maison blanche

La nouvelle donne

Herman Cain : Le troisième homme prend la 2e place

Herman Who ? On se souvient que cette formule avait déjà été utilisée par le passé, notamment avec Jimmy Carter qui semblait surgir de nulle part lorsqu’il s’est présenté pour les élections de 1976. Herman Cain dont  l’expérience politique est assez réduite n’était pas connu du grand public il y a encore quelques semaines. Et à l’issue des premiers débats, il n’a pas vraiment marqué les esprits. Comme Mitt Romney, il a largement mis en avant son expérience de chef d’entreprise comme un gage de bonne conduite des affaires.  Un argument qui passe pas trop mal dans un pays qui sacralise l’entrepreneur.

 

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12 octobre 2011 Publié par | Elections 2012 | , , , , , | Laisser un commentaire

Le créationisme toujours en vogue aux Etats-Unis

Les Etats-Unis sont le pays de la science dit-on couramment. Mais c’est aussi un pays où les gens sont très religieux et parfois même atteint de religiosité. Quatre Américains sur dix croient au créationisme, c’est-à-dire qu’ils adhèrent à l’idée que Dieu a créé l’Homme sous sa forme actuelle il y a environ 10 000 ans. 38 % d’entre eux pensent que Dieu a guidé un processus qui a permis à des formes vivantes sur des millions d’années d’évoluer et de prendre l’enveloppe humaine qui nous caractérise aujourd’hui. Et seulement  16 % pensent que ce même processus s’est développé par lui-même sans une quelconque intervention extérieure, autrement dit sans l’intervention de Dieu. C’est ce qu’indique l’institut Gallup dans une enquête sur cette question qu’il mène depuis longtemps. Lire la suite »

26 décembre 2010 Publié par | Général | , , , , | Laisser un commentaire

La financiarisation de la politique américaine

Malgré la crise, l’argent semble couler à flot pour les élections des midterms 2010. Les sommes collectées et englouties par les candidats aux fonctions de sénateurs et de représentants pour les échéances électorales de novembre devraient atteindre le chiffre pharaonique de 2 milliards de dollars. C’est ce que révèle un rapport que vient de publier le Public Campaign Action Fund, une organisation qui se présente non partisane et qui souhaite améliorer le financement  des partis politiques et des processus électoraux.

On sait qu’à partir d’un montant, les millions, les milliards ou encore plus si on parle par exemple du déficit américain ne signifie plus grand-chose. Présenté autrement, cela signifie que chaque candidat aura dépensé en moyenne l’ordre de 4 millions de dollars. Un chiffre que l’on arrive déjà un peu plus à saisir. La comparaison avec les élections antérieures est tout aussi parlante : les montants dépensés en 2010 seraient deux fois plus élevés qu’ils ne l’étaient il y a seulement dix ans.

On voit donc là une folie contre laquelle il semble urgent de prendre des mesures, mais pour l’instant les Républicains ne semblent pas trop pressés puisque la situation les arrange. Interviewé sur le sujet à l’émission dominicale Meet The Press, Michael Steele, le patron du parti républicain (RNC) ne balayait  pas d’une main la question, mais rappelait tout simplement que c’est la loi et qu’elle doit s’appliquer. Il faisait allusion à l’arrêt récent de la Cour Suprême dans l’affaire Citizen United v. Federal Election Commission (FEC) qui facilite les contributions des entreprises

A eux seuls, les candidats de la Chambre  des Représentants devraient dépenser plus de 1,4 milliard de dollars (alors qu’ils n’auront recueilli que 1,3 milliard) contre « seulement » 938 millions en 2008.

Il est urgent d’attendre

Que faire ? Dans un article publié dans le Magazine Liberal (au sens américain  du terme) par Lawrence Lessig, Professeur de droit de renom (How to Get Our Democracy Back – If You Want Change, You Have to Change Congress) propose deux idées, assez simples au demeurant, qui pourraient résoudre une partie du problème (Le Congres, ressort cassé de la démocratie américaine ?).

La première – proposée en son temps par Theodore Roosevelt – réside sous l’appellation citizen-funded election. Seuls les citoyens peuvent apporter leur contribuer au financement des campagnes électorales à concurrence de 100 dollars maximum par citoyen. Ce qui réduirait sérieusement les budgets, mais ce n’est pas trop grave dans la mesure où tous les candidats seraient à égalité.

