Primaires : Romney, Romney et Romney
Et de trois pour Mitt Romney qui remporte largement les primaires du 3 avril dans le District of Columbia, le Maryland et le Wisconsin. Les 70 % à DC s’expliquent par le fait que Rick Santorum, le seul qui peut apporter une certaine concurrence à Mitt Romney aujourd’hui, ne participait pas au scrutin.
Au total, Mitt Romney raffle 85 délégués en laissant 6 à Rick Santorum. Le favori possède désormais un stock de 695 délégués sur les 1144 nécessaires pour avoir la majorité. Mais paradoxalement, cela ne change pas grand-chose au problème dans la mesure où il n’est pas sûr du tout d’obtenir cette nécessaire majorité lors de la Convention des républicains qui se tiendra du 27 au 30 août prochain à Tampa Bay en Floride. Ce qui pourrait se traduire par une situation délicate dans laquelle l’issue serait incertaine.
Cette situation est due notamment au fait que la méthode d’affectation des délégués sera principalement sur le mode proportionnelle répartissant beaucoup plus les délégués aux différents candidats.
Prochaine étape, le 24 avril où se tiendront des primaires dans 5 états : New York, Connecticut, Delaware et Rhode Island et Pennsylvanie. Mitt Romney est favori dans tous sauf la Pennsylvanie où en tant qu’ancien gouverneur de l’état Rick Santorum devrait l’emporter. Juste de quoi faire encore durer le « plaisir ». En fait, cela prolonge un processus qui affaiblit les républicains face à un Obama qui reprend du poil de la bête d’autant que la situation économique montre quelques signes encourageants. Et Romney rencontre quelques difficultés majeures dans l’électorat, notamment les femmes et les hispaniques. Côté électrices, Obama aurait une avance de 18 % sur son probable challenger républicain. Chez les hispaniques dont le corps électoral prend de l’importance à chaque élection, il fait beaucoup moins que ses prédécesseurs : entre 14 et 23 % contre 33 % à McCain en 2008 et 40 % à George W. Bush en 2004.
Louisiane : Santorum haut la main
Romney, Santorum… Santorum, Romney… Telle est désormais la série à laquelle on assiste dans ces primaires. Rick Santorum gagne largement les primaires de Louisiane avec 49 % contre 27 % à Mitt Romney. Dans la course au Monsieur « True Conservative », Rick Santorum a gagné définitivement face à Newt Gingrich qui s’accroche, sans doute par obstination et arrogance.
« La course est longue et loin d’être finie » a déclaré Rick Santorum commentant les résultats et sur ce point on ne peut que lui donner raison. Mitt Romney qui a près de la moitié des délégués est en bonne voie, mais ne s’est pas encore imposé loin s’en faut. Romney qui est un peu le candidat par défaut a désormais endossé l’appellation RINO (Republican-in-name-only). En tous cas, dans le Sud, c’est Santorum qui s’est imposé en gagnant 6 Etats de cette région conservatrice des Etats-Unis.
Prochaines étapes le 3 avril : Maryland, Wisconsin et Washington D.C, trois états dont le profil électoral très différent et qui ne feront que donner un aspect confus à ces primaires. Ensuite, trois semaines de calme pendant lesquels les candidats auront tout le temps de faire le point sur la marche à suivre pour une dernière phase qui devrait conduire jusqu’à juin.
Alabama, Mississippi, Hawaï : Santorum poursuit sa route
Deux sur trois dans ces trois Etats, deux Etats du Sud. Romney gagne à Hawai l’Etat un peu particulier d’Hawaï où Barack Obama avait son plus fort score en 2008. Après le Kansas, samedi dernier, Santorum continue donc sur sa lancée. Les primaires vont donc être longues et s’orientent vers un match à deux – Romney et Santorum -, avec à côté Ron Paul, un trublion qui entend faire entendre sa singulière musique et Newt Gingrich dont on ne comprend pas vraiment pourquoi il s’acharne.
Maintenant, la question est de savoir si l’un des candidats arrivera à la convention GOP de Tampa fin août avec le nombre de délégués nécessaires et si on n’aura pas affaire à une « brokered convention » où la nomination du candidat nécessite une intervention du parti, sachant que le surgissement d’un candidat tiers n’est évidemment pas très réaliste.
En fait, contrairement à ce que l’on pourrait penser (moi le premier), le RNC (Republican National Committee) avait organisé les Primaires afin qu’elles soient longues. Avant le 1er avril, l’allocation des candidats étaient plutôt de type proportionnel maintenant un maximum de prétendant. Et avant le 1er avril, 1277 délégués seront alloués. Ensuite, sur les trois mois restants, 75 % des délégués seront affectés selon le mode « winner takes all » où le gagnant remporte tout. La raison est de s’inspirer de la campagne de désignation du candidat démocrate en 2008 (Barack Obama avait été désigné mathématiquement le 3juin 2008) qui avait permis de sillonner tous les états et de préparer ainsi le terrain.
Après le Kansas, enlisement des primaires
Rick Santorum gagne logiquement les primaires du Kansas puisque Mitt Romney n’y avait pas mis beaucoup d’énergie. Globalement, cette étape du samedi 10 mars confirme encore l’idée que les primaires vont être longues, peut-être trop longues pour les candidats républicains. Ce qui pourrait avoir pour conséquence de sélectionner un candidat qui arrivera exsangue tant sur le plan financier qu’énergétique en mai, voire juin.
