Les problèmes du parti républicain
Dans différents articles parus quasi simultanément, les médias mettent l’accent sur les problèmes que le parti républicain va être confronté dans les années à venir :
The GOP’s demographics problem, Boston Globe
The GOP’s ‘minority problem, Alaska Dispatch
The GOP’s Female Trouble, Wall Street Journal
Can GOP survive its ‘minority problem‘?, Christian monitor
Romney’s demographic bind, CNN
Globalement, le parti républicain est le parti de la majorité masculine blanche. Pour des raisons difficiles à expliquer, Mitt Romney n’arrive pas à avoir la majorité chez les femmes. De ce point de vue, l’avenir ne pose pas de problème particulier car l’équilibre hommes/femmes va rester stable. Ce déséquilibre est plus lié à la personne de Mitt Romney qu’à un problème visant le parti républicain. Quoique les déclarations de certains d’entre eux comme celle du candidat républicain Todd Akin selon laquelle Un viol débouche rarement sur une grossesse ! n’est pas fait pour attirer les faveurs des électrices. C’est le moins qu’on puisse dire.
Il est également très minoritaire chez les minorités, les Noirs, mais aussi les hispaniques. Chez les premiers, le déséquilibre est considérable de l’ordre de 95%/5% en faveur de Barack Obama et là pour des raisons évidentes. Chez les hispaniques, il est moins important mais reste très significatif : 62 % en faveur des démocrates contre 25 % pour les républicains
Un autre problème que va devoir confronter le parti républicain est le fossé qui se créer entre une société qui se sécularise, même si elle reste encore très religieuse, et un parti dont les positions restent fortement ancrés sur des idées très conservatrices.
Le Parti républicain se radicalise peut-être parce qu’il bien que quelque chose lui échappe et que donc la seule manière de se maintenir est de renforcer ses positions conservatrices.
Répartition des votes par catégorie (source Gallup)
| Oct 6-12, 2012 | Obama | Romney |
| Registered Voters | 49% | 46% |
| Obama | Romney | |
| All registered voters | 49 | 45 |
| Men | 45 | 50 |
| Women | 53 | 41 |
| 18 to 29 years | 62 | 31 |
| 30 to 49 years | 48 | 47 |
| 50 to 64 years | 47 | 49 |
| 65+ years | 44 | 51 |
| East | 54 | 39 |
| Midwest | 53 | 42 |
| South | 43 | 52 |
| West | 50 | 45 |
| White (non-Hispanic) | 40 | 54 |
| Nonwhite | 78 | 16 |
| Black | 90 | 5 |
| Hispanic | 67 | 27 |
| High school or less | 49 | 45 |
| Some college | 47 | 47 |
| College graduate | 45 | 49 |
| Postgraduate | 57 | 39 |
| Less than $36,000 | 58 | 36 |
| $36,000 to $89,999 | 47 | 49 |
| $90,000 or more | 45 | 51 |
| Democrat | 93 | 5 |
| Independent | 46 | 43 |
| Republican | 6 | 92 |
| Liberal | 87 | 10 |
| Moderate | 58 | 34 |
| Conservative | 19 | 76 |
| Protestant/Christian | 41 | 53 |
| Catholic | 50 | 45 |
| No religion | 72 | 21 |
| Married | 41 | 54 |
| Not married | 60 | 34 |
| Highly religious | 38 | 56 |
| Moderately religious | 50 | 45 |
| Nonreligious | 63 | 31 |
| White men | 37 | 58 |
| White women | 43 | 51 |
| White 18- to 29-year-olds | 47 | 44 |
| White 30+-year-olds | 39 | 56 |
| White less than postgraduate | 37 | 56 |
| White postgraduate | 53 | 44 |
| White single/domestic partner | 53 | 40 |
| White all other marital status | 37 | 58 |
| White Christian | 33 | 62 |
| White non-Christian (incl. No religion) | 68 | 25 |
| White highly/moderately religious | 31 | 64 |
| White nonreligious | 59 | 35 |
Newt Gingrich jette l’éponge
Newt Gingrich, ancien Speaker sous la présidence Clinton et candidat à la candidature républicain vient donc d’annoncer qu’il « suspendait » sa campagne. On se demande vraiment pourquoi il ne l’a pas fait plus tôt.
Depuis de nombreuses semaines, il n’était déjà plus dans la course. Depuis l’abandon de Rick Santorum, sa candidature n’avait plus aucun sens.
Maintenant que les choses clarifiées, reste son soutien à Mitt Romney. Après les gentillesses qu’il a adressées à son concurrent, on se demande comment il peut sereinement et de manière franche soutenir la candidature de Romney. En faut, son aversion de Barack Obama est encore plus forte. De deux maux, il faut choisir le moins pire. Telle est la résolution impossible de l’équation que vient résoudre aux forceps Newt Gingrinch.
