maison blanche

La nouvelle donne

Que les républicains sont-ils devenus ?


On ne peut s’empêcher d’établir le parallèle entre le parti républicain américain et le parti socialiste français : ils sont tous les deux dans le creux de la vague et on ne voit pas vraiment ce qui pourrait changer cette situation. Tous deux se cherchent un positionnement. Côté parti républicain, la question se pose de savoir s’il devrait prendre des positions encore plus conservatrices ou, au contraire, adopter une position plus au centre pour attirer des indépendants égarés.

Le trou d’air est relativement normal après une élection qui a porté les démocrates à la Maison Blanche, au sénat et à la maison des Représentants. Mais après six mois, les premiers signes de reprises ne semblent pas se manifester. C’est plutôt le doute qui envahit la droite américaine.

Selon un sondage réalisé par l’institut Gallup, 4 américains républicains sur 10 déclarent avoir une opinion défavorable de leur propre parti. Alors que, de l’autre, Ils ne sont que 7% côté démocrate.

Cela se traduit évidemment au niveau global : 59 % des Américains ont une vision défavorable des Républicains, le niveau le plus élevé depuis une quinzaine d’années.

Mais il y a aussi des différences. D’abord, le PS pourrait bien disparaître sous sa forme actuelle alors qu’il y a bien peu de chances de voir disparaître le parti républicain en raison du régime bi partisan américain. Ensuite, alors que les républicains se cherchent un vrai leader, le PS en aurait plutôt trop.

Au-delà de cette très mauvaise opinion des républicains pour leur propre parti, le manque de leaders est un autre problème crucial. Lorsqu’on interroge les républicains sur la personnalité qui porte haut la voix du parti aujourd’hui, trois noms se dégagent, mais avec des proportions relativement faibles : le commentateur radio Rush Limbaugh (10%), Dick Cheney, l’ancien vice président de George Bush (9%) et Newt Gingrich, l’ancien speaker (10%). Vient ensuite George McCain avec 6%. C’est là un grave problème car aucune de ces quatre personnalités ne peut prétendre incarner l’avenir du parti. Les deux premiers donnent une image extrêmement négative.

Comparé à Rush Limbaugh, Jean-Marie Le Pen semble parfois un modéré. Le commentateur politique à succès (on le crédite de plus de 13 millions d’auditeurs assidues à ces émissions de radio) n’avait pas manquer de déclarer qu’il souhaitait l’échec de Barack Obama. C’est lui aussi qui avait dit que Sonia Sotomayor était une « reverse racist ». Quant à Dick Cheney, il donne une image de la force obscure de la politique. Et depuis l’élection de Barack Obama, l’ancien Vice President ne sait faire que verser sa bile sur l’actuel locataire de la Maison Blanche. Peut-être plus que le positionnement du parti, l’absence de leadership qui constitue le problème majeur du parti républicain. Et ce n’est pas Sarah Palin, malgré quelques tentatives, qui a l’étoffe d’apporter une quelconque réponse à cette difficile question.

Etre démocrate, c’est cool !

Les entreprises aux Républicains, le gouvernement aux Démocrates

Affaiblissement du Camp républicain, envolée des indépendants

Les indépendants sont devenus le premier parti

Un échantillon de Rush Limbaugh (4 séquences sur 10 suffiront pour se faire une opinion)


Dick Cheney, le mauvais génie de George Bush

Newt Gingrich on Global warming

Newt Gingrich on Sarah Palin (étonnant)

Vers la dictature avec Obama


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11 juin 2009 - Posted by | Général | , , , , ,

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