maison blanche

La nouvelle donne

Trumpcare ou Nocare


Au pays du Trumpcare bien plus qu’ailleurs, il vaut mieux être riche et bien portant que pauvre et malade. Après une première tentative, les républicains de la Chambre des Représentants sous la pression de Donald Trump ont finalement voté la fameuse loi d’assurance maladie qui permettra de « repeal and replace » l’Obamacare, une quête poursuivie dès que la loi d’Obama a été passée. Donald Trump et aussi Paul Ryan qui avaient besoin d’une victoire politique, quel qu’en soit le prix et les conséquences, ont donc savouré ce moment en fêtant cette première étape dans les jardins de la Maison Blanche, même si le vote a été serré, 217 contre 231. Peu importe, le vote est passé.

Pourtant, la loi est encore loin d’arriver sur le bureau de Donald Trump pour recevoir sa signature. Il faut qu’elle soit votée par le Sénat, ce qui est loin d’être gagné. Car la seconde version de la loi qui vient d’être votée est encore plus dure que la première afin de satisfaire les exigences des membres du Freedom Caucus. Et au Sénat, les Républicains ont une faible majorité (52 contre 48) ce qui ne permet pas la moindre défection. Or plusieurs sénateurs républicains dits modérés ne sont du tout prêts à voter la loi en l’état. Au minimum, ils vont donc élaborer une nouvelle mouture qui sera sans doute assez différente. Et s’ils arrivent à se mettre d’accord pour la voter, il faudra que cette version revienne devant la Chambre des Représentants. Donc ce n’est pas fait.

Entre temps, des réunions d’Américains dans de nombreuses circonscriptions ont largement montré ce qu’ils pensaient de cette nouvelle proposition de loi. D’ailleurs, un sondage synthétise ces démonstrations : les Américains la désapprouvent en très grande majorité. Pour simplifier : Les Américains ont perdu une bataille mais pas la guerre.

Dès le vote de l’Obamacare, les républicains ont eu une obsession : l’abroger. Ils s’y sont essayé une soixantaine de fois pendant les deux mandats d’Obama sachant que leur démarche ne pouvait aboutir. Le principe de l’assurance est de mutualiser les risques. Et donc, pour la santé, si on devient malade, ce sont les biens portants qui payent et qui sont mécontents parce qu’ils doivent payer pour ce qu’ils pensent être un service – et non une assurance – dont ils ne bénéficient. La seule solution est donc de mettre en place un système dit de Single Payer System (comme notre Sécurité Sociale) auxquels sont affiliés tous les citoyens. Mais pour les Républicains, c’est là une solution qui va à l’encontre de leurs idées, c’est perçu comme du socialisme appliqué à la santé et une loi liberticide puisqu’elle oblige tous les citoyens à prendre une assurance. Permettre à certains de s’en exempter supprime tout l’intérêt du système. Jusqu’ici on pouvait s’exclamer « we don’t care », désormais il faudra dire « we don’t Trumpcare »

Ci-dessous un échange entre Robert Reich, ancien ministre du travail de Bill Clinton et Stephen Moore, ancien conseiller de Donald Trump

Et une explication de texte de Robert Reich

Et une réaction de Bernie Sanders

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5 mai 2017 - Posted by | Général

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