Jon Stewart reçoit Bill Clinton
Après avoir son compte à John Corzine, l’ex CEO de Goldman Sachs, puis CEO de la société de courtage MF Global (qui vient de faire faillite) après avoir été gouverneur de l’Etat du New Jersey, Jon Stewart reçoit Bill Clinton venu faire la promotion de ses idées présentées dans son nouveau livre et sur ce qu’il conviendrait de faire à moins que ce ne soit le contraire (faire la promotion de son nouveau livre qui présente ses idées sur la situation actuelle).
“We are still doing pretty well, but we are going in the wrong direction”, explique Bill Clinton qui pense que les Républicains poussés par le Tea Party ont instauré le conflit comme mode de travail plutôt que la coopération.
Mais pas de commentaires de l’ex président sur l’actuel, ni critiques, ni satisfecit… « Avez-vous envoyé une copie de votre livre à Barack Obama ? », demande perfidement le présentateur.
Le débat républicain vu par Jon Stewart
Le désopilant Jon Stewart propose une synthèse des « meilleurs » moments du dernier débat républicain qui s’est tenu la semaine dernière à Las Vegas.
A consommer sans modération.
Jon Stewart reçoit Condoleeza Rice
Il y a des intervieweurs qui ont le don de rendre leur interlocuteur sympathique sans pour autant se montrer mielleux ou flatteurs. C’est le cas de Jon Stewart qui recevait l’ancienne Secretary of State de George W. Bush qui lorsqu’elle était en poste était plutôt cassante. Invitée à l’occasion de la publication de son livre Extraordinary Ordinary People, elle ne renie pas ses idées mais se montre très fair play vis-à-vis de l’équipe en place, contrairement à nombre de républicains actuels. Mais il est vrai qu’elle n’est plus en poste et qu’elle ne brigue aucune mandat et n’a donc pas besoin d’en « rajouter ». « People are doing their best », « things are not easy », « They are patriotic people », autant de remarques positives à l’endroit de l’équipe de Barack Obama.
Son livre raconte son histoire personnelle qui n’est pas banale et s’est confondue par moment avec l’histoire des Etats-Unis. Condoleeza Rice est née en 1964 à Birmingham dans l’Alabama en plein mouvement pour la conquête des droits civiques. Son prénom est tiré de l’expression musicale italienne Con dolcezza qui signifie « avec douceur ». Mais ce prénom ne l’a pas empêchée d’être confrontée aux difficultés de cette époque. En particulier, elle avait huit ans lorsque Denise McNair, une élève de son école, est tuée lors de l’explosion de la Sixteenth Street Baptist Church ce 15 septembre 1963 causée par des membres du Ku Klux Klan. Cette église était l’un des hauts lieux du mouvement pour la défense des droits civiques.
Condoleeza Rice avait d’abord choisi le camp démocrate jusqu’en 1982, année où elle s’inscrivit au parti républicain en raison d’un profond désaccord avec la politique étrangère de Jimmy Carter. Son père avait fait de même parce que les démocrates de l’Alabama n’avaient pas voulu enregistrer son vote contrairement aux Républicains.
Condoleeza Rice a été particulièrement précoce dans ses études en obtenant sa maîtrise (Bachelor of Art, diplôme correspondant à quatre années d’études supérieures) en sciences politiques à 19 ans, là où beaucoup d’étudiants commencent leur cursus d’études supérieures, et un Master l’année suivante à l’University of Notre Dame (Indiana). Elle s’est intéressée très tôt à l’Union Soviétique et aux relations internationales. Étudiante brillante, elle déclara un jour à un de ses professeurs qui tenait des propos racistes : « Celle qui parle le français ici, c’est moi. Celle qui joue du Beethoven, c’est moi. Ce sont des choses qui s’apprennent ».
Quand Bill O’Reilly interview Jon Stewart
Quand un vicomte, rencontre un aut’ vicomte,
Qu’est-ce qu’ils s’racontent ? Des histoir’s de vicomtes.
Quand un gendarme, rencontre un aut’ gendarme
Qu’est-ce qui les charme, Qu’les histoir’s de gendarmes
(…)
Quand un bouffon confond un autre bouffon
Qu’est-ce qu’il s’répond, des histoir’s de bouffons
Eh bien non, c’est plutôt une discussion assez sérieuse où Bill O’Reilly essaye de faire dire à Jon Stewart qu’il regrette d’avoir voté pour Barack Obama. Bien sûr, il n’y arrive mais Jon Stewart concède un certain désapointement. On avait vu un visionnaire et on voit plutôt un fonctionnaire !!
Christine Lagarde au Daily Show
Notre French Finance Minister est passée au Daily Show il y a quelques jours et s’en est plutôt bien sortie, avec un excellent anglais, face au bouillonnant mais pas méchant Jon Stewart. Elle est très applaudie lorsque l’animateur vedette lui demande de confirmer qu’elle a bien « viré » des banquiers.
Comment dit-on crappy demande JS ? Pourri.
Comment dit-on Catastrophic Economic downturn ? Récession économique catastrophique, répond-elle. It sounds lovely, s’exclame Jon Stewart.
Who is the more socialist country right now : The US or France ? gros sourire de notre ministre qui vante les mérites de la société française qui possède plus d’amortisseurs à la crise que nombre d’autres pays (dont les Etats-Unis semble-t-elle dire en creux).
Militant pour une coopération mondiale, Christine Lagarde assure que nous sommes au creux de la vague et que la situation ne va pas se dégrader plus. Une affirmation étonnante lorsque l’on sait que sans doute 400 000 personnes supplémentaires vont perdre leur emploi d’ici la fin de l’année. Christine Lagarde a peut-être séjourné trop longtemps aux Etats-Unis et emprunté l’optimiste tout terrain des Américains.
Avec une pointe d’humour, notre ministre offre un béret à Jon Stewart en lui déclarant qu’elle pensait que son interlocuteur lui infligerait un ou deux clichés.
















