Yes he can!
Affiche vue place du Panthéon (je ne suis pas sûr que ceux qui l’ont utilisée aient bien compris son utilisation). Belle affiche néanmoins.
Sarah Palin, président des Etats-Unis ?
Dire-t-on un jour Madam President en s’adressant à Sarah Palin ? La question avait été abordée lorsqu’elle fut choisie par John McCain pour le ticket républicain. De fait, en cas de décès de celui-ci, elle aurait eu à prendre au pied levé la lourde charge du poste. Si une telle hypothèse ne manquait pas d’en séduire certains, elle en plongeait beaucoup d’autres dans l’effroi absolu. On se souvient de l’avis de Matt Damon qui, même s’il n’est pas particulièrement autorisé, est intéressant.
La question semble se poser à nouveau tant l’égérie des Républicains occupe l’espace médiatique et politique américain. Il faut dire que l’univers républicains s’apparente au grand vide sidéral. Sa présence aux côtés de John McCain pour soutenir ce dernier en situation difficile pour les élections de novembre prochain avait quelque chose de pathétique.
http://www.youtube.com/watch?v=3q6HTWEy1y4&NR=1
Celle qui pensait avoir une bonne compréhension de la Russie parce qu’elle en était une observatrice rapprochée en tant que gourverneur de l’Alaska, n’aurait-elle que le soutien des incapables et des incompétents ? Eh bien non. Norman Podhoretz, un des piliers du mouvement néoconservateur vient de publier un témoignage de soutien à celle qui n’a pas encore officialisé sa candidature. « I would rather be ruled by the Tea Party than by the Democratics Party, and I would rather have Sarah Palin sitting in the oval office than Barack Obama ».
Quelles seraient donc les vertus que l’auteur de l’article « In Defense of Sarah Palin » attribue-t-il à la candidate non déclarée des ultraconservateurs ? L’intelligence ? Certes non. Sur ce point, l’ancienne gouverneur de l’Alaska est largement surclassé par Barack Obama. L’expérience ? Pas plus, même les Républicains de mauvaise foi n’y croiraient pas. L’auteur de l’article retient l’exemple de la politique internationale où il reconnaît que Sarah Palin en a très peu. Mais dans ce domaine, l’expertise n’est en aucun cas une garantie pour un sage leadership. Et l’auteur de prendre l’exemple de Jimmy Carter qui, malgré ses capacités intellectuelles, a été selon Norman Podhoretz un des plus mauvais présidents La compétence ? L’éditeur de magazine National Review William Buckley que cite Norman Podhoretz explique pour sa part qu’il préférerait sous la juridiction de n’importe lequel des 2000 premiers noms pris dans l’annuaire que l’ensemble des professeurs de Harvard et du MIT, pourtant un concentré d’intelligence comme il serait difficile d’en trouver ailleurs.
Pas plus. Alors ? « She understands that the U.S. has been a force for good in the world which is more than be be said of our president ». C’est donc ainsi. Les Américains sont clairement plus à l’aise avec un président qui se démarque par ses capacités intellectuelles qui constitueraient presque un handicap qu’un atout. Déjà ils se méfient de Washignton, alors un président qui ne leur ressemble pas ça fait beaucoup.
Pour appuyer son discours, Norman Podhoretz tente un parallèle avec Ronald Reagan. « Quand j’ai annoncé mon soutien à Reagan lors de sa campagne de 1980, on me demandait souvent comment je pouvais soutenir un tel crétin, acteur de série B qui n’était pas seulement stupide aussi incompétent. Il s’est finalement révélé un grand homme, mais en 1979, personne n’aurait pu penser qu’il serait devenu ce qu’il a été ». Certes, concède Norman Podhoretz, Sarah Palin n’est pas Ronald Reagan. Mais, quoi qu’il en soit, mieux Sarah Palin que Barack Obama propose l’auteur en conclusion. Si ce n’est là qu’un avis, l’omniprésence de Miss Alaska dans les médias en dit long sur l’état actuel d’un parti républicain qui semble en voie de forte radicalisation. A défaut de Sarah Palin, quand ce n’est pas elle, c’est Glen Beck ou Rush Lumbaugh qui répandent leur vocifération sur la gouvernance du président. Pas très réjouissant.
Obama prix Nobel de la paix

Le prix Nobel de la paix vient d’être attribué à Barack Obama, 44e président des Etats-Unis, pour « ses efforts à renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples ». Ils sont assez peu nombreux les présidents des Etats-Unis ont reçu ce prix avant lui. On peut citer Theodore Roosevelt en 1906, Woodrow Wilson en 1919, et Jimmy Carter en 2002.