La seconde consisterait à interdire à membre du Congrès de travailler pour un lobby, directement ou indirectement, pendant sept ans après la fin de son mandant.

Mais apparemment, le chemin sera long pour arriver à mettre en œuvre ces mesures. La décision de la Cour suprême dans le cas Citizen United v. FEC ne va certainement pas dans la bonne direction. Fait rarissime, Barack Obama s’est payé le luxe de critiquer cette décision dans son récent discours sur l’état de l’Union :

« With all due deference to separation of powers, last week, the Supreme Court reversed a century of law that I believe will open the floodgates for special interests, including foreign corporations, to spend without limit in our elections. I don’t think American elections should be bankrolled by America’s most powerful interests, or worse, by foreign entities. They should be decided by the American people. And I’d urge Democrats and Republicans to pass a bill that helps correct some of these problems. »

Seuls les présidents Harding (1922), Coolidge (1923), Roosevelt (1937), Eisenhower (1953), Reagan (1988) s’étaient autorisés une telle liberté (Has Any President Ever Criticized the Supreme Court During an Oral State of the Union Address?).

Dans son adresse hebdomadaire, Barack Obama a récemment présenté son projet de loi (Weekly address : 18 septembre 2010 projet de loi sur le financement des campagnes politiques) qui permettrait de connaître les groupes ou les entreprises qui financent les campagnes électorales et serait donc censé atténuer les effets de l’arrêt en donnant plus de visibilité aux citoyens. Mais en attendant, comme le disait Michael Steele, « c’est la loi actuelle qui s’applique pour les élections en cours » et pour l’heure elle bénéficie aux républicains.

27 octobre 2010 Publié par | Général | , , , , , | Laisser un commentaire

Etat protecteur ou état oppresseur ?

Le rôle et le pouvoir du gouvernement sont deux éléments fortement discriminants entre les républicains et les démocrates. Les derniers sondages réalisés par l’institut Gallup le démontrent une nouvelle foi. Cette ligne de partage est encore plus importante aujourd’hui étant l’intervention relativement active de l’équipe Obama depuis son entrée en fonction et ce en raison de la crise, avec notamment des initiatives comme le stimulus pour relancer l’économie (ARRA), l’aide aux banques lancée par George W. Bush (TARP), mais étoffée par Barack Obama, la loi sur la santé, la loi sur la régulation financière… qui montrait une nécessaire intervention de l’Etat suite à la crise de 2008. Si, comme les libéraux (au sens français) l’auraient souhaité, l’état n’avaient rien fait, où en serait l’économie américaine ? GM et AIG existeraient-il encore ? Combien de banques auraient coulé ?

Dit de manière simple : les républicains pensent qu’il y a trop d’état alors que cette situation ne semble pas gêner les démocrates. Les indépendants sont un peu comme les centristes en France. Ils entendent se situer ailleurs et être hors du jeu politique traditionnel bipartisan.

En quelques années, ce sentiment a évolué de manière considérable : en 2003, 39 % seulement pensaient que l’état en faisait trop, ils sont 59 % aujourd’hui. Dans un mouvement inverse, ceux qui pensent qu’il fait ce qu’il doit faire, sont passés de 52 à 33 %.

Cette position face au gouvernement se décline sur les quatre questions posées par l’institut de sondage : le pouvoir du gouvernement, son action, les régulations sur le secteur économique et les libertés individuelles.

14 octobre 2010 Publié par | Général | , , , , | Laisser un commentaire

Comment se définissent les républicains, les démocrates et les indépendants ?

Républicains = conservateurs ; Indépendants = modérés et  démocrates = liberals.

Trois égalités qui sont partiellement vraies même si la réalité est un peu plus complexe. Cette réalité peut se traduire de la manière suite :

  • Les conservateurs sont largement majoritaires (72 %) chez les républicains ;
  • Les modérés sont majoritaires chez les indépendants (43 %) ;
  • Et les liberals représentent un groupe important (37 %) chez les démocrates (pas le plus important, mais c’est au sein des démocrates que l’on trouve la plus grande proportion de liberals).

