Petit meurtre entre amis
Le ticket Rick Santorum / Newt Gingrich aurait-il pu être gagnant ? Peut-être, mais il n’a pas fait long feu car le moteur de l’alliance basé sur l’idée du TSR ou Tous Sauf Romney (Anybody But Romney) n’a pas été plus fort que les égos des deux contractants ? Lire la suite »
Primaires Arizona / Michigan : Coup double pour Romney
Après les trois semaines du February Freeze où la campagne prend ses quartiers d’hiver, les primaires ont donc repris leur marche avec deux étapes importantes au Michigan et en Arizona. Mitt Romney fait coup double, très largement dans l’Etat de l’Arizona et de manière beaucoup plus serrée dans le Michigan. Rappelons que le père de Mitt Romney, George W. Romney a été président d’AMC (American Motors Company) et surtour gouverneur de l’état du Michigan de 1963 à 1969. Il a également été candidat candidat à la primaire présidentielle du Parti républicain américain de 1968.
Mitt Romney prend donc une option sur la nomination, avec à son actif six victoires (New Hampshire, Florida, Nevada, Maine, Michigan et Arizona) et totalise 163 délégués. Prochaine étape l’état de Washington le samedi 3 mars avant le Super Tuesday, le mardi 6 mars, date souvent déterminante, où les primaires se déroulent dans 10 états avec 437 délégués en jeu.
Primaires Floride : finalement ce devrait être Romney
Aujourd’hui, lundi 31 janvier, après les mises en bouche de l’Iowa, du New Hampshire et de la Caroline du Sud, la Floride marque une étape importante dans le processus des primaires pour plusieurs raisons. D’abord, la Floride permet de gagner 50 délégués, un nombre important que le gagnant remporte en totalité selon la règle du Winner Takes All.
Ensuite, cette primaire permettra de mieux cerner le vote Latino en raison de la très forte présence de cette communauté dans cet Etat.
Enfin, il permettra de relancer la primaire qui s’est rééquilibré en faveur de Mitt Romney. Ce dernier grâce à forte pugnacité dans les deux débats organisés en Floride a repris l’avantage selon les plus récents sondages locaux.
Mitt Romney ne soulève peut-être pas l’enthousiasme, mais Newt Gingrich suscite un sentiment de rejet.
Romney va-t-il couler dans son Bain ?
A côté de l’offensive du TSR (Tout Sauf Romney) menée actuellement par les candidats républicains, l’épisode du « sale mec » entre François Hollande et Nicolas Sarkozy passe pour une petite escarmouche entre gens de bonne compagnie. Les publicités politiques négatives des campagnes électorales américaines pour « descendre » un opposant nous surprennent toujours.
Mais là, face à l’envolée de Romney, certains ont sorti l’artillerie lourde en mettant le long passé de Mitt Romney comme dirigeant de la société de capital investissement Bain Capital. « I know how economy works » a martelé l’ancien gouverneur du Massachusetts lors des différents débats pour critiquer en creux ceux qui ne le savent pas, au premier rang desquels il y a bien sûr Barack Obama, mais pas seulement.
Le message de l’attaque est simple : Romney s’est enrichi – on estime sa fortune entre 190 et 250 millions de dollars – en investissant dans des entreprises, en conseillant des licenciements pour gagner beaucoup d’argent en les revendant une fois « dégraissées ». Par comparaison, le 1,6 million de dollars gagné par Newt Gingrich en prodiguant quelques conseils « stratégiques » à Freddie Mac apparaît comme une activité de Boy Scout.
Dans cette nouvelle offensive, Newt Gingrich a lancé la plus grande salve avec un film de 27 minutes qui doit sortir bientôt et dont la bande annonce vient d’être posté sur son site web. L’effet est assez efficace avec une musique qui renforce le côté dramatique. Le court extrait fait un peu penser au film Inside Job. On peut se demander d’ailleurs si Newt Gingrich aurait souscrit aux thèses de ce film.
King of Bain
Romney et Gingrich font jeu égal avec Barack Obama
Mitt Romney et Newt Gingrich semblent se détacher du pack des candidats aux primaires républicaines qui sont encore sept quelques jours avant les premières élections, le Caucus de l’Iowa et la primaire du New Hamsphire. C’est ce qui a poussé le quotidien USA Today et l’institut Gallup à réaliser un sondage pour mesure le poids de ces deux candidats face au président en place. Dans chacun des deux matchs, 50 % des électeurs enregistrés voteraient pour Barack Obama contre 48 % contre son opposant. Tout cela sachant que Newt Gingrich semble être atteint du même mal que ses concurrents : un écroulement après avoir surfé sur la vague des sondages.
A quoi sert un tel sondage, alors que l’on sait très bien qu’il n’a pas beaucoup de signification 10 mois avant l’élection, si ce n’est que cette élection sera vraisemblablement plus serrée que la précédente. Barack Obama avait obtenu 52,9% des votes populaires et 365 grands électeurs contre seulement 173 à John McCain.
L’autre raison qui minimise fortement ce résultat est cette élection est à deux niveaux et se gagne aux niveaux des Etats (alors que le sondage est réalisé comme si l’élection était directe).