Mais Barack Obama l’a reçu beaucoup plus rapidement que ses prédécesseurs. En effet, Theodore Roosevelt et Woodrow Wilson l’ont reçu pendant leur deuxième mandat. Quant à Jimmy Carter il a quitté ses fonctions en 1980 après avoir été battu par Ronald reagan et n’a reçu ce prix qu’en 2002.
Deux personnalités politiques américaines ont également reçu ce prix, Henry Kissinger avec Le Duc Tho en 1975 pour leurs efforts à mettre un terme à la guerre du Viêt-Nam et Martin Luther King en 1964 pour ses actions sur la conquête des droits civiques.
On peut s’étonner un peu de cette rapidité entre le moment où Barack Obama a pris ses fonctions et celui où il reçoit le prix : moins de 10 mois. Cela suffit-il pour juger l’action en profondeur, même si la différence avec son prédécesseur ne fait aucun doute. Autant Bush, le fils, avait favorisé l’émergence de tensions, autant Barack Obama est venu avec un discours et des premières actions visant à pacifier le monde. Mais, n’est-ce pas un peu tôt ? Ne confond-on pas les intentions et les résultats ? En tous cas, ce prix vient à point nommer pour Barack Obama qui traverse une période difficile, surtout en interne. Et les problèmes auxquels il s’est attelé sont tellement complexes. Ce prix sera peut-être de nature à relancer et crédibiliser les actions engagées.
La réaction de Barack Obama: une surprise non feinte
La transcription du discours
Good morning. Well, this is not how I expected to wake up this morning. After I received the news, Malia walked in and said, “Daddy, you won the Nobel Peace Prize, and it is Bo’s birthday!” And then Sasha added, “Plus, we have a three-day weekend coming up.” So it’s good to have kids to keep things in perspective.
I am both surprised and deeply humbled by the decision of the Nobel Committee. Let me be clear: I do not view it as a recognition of my own accomplishments, but rather as an affirmation of American leadership on behalf of aspirations held by people in all nations.
To be honest, I do not feel that I deserve to be in the company of so many of the transformative figures who’ve been honored by this prize — men and women who’ve inspired me and inspired the entire world through their courageous pursuit of peace.
But I also know that this prize reflects the kind of world that those men and women, and all Americans, want to build — a world that gives life to the promise of our founding documents. And I know that throughout history, the Nobel Peace Prize has not just been used to honor specific achievement; it’s also been used as a means to give momentum to a set of causes. And that is why I will accept this award as a call to action — a call for all nations to confront the common challenges of the 21st century.
These challenges can’t be met by any one leader or any one nation. And that’s why my administration has worked to establish a new era of engagement in which all nations must take responsibility for the world we seek. We cannot tolerate a world in which nuclear weapons spread to more nations and in which the terror of a nuclear holocaust endangers more people. And that’s why we’ve begun to take concrete steps to pursue a world without nuclear weapons, because all nations have the right to pursue peaceful nuclear power, but all nations have the responsibility to demonstrate their peaceful intentions.
We cannot accept the growing threat posed by climate change, which could forever damage the world that we pass on to our children — sowing conflict and famine; destroying coastlines and emptying cities. And that’s why all nations must now accept their share of responsibility for transforming the way that we use energy.
We can’t allow the differences between peoples to define the way that we see one another, and that’s why we must pursue a new beginning among people of different faiths and races and religions; one based upon mutual interest and mutual respect.
And we must all do our part to resolve those conflicts that have caused so much pain and hardship over so many years, and that effort must include an unwavering commitment that finally realizes that the rights of all Israelis and Palestinians to live in peace and security in nations of their own.
We can’t accept a world in which more people are denied opportunity and dignity that all people yearn for — the ability to get an education and make a decent living; the security that you won’t have to live in fear of disease or violence without hope for the future.
And even as we strive to seek a world in which conflicts are resolved peacefully and prosperity is widely shared, we have to confront the world as we know it today. I am the Commander-in-Chief of a country that’s responsible for ending a war and working in another theater to confront a ruthless adversary that directly threatens the American people and our allies. I’m also aware that we are dealing with the impact of a global economic crisis that has left millions of Americans looking for work. These are concerns that I confront every day on behalf of the American people.
Some of the work confronting us will not be completed during my presidency. Some, like the elimination of nuclear weapons, may not be completed in my lifetime. But I know these challenges can be met so long as it’s recognized that they will not be met by one person or one nation alone. This award is not simply about the efforts of my administration — it’s about the courageous efforts of people around the world.
And that’s why this award must be shared with everyone who strives for justice and dignity — for the young woman who marches silently in the streets on behalf of her right to be heard even in the face of beatings and bullets; for the leader imprisoned in her own home because she refuses to abandon her commitment to democracy; for the soldier who sacrificed through tour after tour of duty on behalf of someone half a world away; and for all those men and women across the world who sacrifice their safety and their freedom and sometime their lives for the cause of peace.