Annonce de Newt Gingrich sur son blog
Une petite synthèse des mots doux de Newt à Mitt
Ce sera Mitt Romney vs Barack Obama
Prenant tout le monde de surprise, Rick Santorum vient d’annoncer qu’il suspendait sa campagne pour la nomination du candidat républicain de l’élection présidentielle. Dans un discours qui se rapproche plus d’un prêche, Rick a laisser comprendre que cette décision avait été prise ce week-end en famille pour des raisons personnelles. Sa dernière fille était à l’hôpital.
S’il jette l’éponge, il n’abandonne pas le combat contre Barack Obama et fera tout ce qui est en son pouvoir pour éviter la réélection du président en exercice. Mais bizarrement, il n’a pas apporté publiquement son soutien à Mitt Romney qu’il a très lourdement critiquer pendant de longs mois. Quelle forme prendra ce combat ? Mystère.
Après le tout sauf Romney, voilà venu le temps du tout autour de Romney, une tâche pas facile quand on se souvient de la rudesse de la bataille dans le camp républicain.
Les primaires sont donc techniquement terminées : ce sera Mitt Romney, qui n’a pas vraiment suscité l’enthousiasme, contre Barack Obama. Mais c’est sans aucun doute le meilleur candidat pour battre Obama, ce qui semble plutôt improbable.
Et voilà le Super Tuesday !
Jusqu’ici les primaires pour la nomination du candidat républicain pour les élections présidentielles de novembre nous avaient réservé quelques rebondissements avec une tendance assez forte pour élire Mitt Romney, mais un candidat Santorum qui ne lâche pas le morceau.
Avec 437 délégués dans 10 Etats (24 en 2008) pour des élections sous diverses formes (Caucus ou primaires, fermées ou ouvertes, des attributions des délégués différentes), ce Super Tuesday pourrait changer la donne et donner un avantage important à un candidat, vraisemblablement Mitt Romney. Mais rien n’est moins sûr et ces primaires pourraient se poursuivre encore plusieurs mois. Cela n’est pas nouveau. Souvenons-nous en 2008 de l’affrontement entre Barack Obama et Hillary Clinton qui s’est prolongé jusqu’au 3 juin 2008.
Les Etats du Super Tuesday
- Alaska: Caucus – Details from Alaska GOP
- Georgia: Primary – Details from Georgia SOS
- Idaho: Caucuses – Details from Idaho GOP
- Massachusetts: Primary – Details from Massachusetts Elections
- North Dakota: Caucus – Details from North Dakota GOP
- Ohio: Primary – Details from Ohio SOS
- Oklahoma: Primary – Details from Oklahoma Elections
- Tennessee: Primary – Details from Tennessee SOS
- Vermont: Primary – Details from Vermont SOS
- Virginia: Primary – Details from Virginia SOS
Rick Santorum au New Hamphire : Plus dure sera la chute
La semaine dernière, Rick Santorum avait créé une énorme surprise en faisant quasi jeu égal avec Mitt Romney, avec seulement 8 voix de moins. Les deux candidats à la candidature républicaine ayant chacun 25 % des suffrages. D’un seul coup, Rick Santorum devenait la principale chance du TSR (Tout Sauf Romney). La configuration de la primaire de l’Iowa, à savoir le Caucus, à tendance à mobiliser les électeurs les plus motivés, en général les plus conservateurs, et donc à favoriser les plus candidats de la même teinte. Ainsi tous les feux des médias se sont portés sur l’ancien sénateur de Pennsylvanie. Mais on peut penser que ce nouveau statut ne sera que temporaire et sera balayé par une chute sévère après le New Hampshire, élection pour laquelle Mitt Romney est, selon les sondages, archi favori.
Depuis les premiers sondages de mars 2011, Rick Santorum se trainait à quelques pourcents et n’a jamais réussi à décoller et à susciter un quelconque intérêt chez les électeurs. Même en tirant parti de « l’effet Iowa », le très conservateur candidat (selon les chiffres du site Real Clear Politics qui fait une moyenne de divers sondages) n’atteint que 11,2 % très loin derrière Mitt Romney qui caracole en tête avec plus de 40 % et loin derrière l’inoxydable Ron Paul qui se maintient au-delà des 20 %.
Sur les trois dernières élections présidentielles, le New Hampshire a voté deux fois démocrate, en 2008 en suivant le mouvement et en 2004 en votant John Kerry allant à contre courant du pays qui élit George W. Bush (au terme d’une élection quasiment volée et attribué au final par la Cour Suprême).
Donc la victoire de Mitt Romney est aussi assurée qu’une assez forte défaite de Rick Santorum. Et selon une constatation de l’institut Gallup, tous les candidats républicains en tête après le New Hampshire depuis 1976 ont gagné les primaires. Même si cette primaire est un peu particulière avec une nombre très élevé de candidats.
Qui est Mitt Romney ?
A lire un intéressant article de Robert Reich (Mitt, Son of “Citizen’s United”), aujourd’hui professeur à l’université de Berkeley et qui fut opposant malheureux contre Mitt Romney il y a dix aux élections de gouverneur du Massachusetts.
Iowa : dernière ligne droite
Les Unes des journaux de l’Iowa à quelques heures du résultat des Caucus.
