on pas dit en 2000 sur le déroulement des élections présidentielles dans l’état de Floride et sur les Etats-Unis : république bananière, archaïsme et complexité des méthodes de vote, corruption… Pour la première élection de son président par les militants, l’UMP donne un triste visage de la démocratie (Sans parler du psychodrame du PS il a y a quatre ans). .

Pendant la très longue campagne – aussi longue qu’une primaire américaine – on avait déjà assisté au bal des hypocrites. Souvenons-nous du débat télévisé où les deux candidats dégoulinaient de bons sentiments, n’en finissaient pas de congratuler qui François, qui Jean-François, pour reprendre dès le lendemain les hostilités à la Kalachnikov verbale ou au lance-roquettes psychologique.

L’UMP, Union des Mauvais Perdants

Si Fillon perd, il pourra toujours se « rabattre » sur la Mairie de Paris, un tremplin acceptable qui a déjà fait ses preuves pour la présidence de 2017. Si Copé perd, il pourra créer sans complexe l’UDD, l’Union pour la Droite Décomplexée.

L’organisation même de ces élections laisse planer quelques doutes puisque le secrétaire général du parti est aussi l’un des deux candidats. Quelle leçon de civisme nos politiques seront-ils en droit de donner au quidam citoyen lorsque chacun des 650 bureaux de vote donnait l’impression d’un camp retranché où la présence d’huissiers, d’assesseurs des deux camps, d’observateurs et autres surveillants du bon déroulement n’ont pas empêché le bourrage des urnes ?

L’argument du résultat serré est peu probant. En 2000, en Floride, l’écart entre les deux candidats était de 537 voix sur près de 6 millions d’électeurs. Rapporté à 150 000 votants, cela donnerait un écart de 14 voix. Dans les deux camps, on parlait de 200, voire de 1000 voix d’écarts, ce qui est beaucoup plus.

Et puis, imagine-t-on lors d’une élection présidentielle, un candidat-président déclarer officiellement sa victoire à l’Elysée avant même que les résultats soient officiellement connus. C’est simplement ce qu’a fait Jean-François Copé sans vergogne, ni complexe, hier soir au siège de l’UMP, rue de Vaugirard. N’est-ce pas la tentation d’un coup de force ? Le 18 novembre sera-t-il le 2 décembre de l’UMP avec JFC dans le rôle de Louis-Napoléon Bonaparte.

On a aussi fustigé l’utilisation de techniques de micro-ciblages dans la campagne américaine où les deux camps – surtout celui du candidat démocrates – pouvaient toucher individuellement les citoyens encore hésitants dans les zones critiques des swing states. Mais l’UMP non plus n’a pas lésiné sur l’utilisation des technologies comme arme de guerre psychologique ou de séduction auprès de ses adhérents. Et là, pas besoin des louer des fichiers, il suffit de se baisser pour les ramasser. D’ailleurs, de ce point de vue, François Fillon a dû avoir plus de mal pour accéder à de type d’information sans doute verrouillée par l’équipe en place.

« Ce qui arrive est encore pire que ce que j’avais prévu » a déclaré Alain Juppé aujourd’hui. La démocratie est un art difficile.

19 novembre 2012 Publié par | France vs Amérique | , , , | Poster un commentaire

Les raisons de la victoire de Barack Obama pour Fox News et autres right wing fellows

Evidemment ce ne sont pas les mêmes raisons que celles avancées par L’institut Gallup. Newt Gingrich sur CBS This Morning reconnaît qu’il a eu tort mais il est difficile pour l’ancien speaker de faire autrement car la veille encore il prédisait la victoire de son ex plus grand ennemi. Tout le monde peut se tromper, ce n’est pas très grave. Mais se tromper autant du jour au lendemain, n’est-ce pas beaucoup plus grave. Apparemment non.

“We thought with 8 percent unemployment, or approximately 8 percent, with gasoline the price that it was, etc., that it would be almost impossible for President Obama to be re-elected. He deserves enormous credit. His campaign deserves credit.”

En fait de son point de vue, ce n’est pas lui mais l’Amérique qui se trompe.

Le commentateur de Fox News Dick Morris procède à une explication détaillée des raisons basée sur l’évolution de l’électorat avec la poussée des Noirs, des hispaniques et des jeunes. Bien sûr, Il y a l’ouragan Sandy mais aussi le gouverneur républicain du New jersey Chris Christie sans pouvoir s’empêcher de déraper complètement mais logiquement (chasser le naturel et il revient au galop, c’est évidemment pire quand on ne l’a pas chassé) :

“This signals a permanent change in the American electorate. This is not your father’s United States. This is a United States with a permanently high turnout of blacks, Latinos and young people.”