Mitt Romney a donc arraché 454 délégués, plus du double de Rick Santorum mais encore loin, très loin des 1144 délégués nécessaires pour être élus le candidat du GOP.
Prochaine étape, le mardi 13 mars avec deux étapes dans le Sud, en Alabama et au Mississippi, où aucun candidat ne semble en mesure de pouvoir s’imposer.
Primaires du Kansas : Ad astra per aspera (1)
Nouvelle étape dans cette course sans fin à la nomination du candidat républicain qui passe un peu inaperçue avec principalement le caucus du Kansas où l’affectation de 50 délégués est en jeu. Après le Super Tuesday de mardi dernier, cette étape n’est évidemment pas décisive et s’inscrit plutôt dans un processus qui devrait se prolonger encore de longues semaines. De quoi harasser le futur candidat républicain face à un Obama qui arrivera frais (sans parler de sa charge de président s’entend) lorsque la dernière étape de la campagne s‘ouvrira, celle de l’affrontement décisif entre les candidats démocrate et républicain.
Certes, il y a eu de longues primaires par le passé qui n’ont pas eu d’incidences sur le résultat final. A commencer par les élections de 2008 où Barack Obama a fini par l’emporter sur Hillary Clinton le 3 juin. Et cela ne la pas empêcher de gagner face à John McCain. Il faut dire que la crise lui avait donné un coup de pouce.
Les primaires vont donc s’étirer jusqu’en mai, voire juin. Car Mitt Romney est encore loin du compte en nombre de délégués et il se trouve que sur les primaires restantes (une trentaine d’états), quatre seulement utilisent la règle du Winner takes all, les autres utilisant un mode de répartition proportionnel.
Le quotidien USA Today a fait un peu d’arithmétique électorale. A ce jour, Mitt Romney a gagné 56 % des délégués et doit remporté 47 % des délégués restant ? Ce qui est faisable, mais prendra du temps. Evidemment, les proportions sont beaucoup plus élevées pour les autres candidats : 63 % pour Rick Santorum, 67 % pour Newt Gingrich et 71 % pour Ron Paul.
(1) « Jusqu’aux étoiles par des sentiers ardus », c’est la devise de l’état du Kansas.
| Kansas | 40 | Caucus | Caucus Information from Kansas GOPU.S. |
| Virgin Islands | 9 | Caucus | Caucus Information from VI GOP |
| Guam | 9 | Caucus | Caucus Information from KUAM |
| Northern Mariana Islands | 9 | Caucus | Caucus Information from Saipan Tribune |
Super Tuesday : Romney ne lache pas vraiment Santorum
Sur les 9 des 10 Etats pour lesquels les résultats sont connus (les votes ne sont pas finis d’être dépouillés en Alaska), Mitt Romney gagne dans 5 états dont le très important Ohio, Rick Santorum gagne dans 3 états et Newt Gingrich arrive en tête que dans la seule Géorgie.
En termes de délégués, Mitt Romney est assez loin devant, mais n’a sans doute pas un avantage décisif et la campagne va donc se poursuivre encore de longues semaines.
On ne voit pas très les raisons qui devraient logiquement motiver à poursuivre Newt Gingrich de continuer la course. Quant à Ron Paul, s’il se maintient dans la course, c’est sans doute plus pour développer ses idées qui détonnent par rapport aux trois autres candidats.
Primaires Arizona / Michigan : Coup double pour Romney
Après les trois semaines du February Freeze où la campagne prend ses quartiers d’hiver, les primaires ont donc repris leur marche avec deux étapes importantes au Michigan et en Arizona. Mitt Romney fait coup double, très largement dans l’Etat de l’Arizona et de manière beaucoup plus serrée dans le Michigan. Rappelons que le père de Mitt Romney, George W. Romney a été président d’AMC (American Motors Company) et surtour gouverneur de l’état du Michigan de 1963 à 1969. Il a également été candidat candidat à la primaire présidentielle du Parti républicain américain de 1968.
Mitt Romney prend donc une option sur la nomination, avec à son actif six victoires (New Hampshire, Florida, Nevada, Maine, Michigan et Arizona) et totalise 163 délégués. Prochaine étape l’état de Washington le samedi 3 mars avant le Super Tuesday, le mardi 6 mars, date souvent déterminante, où les primaires se déroulent dans 10 états avec 437 délégués en jeu.
Primaires républicaines | Colorado, Minnesota (et Missouri) : Romney et Santorum
Trois nouvelles étapes aujourd’hui dans les Etats du Colorado, du Minnesota et du Missouri. Selon les derniers sondages, Romney devrait l’emporter dans le Colorado alors que Santorum pourrait passer devant celui qui est désormais le favori pour la nomination républicaine.
Le Missouri est juste un « concours de beauté » puisqu’il n’y a aucune attribution de délégués. Le « vrai » Caucus se tiendra le 17 mars avec l’attribution de 52 délégués. Il n’aura sans doute plus d’importance dans la mesure où le Super Tuesday pourrait bien mettre un point final dans la course à nomination.





