La cuvée des primaires GOP 2012 ressemble à celle de 1964
A chaque élection, les analystes politiques essayent de faire des comparaisons avec des crus précédents. Mais il faut reconnaître que les présentes primaires républicaines sont très particulières avec un nombre de candidats particulièrement important, mais surtout des évolutions surprenantes, semaine après semaine.
L’institut Gallup qui sonde les esprits depuis plusieurs mois indique que le leader des sondages a changé sept fois depuis le mois de mai, parfois au terme de péripéties dignes d’un Vaudeville. On se souvient du trou de mémoire de Rick Perry qui ne se souvenait pas des trois ministères ou agences publiques qu’il voulait supprimer sans se souvenir de la 3e. Cela est tout à fait excusable, mais s’ajoutait à de très nombreuses gaffes lors des très nombreux et inutiles débats républicains. Accusé de comportements sexistes, Hermain Cain a fait preuve d’une grande méconnaissance de la politique internationale – l’épisode de la Lybie – ce qui ne l’a pas empêché de déclarer qu’il était contre les décisions prises par le président Obama. Quant à Newt Gingrich, sa maîtrise des débats et la sûreté de son jugement n’a pas effacé les dissentiments des collègues du Congrès et les actions très discutables comme ses activités de conseil pour Freddie Mac qui lui aurait rapporté quelque 2 millions de dollars. Cela même alors qu’il ne se cache pas qu’il faut supprimer l’institut de prêts hypothécaires.
Bref, à la veille du premier vote au Caucus de l’Iowa qui marque une nouvelle phase de la campagne, c’est Mitt Romney qui semble durablement en position d’être le futur candidat républicain. Mais la route va être longue, d’autant plus longue que les Républicains ont adopté la règle de la proportionnelle pour la répartition des grands électeurs.
Cette primaire est comparable à celle de 1964, à la différence près que les changements permanents du leader étaient intervenus à partir des votes des primaires et pendant la période précédente.
Si l’on devait la comparer à une primaire démocrate, il faudrait choisir avec celle de 2004 où le même phénomène s’était produit.
Et dans les deux cas, l’opposant au président en place , Goldwater contre Johnson en 1964 et Kerry contre George W. Bush en 2004, a perdu.
Newt Gingrich conforte son avance, pour combien de temps ?
Les dernières estimations réalisées par l’institut Gallup montre que l’ancien Speaker de la Chambre des Représentants accroit son avance sur Mitt Romney, son suivant immédiat. Ces deux candidats sont d’ailleurs les deux seuls qui sont considérés comme « acceptables « par une majorité d’électeurs républicains.
On se souvient des critiques sur les socialistes selon lesquelles le PS avait monopolisé l’espace médiatiques pendant les semaines de leur primaire. Que devraient dire les Américains qui sont véritables sevrés de politique républicains. En effet, les candidats GOP ont déjà réalisé une dizaine de débats.
Newt Gingrich se distingue de Romney par des idées et un parcours plus conservateurs que son opposant, l’ancien gouverneur du Massachusetts, que l’on accuse d’avoir changé d’avis sur plusieurs sujets. Gingrich mérite donc son label de républicains conservateur et en joue. Mais à supposer qu’il maintienne son avance dans les semaines après les premiers Caucus et Primaires, il devrait modifier son positionnement un peu pendant les votes des Primaires, et un peu plus s’il était le candidat républicain face à Obama.
Dans le dernier débat sur le rôle des Etats face à l’Etat fédéral organisé par Mike Huckabee, il donne un échantillon de ses positions sur quelques sujets. Il souhaite par exemple la création de « milices » qui auraient le pouvoir de contrôle la frontière avec le Mexique. Un jury de citoyens a systématiquement sa faveur sur une équipe de technocrates, fut-elle expérimentée.
Quelques déclarations chocs de Newt Gingrich
Republican presidential candidate Newt Gingrich called child labor laws "stupid" Friday in an appearance at Harvard’s Kennedy School of Government.
"It is tragic what we do in the poorest neighborhoods, entrapping children in, first of all, child laws, which are truly stupid," said the former House speaker, according to CNN. "Most of these schools ought to get rid of the unionized janitors, have one master janitor and pay local students to take care of the school. The kids would actually do work, they would have cash, they would have pride in the schools, they’d begin the process of rising."
"You’re going to see from me extraordinarily radical proposals to fundamentally change the culture of poverty in America," he added.
Generally, the Fair Labor Standards Act allows minors over 14 to work in most jobs, with several exceptions for minors under that age. Hours are limited for minors under the age of 16. Some states have higher age standards.
http://www.youtube.com/watch?v=P-gWP4xA2TM&NR=1
Gingrich: Obama Is "The Most Radical President In American History"
http://www.youtube.com/watch?v=ESG9IrOjX7c
Et aussi
Charles Krauthammer: "Newt Gingrich Is Done" (Tout le monde peut se tromper)
DN! GOP’s Gingrich – Pr. Obama Has a Kenyan, Anti-Colonial Worldview



