Ce sont les questions complémentaires posées aux sondés qui sont intéressantes. La majorité des électeurs qui voteraient Obama le font par soutien du président candidat plus que contre les républicains. En revanche, les supporters du candidat républicain vote est plutôt motivé par un vote contre Obama. C’est bien là un signe de la relative faiblesse des candidats républicains qui n’inspirent pas beaucoup d’enthousiasme. A moins d’un candidat surprise qui pourrait encore apparaître, le peu d’enthousiasme pour les candidats républicains restera faible, un bon point pour Obama, mais l’opposition à Obama restera toujours très forte.
Obama vs Romney
| Votants Obama | 39 % pour Obama | 11% contre Romney |
| Votants Romney | 18 % pour Romney | 30 % contre Obama |
Obama vs Gingrich
| Votants Obama | 34 % pour Obama | 15% contre Gingrich |
| Votants Gingrich | 18 % pour Gingrich | 29 % contre Obama |
Comment comprendre la pensée de Barack Obama ?
Depuis son élection, une proportion non négligeable d’Américains remet en question sa légitimité de président des Etats-Unis. Parmi les arguments répétés et répétés, le 44e président ne serait pas né aux Etats-Unis ce qui d’après la Constitution américaine ne lui permettrait pas de se présenter aux élections où il serait musulman, ce qui pour certains esprits n’est que l’antichambre de l’islamisme. Nombre de personnalités parmi les opposants ont demandé à ce qu’il produise son certificat de naissance d’abord dans une version courte, puis dans sa version complète.
Ce qu’il fit en mars dernier. Malgré, ses contradicteurs viscéraux et systématiques ont continué à semer le doute sans hésiter à débiter des contre-vérités. A l’occasion du traditionnel Correspondent’s dinner qui réunit notamment les journalistes politiques et des personnalités, Barack Obama n’a pas dérogé à la tradition de se moquer de lui-même. Mais il a profité pour tacler un de ses opposants les plus outranciers, Donald Trump, qui, dit de manière triviale en prend plein la figure. Barack Obama en profite pour égratigner Michele Bachman qui vient d’annoncer sa participation aux primaires républicaines alors qu’ « elle est née au Canada ». « C’est comme que ça commence », lâche-t-il.
Mentir, il en restera quelques chose. La formule est bien connue et malheureusement elle se vérifie. Les chaines de TV militantes comme Fox News ne s’en privent pas. Résultat, la proportion d’Américains qui pensent que Barack Obama n’est pas né aux Etats-Unis ou qu’il est musulman reste très significative. Il y a quelque jours à la traditionnelle cérémonie de l’illumination du sapin de Noël, les analystes en ont profité pour remettre en question la réalité de sa foi : Is Obama’s Religious Talk a Political Ploy?
Plus récemment, Newt Gingrich, la nouvelle coqueluche des sondages, a repris à son compte un article (How Obama Thinks ?) publié dans le magazine Forbes défendant une thèse fondée sur un terreau d’idées glissantes tendant à montrer que Barack Obama n’est pas un « vrai » Américain : (…) we all seek to fit him into some version of American history. In the process, we ignore Obama’s own history. Here is a man who spent his formative years–the first 17 years of his life–off the American mainland, in Hawaii, Indonesia and Pakistan, with multiple subsequent journeys to Africa (…) What is his dream? Is it the American dream? Is it Martin Luther King’s dream? Or something else? It is certainly not the American dream as conceived by the founders.
Souvent, poser des questions est un moyen simple de donner les réponses !
Débat à deux voix : Gingrich / Huntsman
Lieu : Saint Anselm College, Manchester dans l’Etat du New Hampshire
Date : 12 décembre 2011
Sponsor/organisateur : C-SPAN
Participants: Newt Gingrich et Jon Huntsman
Principalement centré sur la politique étrangère des Etats-Unis. Jon Hunstan, ambassadeur des Etats-Unis à plusieurs reprises dont la dernière fois en Chine dans l’Administration Obama, est à l’aise sur ces questions.
En fait, chacun des deux participants développe son argument plus qu’il ne débat avec son opposant.
Nouveau débat républicain devant la Republican Jewish Coalition
Cet nième débat républicain a été organisé par The Republican Jewish Coalition (RJC) dans un format où chaque candidat présente ses idées pendant 20 minutes et répond à des questions pendant 20 minutes.
Session du matin : Santorum, Huntsman, Romney
Session de l’après-mini : Gingrich, Perry, Bachman
A noter que Ron Paul qui critique depuis longtemps le soutien des Etats-Unis à Israël n’a pas été invité car il a été jugé avoir des idées trop extrêmes par rapport aux candidats GOP mainstream. Du coup, Ron Paul se dit désappointé et explique ses positions sur Israël. Fidèle à sa tradition de ne pas intervenir dans les affaires du monde, le candidat émet de grandes réserves sur le soutien apporté par Gouvernement américain à Israël.
Et aussi l’analyse de John Stewart : c’est à celui des candidats qui se sentira le plus concerné par la cause.