C’est ce qui ressort d’une enquête réalisée par le groupe Gallup intitulée Conservatives Maintain Edge as Top Ideological Group révèle que le groupe des Américains qui se déclaarent conservateurs est le plus important avec 40 % de la population devant les démocrates avec 36 %. N’est-ce pas là un peu étonnant seulement un an après l’élection assez facile de Barack Obama ? En fait en 2008, lors de la dernière enquête de ce type, les deux groupes étaient à égalité avec 37 %. Lire la suite »

1 novembre 2009 Publié par | Général | , , , , , , | Laisser un commentaire

La troisième révolution américaine en marche

19-mars2Le titre est tiré du livre de Jacques Mistral (1) et reprend un thème développé depuis quelques mois sur une nouvelle ère qui vient de s’ouvrir avec l’élection de Barack Obama et qui met un terme à près de trente années de libéralisme, de dérégulation et de moins d’état. La phrase de Reagan de son investiture « l’État n’est pas la solution à nos problèmes… L’État est le problème » était caractéristique de cette ère qui vient de se clore avec le départ de George W. Bush.

La crise va sans doute marquer un tournant majeur dans l’évolution des Etats-Unis et faire émerger un pays nouveau. Plus rien ne sera comme avant sous la conjugaison de deux phénomènes :

- la crise, elle-même, qui réduit considérablement la confiance que les américains accordent à leurs institutions financières et restaure celle qu’ils avaient perdu dans leur gouvernement ;

- l’évolution de fond de l’opinion américaine engendrée par l’arrivée des nouvelles générations (The Millennial Generation ou génération Y) et le changement démographique marquée par une poussée non démentie de l’immigration et le renforcement régulier des minorités, principalement des Hispaniques. Il faut avoir présent à l’esprit que la population américaine évolue très rapidement, beaucoup plus rapidement que celles des pays européens. En 2042, selon les projections de l’U.S. Census Bureau indiquent les Etats-Unis seront majority-minorities, c’est-à-dire que les minorités seront majoritaires. Lire la suite »

19 mars 2009 Publié par | Général | , , , , , | Laisser un commentaire

Les entreprises aux Républicains, le gouvernement aux Démocrates

12-marsDémocrates ou Républicains, c’est blanc bonnet, bonnet blanc. C’est sans doute ce que pensent nombre de Français. Et l’idée qu’on s’en fait de ce côté-ci de l’Atlantique, sur le plan économique, correspond assez bien à la réalité.

Les Républicains accordent leur faveur aux entreprises alors les Démocrates penchent plutôt du côté du gouvernement. Plus précisément, près de 2 Républicains sur 3 accordent leur confiance aux entreprises pour résoudre la crise et 72% des Démocrates pensent que le gouvernement est le mieux placé pour cela.

Globalement, 53% des Américains (à peu près la même proportion que ceux qui ont voté pour Barack Obama – Actuellement, les Américains sont majoritairement démocrates : Etre démocrate, c’est cool !) ont confiance dans leur gouvernement. Ce qui en cette période est assez remarquable tant Barack Obama et son Administration sont en première ligne, soutenus par un Congrès à majorité démocrate.

Bien sûr, certains commentateurs conservateurs  comme Rush Limbaugh, n’hésite pas à déclarer que « les Etats-Unis s’engagent dans la voie du socialisme. L’idée a été défendue dans des journaux plus modérés comme Newsweek ou le Wall Street Journal.

Jusqu’où ne pas aller trop loin

Le gouvernement en fait-il trop ou devrait-il en faire plus ? Sur la première branche de l’alternative se portent 84% des Républicains, sur la seconde 65% des Démocrates. IL en résulte globalement que la majorité considère que le gouvernement ne doit pas en faire plus.

Sur une longue période, on voit néanmoins que les Américains ont une certaine suspicion de leur institution. La seule période où ceux qui pensaient que le gouvernement devait en faire plus était juste après le 11 septembre 2001. Cela correspond d’ailleurs à un moment où la popularité de George W. Bush était à son plus haut niveau. On sait ensuite ce qu’il en advenu. Avec une sortie quasi pathétique. Rappelons que George W. Bush s’était fait hué à deux reprises lorsqu’il a rejoint son hélicoptère à la fin de la cérémonie d’investiture de Barack Obama.

Rush Limbaugh : « I want him to fail ».

12 mars 2009 Publié par | Général | , , , , , , , | Laisser un commentaire

   

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