That has always been the cause of America. That’s why the world has always looked to America. And that’s why I believe America will continue to lead.
Qui est le plus grand président des Etats-Unis ?
Abraham Lincoln, dont on vient de fêter le bicentenaire de la naissance, vient d’être consacré plus grand président de l’histoire des Etats-Unis. C’est ce qu’indique une enquête réalisée auprès de 65 historiens spécialisés. On trouve ensuite George Washington, Franklin Roosevelt, Théodore Roosevelt et Harry Truman. Ce classement s’appuie sur 10 critères sensés donner la mesure d’un grand président : Force de persuasion, Capacité de gestion de crise, maîtrise de l’économie, autorité morale, politique étrangère, qualités d’administrateur, relation avec le Congrès, vision, sens de la justice et performance dans le contexte historique. Lire la suite »
Barack Obama est-il vraiment le 44e président ?
Barack Obama est bien le 44e président, mais il est la 43e personne à remplir cette fonction. Comment cela est-il possible ? Tout simplement, parce que Grover Cleveland a été président pendant deux termes non consécutifs (1885-1889 et 1893-1897), étant ainsi retenu comme le 22e et le 24e président des Etats-Unis. Une personne, deux présidents en quelque sorte.

Le Président est le chef d’Etat et chef de gouvernement des Etats-Unis d’Amérique, et Commandant en Chef des forces armées.
En vertu de l’article II de la Constitution, le Président est responsable de l’exécution et de l’application des lois créées par Congrès. Parallèlement au quinze départements exécutifs (ministères), chacun mené par un membre désigné de Cabinet du Président, le Président est responsable d’autres agences exécutives telles que la CIA et l’Agence pour la Protection de l’Environnement (EPA).
A quoi sert le Vice President ?
De son côté, Joe Biden est le 46e Vice President des Etats-Unis. Des 45 précédents VP, 9 ont ensuite été élu présidents et 4 ont été élu à la plus haute fonction.
La première responsabilité du VP, peut-on lire sur le site de la Maison Blanche, est se tenir prêt à assumer la charge suprême au cas où le président ne peut plus le faire lui-même. Mais chaque VP assume leur mission différemment : certains se saisissent de certaines tâches, d’autres jouent le rôle de premier conseiller du président. Le VP est également Président du Sénat, mais rares sont ceux qui effectuent réellement cette fonction. D’où l’existence d’un President Pro tempore.
Executive Office
En plus du cabinet composé de 15 Secretaries, le président est assisté de l’Executive Office of the President (EOP) créé par Franklin Roosevelt qui l’assiste au quotidien et héberge les plus proches conseillers. Certains comme le Director of Office of Management and Budget doivent être confirmé par le Sénat, la majorité sont appointés à la discrétion du Président. Les services les plus visibles sont le White House Communications Office et le Press Secretary’Office. D’autres sont plus discrets, mais tout aussi important, comme le National Security Council qui conseille sur la politique étrangère, les renseignements et la sécurité nationale.
Le Cabinet
Le cabinet est composé de 15 Secretaries (c’est leur titre officiel sauf le ministre de la justice qui est Attorney General) appointés par le président et confirmés par le Sénat. Ils sont responsables de leur administration et jouent le rôle de conseillers auprès du Président.
Les Secretaries assurent la succession du Président après le Vice-President, le Speaker of the House et Le Président du Sénat Pro Tempore (celui qui effectue la charge de président du Sénat).
Les 35 plus proches collaborateurs du Président
Ci-dessous les Secretaries dans l’ordre de succession à la présidence, le nombre de fonctionnaires et le budget de leur ministère.
Ce qui sera le plus surprenant pour un Français, c’est la taille microscopique du ministère de l’Education américain qui ne compte qu’un peu plus de 4000 fonctionnaires, à comparer au million pour son équivalent français. Ce qui montre bien, si besoin était, la différence considérable d’organisation de l’Education dans les deux pays. Aux Etats-Unis, l’enseignement, du primaire au supérieur, est largement décentralisé et/ou privatisé.
Etonnamment, la maison donne le budget de tous les ministères sauf celui de deux ministères très sensibles : le fameux DoD (Depatment of Defense) et le DHS (Department of Homeland Security).
Le DoD est basé au Pentagone, celui-là même qui a été l’une des cibles de l’attaque 11 septembre 2001. Barack Obama a eu l’idée de confirmer Robert Gates comme ministre de la Défense qui connait bien le dossier puisqu’il occupait le même poste sous George W. Bush et sera chargé de traiter les deux dossiers extrêmement sensibles des deux guerres américaines : en Irak et en Afghanistan.