 

Au temps des Founding Father, il n’y avait pas de jeunes, que des fathers pas définition. Et evidemment, il a bien connu ses amis les Founding Father. Et au-delà de la détestation que l’on peut avoir pour ce genre d’idée, tout le monde n’a pas l’humour de Ronald Reagan ni inspirer pas la même sympathie.

8 novembre 2012 Publié par | Elections 2012 | , , , , | Poster un commentaire

Jon Stewart célèbre la victoire d’Obama et de l’arithmétique

A cette première émission d’après élection de Barack Obama revient sur tous les « pundits » qui ne croyaient qu’en leur science de la politique et non dans les sondages, ceux-ci étant biaisés par les liberals. On ne sait pas vraiment comment, mais peu importe, c’est toujours bon à dire et ça défoule. Cela ne les empêchera pas de continue à sévir sur les ondes.

Il revient en particulier sur une analyse de Karl Rove sur Fox où il refuse de croire que les démocrates avaient gagné l’Ohio. « Vous mentez-vous à vous-même pour vous rassurer, lui demande la journaliste de la chaîne ?

Toujours, sur la même chaine, on peut entendre Bill O’Reilly se lamenter expliquant que « It is not a traditional American anymore ».

Pour tous ces experts, les raisons de la raisons sont simples :

  • Les médias, mainstream évidemment
  • L’ouragan Sandy qui a cassé la dynamique de Romney
  • La démographie
  • La campagne agressive des démocrates. Là, Jon Stewart ne peut que se délecter en repassant quelques déclarations des concurrents républicains à propos de Mitt Romney par rapport auxquelles celles d’Obama paraissent bien tièdes, voire aimables.

Cliquez sur l’image pour accéder à la vidéo

La grande victorieuse de cette élection est l’arithmétique ou l’algorithmique, en fait les statistiques. Son invité Nate Silver – l’auteur du blog FiveThirtyEight – explique un peu la mécanique de son modèle qui a parfaitement prédit les résultats, sauf dans le North Dakota pour le poste de sénateur.

Que se passerait-il si l’on changeait de système électoral avec un suffrage direct ? Lui demande JS. Les résultats seraient sans doute un peu différents avec un certain avantage pour les démocrates qui gagnent par 1 ou 2 points dans nombre d’états alors que les républicains gagnant de 20/25 dans d’autres.

« If I was a GOP strategist, I would be terrified by the growth of the non cuban Hispanic population in Florida who traditionally vote for the democrats» conclut-il.

A ce propos, les résultats de la Floride n’ont toujours pas été publiés officiellement. Mais cette fois, tout le monde s’en moque puisque le résultat est acquis.

8 novembre 2012 Publié par | Elections 2012 | , , , , | Poster un commentaire

Obama, à plus de 9 chances sur 10

Nate Silver a poussé le curseur encore un peu plus haut pour pronostiquer les chances de gagner les élections de Barack Obama : 91,6 % contre 8,4 % pour son opposant. C’est 5,3 % de plus qu’hier et sans doute 8,4 % de moins que demain… Sauf si des contestations émergent de tous côtés sur les procédures et/ou les résultats. L’épisode de la Floride de 2000 pourrait bien se reproduire. En voix de grands électeurs, le statisticien accorde 314 voix à Barack Obama (à comparer au 270 nécessaires) et 50,9 % de voix populaires contre 48,3 % pour Romney. Parmi les raisons de cette confiance affichée, sur les 12 sondages publiés hier au niveau national, Obama est en moyenne en avance de 1,6 point sur son concurrent.

Aujourd’hui, ils sont désormais moins nombreux à parier sur le candidat républicain, mais ils existent encore et on se demande ce qui peut les animer. Le Washington Post propose une petite synthèse des différents pronostics (Pundit accountability: The official 2012 election prediction thread).

 

Ceux qui pensent que Romney va gagner…

et qui s’appuient plus sur leurs convictions que sur les statistiques. L’exemple de James Pethokoukis

est assez significatif : “Many pollsters are not catching the stratospheric GOP enthusiasm, particularly among voters of faith, in voting for Romney and Paul Ryan – not just against Obama and Joe Biden. In this way, the Bush-Kerry parallel from 2004 does not hold up”

Michael Barone, The Examiner: Romney 315, Obama 223
Jay Cost, Weekly Standard: Romney victory.
George Will, The Washington Post: Romney 321, Obama 217
Ben Domenech, The Transom: Romney 278, Obama 260
James Pethokoukis: Romney 301, Obama 227
Dick Morris, FoxNews: Romney 325, Obama 213

 

Ceux qui pensent qu’Obama va gagner

(y  compris Karl Rove à qui cela ne doit pas faire très plaisir mais qui ne confond pas ce qu’il souhaite ardemment et la réalité).

Drew Linzer, Emory University: Obama 326, Romney 212
Ezra Klein, The Washington Post: Obama 290, Romney 248
Larry Sabato, UVA Center for Politics: Obama 290, Romney 248
Josh Putnam, Davidson College: Obama 332, Romney 206
Philip Klein, The Examiner: Obama 277, Romney 261
Ross Douthat, New York Times: Obama 271, Romney 267
Jamelle Bouie, The American Prospect: Obama 303, Romney 235
Markos Moulitsas: Obama 332, Romney 206
Karl Rove: Romney 285, Obama 253
Jim Cramer, CNBC: Obama 440, Romney 98

 

 

6 novembre 2012 Publié par | Général | , , , , | 2 Commentaires

Petit retour le mode de scrutin (2/2)

Les élections présidentielles américaines s’appuient sur un mode de scrutin indirect. Les Etats se voient allouer un nombre de grands électeurs (en fonction de leur population selon le recensement effectué tous les dix ans). Les électeurs de chaque état votent pour les grands électeurs de leur état. Selon la règle du winner takes all, le candidat qui remporte la majorité des voix  populaires remporte la totalité des voix des grands électeurs de l’état.

Ce mode de scrutin entraîne des distorsions dans lequel le nombre de voix de grands est en général plus important que le nombre de vote populaires (Petit rappel sur le mode de scrutin). Mais il aboutit à un paradoxe selon lequel le président élu grâce à une majorité de voix de grands électeurs ne bénéficie pas de la majorité des votes populaires. Le premier à être élu par la Chambre de Représentants alors qu’il n’avait pas la majorité des voix populaires fut John Quincy Adams en 1924. Mais le système n’était pas encore celui qu’on connaît aujourd’hui et la règle du winner takes all n’était pas appliquée dans tous les états. A noter que ce sixième président était le fils de John Adams, un des Pères Fondateurs et deuxième président des Etats-Unis. Une situation que l’on a connue récemment avec George Bush Père et Fils.

Depuis la guerre de Sécession, c’est situation est intervenue à trois reprises. En 1876 avec l’élection du républicain Rutherford B. Hayes, en 1888 avec celle du républicain Benjamin Harrison et en 2000 avec celle très discutable et entérinée par la Cour Suprême du Républicain George W. Bush. Donc 3 républicains sauf que les républicains de la fin du 19e siècle étaient plutôt le parti du progrès et largement implanté dans le Nord, les républicains de la fin du 20e et du début du 21e siècle sont devenus très conservateurs.

Les élections de 1876 ont été très controversées avec un scénario qui ressemble à celui de l’élection des années 2000. Dans un premier temps, le démocrate Samuel Tilden avait gagné 184 Voix de grands électeurs contre 165 pour Rutherford Hayes avec 20 en dispute dans trois états du Sud : Floride, Louisiane et Caroline du Sud.  Ces 20 voix furent ensuite attribuées à Hayes qui gagna ainsi l’élection. Ce résultat a abouti au « Compromis de 1877 » selon lequel les armées du Nord quitteraient les états du Sud mettant un terme à la période dite de Reconstruction.

 

En 1988, le Républicain Benjamin Harrison fut élu avec 47,8 % contre 48,6 % à son opposant le démocrate Grover Cleveland. La fracture du pays est encore largement marquée par la Guerre de Sécession entre les Etats du Sud unanimement démocrates et conservateurs et les états du  Nord progressistes et Républicains (sauf le New Jersey et le Connecticut). Le pays n’est pas encore complet avec de nombreuses régions de l’Ouest qui n’ont le statut que de Territoire et non d’Etat et donc ne participent pas au vote.

Et la troisième fois, fut l’élection de George W. Bush qui remporta en 2000 l’élection dans des conditions troubles et discutables avec un épisode de Floride pitoyable (47,9 % de voix populaires contre 48,6 % à Al Gore mais 271 voix de grands électeurs contre 266). Le décompte officiel sera de 2 912 790 pour George W. Bush contre 2 912 253 (un peu plus de 500 voix sur près de 6 millions d’électeurs) pour Al Gore donnant ainsi les 25 voix au candidat républicain. Pour se terminer par une décision de la Cour Suprême. L’intrusion de Ralph Nader comme troisième homme ne fut pas étrangère à la défaite d’Al Gore.