Le DHS (Department of Homeland Security) est un création de George W. Bush après l’attaque du 11 septembre via le Homeland Security Act of 2002. Le DHS regroupe 22 agences, incluant les Douanes, les gardes côtes, les services secrets, la TSA (sécurité des transports).
Description du cabinet (Source : whitehouse.gov)
| Ministère | Secretary |
# fonctionnaires |
Budget (en mds $) |
| Department of State www.state.gov |
Hillary R. Clinton |
30 000 |
35 |
| Department of the Treasury www.treasury.gov |
Timothy F. Geithner |
100 000 |
13 |
| Department of Defense www.defenselink.mil |
Robert M. Gates |
> 3 millions |
ND |
| Department of Justice www.usdoj.gov |
Eric H. Holder |
ND |
225 |
| Department of the Interior www.doi.gov |
Ken L. Salazar |
70 000 200 000 bénévoles |
25 |
| Department of Agriculture www.usda.gov |
Tom J. Vilsack |
100 000 |
95 |
| Department of Commerce www.commerce.gov |
Doit être nommé |
38 000 |
6,5 |
| Department of Labor www.dol.gov |
Hilda L. Solis |
15 000 |
50 |
| Department of Health and Human Services www.hhs.gov |
Tom A. Daschle |
65 000 |
700 |
| Department of Housing and Urban Development www.hud.gov |
Shaun Donovan |
9 000 |
40 |
| Department of Transportation www.dot.gov |
Ray H. LaHood |
55 000 |
70 |
| Department of Energy www.energy.gov |
Steven Chu |
100 000 |
23 |
| Department of Education www.ed.gov |
Arne Duncan |
4 200 |
68,6 |
| Department of Veterans Affairs www.va.gov |
Eric K. Shinseki |
235 000 |
90 |
| Department of Homeland Security www.dhs.gov |
Janet Napolitano |
216 000 |
ND |
(1) 1,3 million militaires, 700 000 civils, 1,1 million
dans les National Guard et Reserve force
Historique ?
Demain, pour la 56e fois, Barack Obama va prêter serment sur la même bible que celle utilisée par Abraham Lincoln en 1860. Depuis que George Washington a prononcé la même phrase d’investiture (« Je jure (ou affirme) solennellement de remplir fidèlement les fonctions de président des États-Unis et, dans toute la mesure de mes moyens, de sauvegarder, protéger et défendre la Constitution des États-Unis. »), 8 présidents sont morts en exercice et un (Richard Nixon a été contraint à démissionné au terme la procédure d’Impeachment lancée suite au scandale du Watergate.
L’investiture de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis est un événement historique. Affirmation ou question car il faut se méfier des qualificatifs excessifs. Toutefois, selon Gallup, c’est ce que pensent une majorité d’Américains. 78% d’entre eux considèrent que l’élection de Barack Obama est un des événements les plus importants de l’histoire des Etats-Unis et 33% pensent que même que c’est l’événement le plus important.
Le discours inaugural est un moment particulier qui peut donner la tonalité dans laquelle le nouveau président va inscrire sa mandature. Mais de fait, rares sont ceux qui ont marqué l’histoire. Selon Larry Sabato, professeur de politique de l’Université de Virginie, qui indique avoir relu pour l’occasion tous les discours depuis celui de George Washington quatre président ont prononcé des discours ont marqué l’histoire : Washington pour son second mandat, Jefferson pour son premier, Franklin Roosevelt pour son premier et John Kennedy.
Les enquêtes déjà réalisées montrent que les Américains ont une opinion favorable de leur nouveau président et de la manière avec laquelle il a géré la période de transition. Dans ces conditions, il n’est pas surprenant qu’ils s’attendent à ce que le discours inaugural soit de grande qualité. 86% des Américains pensent que ce discours sera excellent ou bon contre 55% (17 + 38 ) en 2005 pour George Bush II qui bénéficiait d’une opinion favorable concernant la guerre en Irak et 61% en 2001 (16 + 45) pour George Bush.
Who is Nicolas Sarkozy ?
Nicolas Sarkozy est-il le président de la France ? de la Russie ? de la Colombie ? ou du Mexique ? La question semble incongrue et pourtant elle est posée par l’Institut Pew Research Center dans le cadre d’un petit quiz pour tester ses connaissances en politique étrangère.
Parmi d’autres questions sur les fonctions actuelles d’Hillary Clinton, de Robert Gates ou la nature de Guantanamo.
La réponse étonnamment surprenante est que 36% seulement des américains répondent correctement à cette question. Et si l’on demandait aux Américains qui était le président de l’Union européenne au deuxième semestre 2008, ils ne sauraient sans doute pas que l’Europe a un président. Nul n’est prophète en son pays ? Mais parfois encore moins ailleurs !