29 octobre 2012 Publié par | Elections 2012 | , , , | Un commentaire

L’élection du président vu par Tocqueville

Dans son De la démocratie en Amérique, Alexis de Tocqueville consacre 4 sous-chapitres à l’élection du président des Etats-Unis :

  • De l’élection du président ;
  • Mode de l’élection ;
  • Crise de l’élection ;
  • De la réélection du président.

Lorsqu’il est allé aux Etats-Unis – d’avril 1831 à février 1832 -, Les Etats-Unis n’avaient organisé que 10 élections et l’influence des Pères fondateurs s’y faisait encore sentir : George Washington, John Adams, Thomas Jefferson, James Madison, James Monroe, John Q. Adams, Andrew Jackson. Presque tous ont participé à la rédaction de la Constitution.

Mais ces passages sont encore intéressants  à relire quelques jours avant les élections américaines.  Assez clairement, depuis que Tocqueville a écrit ces quelques lignes, le président des Etats-Unis a renforcé son pouvoir.

Le document ci-dessous est produit en version numérique par Jean-Marie Tremblay, professeur de sociologie au Cégep de Chicoutimi dans le cadre de la collection: "Les classiques des sciences sociales".

Site web: http://www.uqac.uquebec.ca/zone30/Classiques_des_sciences_sociales/index.html

DE L’ÉLECTION DU PRÉSIDENT

Le danger du système d’élection augmente en proportion de l’étendue des prérogatives du pouvoir exécutif. – Les Américains peuvent adopter ce système, parce qu’ils peuvent se passer d’un pouvoir exécutif fort. – Comment les circonstances favorisent l’établissement du système électif. – Pourquoi l’élection du Président ne fait point varier les principes du gouvernement. – Influence que l’élection du Président exerce sur le sort des fonctionnaires secondaires.

Le système de l’élection, appliqué au chef du pouvoir exécutif chez un grand peu­ple, présente des dangers que l’expérience et les historiens ont suffisamment signalés.

Aussi je ne veux en parler que par rapport à l’Amérique. Lire la suite »

28 octobre 2012 Publié par | Elections 2012 | , , | Poster un commentaire

Ohio, mère de toutes les batailles

Alors que beaucoup de Français ont du mal à le placer sur la carte des États-Unis, l’Ohio revient au centre de la scène à chaque élection présidentielle. Et ce n’est pas en indiquant qu’il se trouve dans le Midwest que l’on aide à la compréhension.

Elections 2012 : Scrutez l’Ohio !
L’indispensable Ohio

C’est sans doute l’un des états les plus médiatisés depuis quelques semaines, tout simplement car c’est l’un des plus emblématiques des « swing states », ces états qui ne sont ni bleus, ni rouges et qui à chaque élection rebattent complètement les cartes. Ses 18 voix de grands électeurs sont très convoitées et c’est pourquoi les deux candidats y ont fait de très nombreuses visites. Depuis la deuxième guerre mondiale, aucun  candidat républicain n’a gagné l’élection sans l’Ohio et le dernier candidat  démocrate à avoir gagné sans l’Ohio est John Kennedy (JFK avait perdu assez largement 46,7 % contre 53,3 % des votes populaires alors que l’élection au niveau national fut extrêmement serrée : 49,7 % contre 49,5 %).

Son influence diminue d’ailleurs à chaque décennie car sa population augmente moins vite que celle des États-Unis. Après le dernier recensement de 2000, l’Ohio s’était vu alloué 20 voix.

Actuellement, le gouverneur, John Kasich, est très conservateur (il fut commentateur sur la chaîne Fox News !). Le Sénat qui réunit 33 membres est très largement républicain (23 sénateurs contre 10 démocrates) tout comme  la Chambre des représentants dont 59 des 99 membres sont républicains.

Et pourtant, l’état bascule au gré des élections du côté rouge ou du côté bleu. Mais politiquement, l’état est largement morcelé.  Le Nord avec les métropoles autour de Cleveland, Akron et Toledo est démocrate. Ces régions ont assez largement bénéficié du sauvetage de l’industrie automobile. Le Sud et l’Ouest de l’état  est républicain sauf quelques larges poches aux des deux grandes métropoles (- Columbus, la capitale de l’état – et Cincinnati (NDLR : la plus ville des Etats-Unis !), l’extrême Sud-Est  et une  autre zone à l’Est.

Depuis plusieurs semaines, l’Ohio semble cette fois acquis à Barack Obama, mais attendons le 6 novembre pour en avoir la réponse définitive.

28 octobre 2012 Publié par | Elections 2012 | , , , | Poster un commentaire

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