maison blanche

La nouvelle donne

Après l’intimidation, les menaces…

On connaissait Dennis The menace dans les années 60, Max La menace plus récemment. Voici Donald The Menace. Donald Trump ne semble pas trop faire la différence entre son job d’animateur de l’émission the Apprentice et son rôle de président des Etats-Unis. Il a finalement renvoyé le directeur du FBI, James Comey (You are fired) tout simplement parce qu’il ne faisait pas du « bon boulot ». Une initiative surprenante puisqu’il doit sans doute son élection à celui-ci, mais Donald Trump ne doit pas aimer être obligé, et il avait loué son courage lorsqu’il avait rouvert le dossier quelques jours avant les élections. Par ailleurs, ce limogeage est intervenu a un moment délicat puisque James Comey venait demander un surcroit de budget pour l’investigation sur l’affaire russe, le Trumpgate. Démettre un directeur du FBI n’est pas une petite affaire. C’est arrivé une seule fois, en 1993, par Bill Clinton. La décision est nettement moins approuvée qu’alors selon un sondage réalisé par l’institut Gallup. Mais l’autre différence est que l’on observe une forte polarisation : les républicains soutiennent largement, les démocrates rejettent en masse.

Dans l’explication de ce renvoi, la Maison Blanche a fait part d’un embrouillamini total. Au début, il s’agissait d’une requête du ministre de la Justice, Jeff Sessions (qui avait ne pas vouloir être impliqué dans cette affaire) à la suggestion du numéro deux du ministère de la Justice Rod Rosenstein. D’ailleurs, Donald Trump l’a reconnu explicitement en indiquant dans un tweet qu’il était difficile d’être toujours à 100 % précis et que donc il allait peut-être supprimer les conférences de presse quotidiennes. Ensuite, dans l’interview qu’il a donné à la chaine NBC, Donald Trump contredit tout le monde en expliquant qu’il pensait le « virer » depuis un moment et que de toute façon il n’y avait pas de bon moment pour ce genre de décision.

Dans le courrier qu’il a envoyé au directeur du FBI, Donald Trump indique que ce dernier lui a affirmé qu’il n’était sous investigation. Maintenant que James Comey est redevenu simple citoyen, il aura certainement des choses à dire. Sauf Donald Trump a fait marcher sa machine à Tweet pour ce qui peut clairement être interpréter pour une menace.  Mais l’étau se resserre et il semblerait que Donald Trump perde ses nerfs et commence à s’agiter. Que va faire le prochain le prochain directeur du FBI ? Aura-t-il le cran de nommer un procureur indépendant réclamé par tous les démocrates (combien de temps les républicains vont-ils soutenir leur président car certains déjà penser aux élections de 2018) ? On le saura assez rapidement. Comme on disait au temps de la Samaritaine, « il se passe toujours quelque chose à la Maison Blanche », tout particulièrement depuis que Donald Trump y a élu résidence.

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12 mai 2017 Posted by | Général | Laisser un commentaire

Dell, HP, IBM : trois entreprises technologiques, trois stratégies

Pour la première fois, Dell et EMC désormais réunies à la suite de la plus importante acquisition dans l’industrie IT, organisait sa première conférence annuelle sous cette nouvelle bannière à Las Vegas.

En une décennie, Dell est passé d’un simple fabricant de PC à celui d’un fournisseur global de technologies informatiques pour le data center des entreprises. En fait, Dell est devenu Dell Technologies est aujourd’hui le leader du secteur informatique au terme d’un parcours étonnant.

En 2007, Kevin Rollins quitte l’entreprise Dell et Michael Dell, le fondateur, reprend les rênes de la société qui traverse des années difficiles qui lui ont fait perdre sa place de numéro Un des PC. Pendant un temps et après le rachat de Perot Systems donne l’impression de suivre la stratégie d’IBM et d’HP. Mais la suite le démentira. Michael Dell prend alors la décision de sortir l’entreprise de la bourse pour redevenir une société privée (non cotée) et fait le pari de racheter EMC, un autre acteur informatique presque aussi gros que lui spécialisé dans les systèmes de stockage. A 67 milliards de dollars, l’addition est élevée et c’est l’acquisition la plus importante jamais réalisée dans l’industrie informatique. Michael Dell s’associe au fonds d’investissement Silverlake pour financer l’opération et revend ensuite quelques filiales jugées hors du cœur de métier désormais redéfini : l’infrastructure informatique. Au terme de cette profonde mutation, Dell Technologies – la nouvelle appellation de l’entreprise – est devenu le numéro un du secteur informatique : un chiffre d’affaires d’environ 80 milliards de dollars et quelque 160 000 salariés.

Quasi simultanément, HP, qui lui, aussi avait suivi la voie d’IBM vers les logiciels et les services, décide de se scinder en deux entreprises, l’une HP Inc spécialisée dans les imprimantes et les PC et l’autre HPE concentrée sur l’infrastructure informatique pour le data center. La raison invoquée par Meg Whitman, la patronne de l’entreprise, est que chacune des 2 entreprises pourra mieux se concentrer sur son nouveau cœur de métier et auront plus d’agilité. Small est redevenu beautiful après la course à la croissance engagée par Carli Fiorina dans les années 2000. HPE et HPI représentent à peu près le même chiffre d’affaires, 50 milliards de dollars.

Donc là où Dell a recherché la taille, HP s’est séparé en deux entreprises spécialisées. Et IBM ? Big Blue a engagé à partir des années 2000, une stratégie largement tournée vers le logiciel et les services informatiques et s’est détournée peu à peu de la fourniture de matériels qui représentent aujourd’hui moins de 10 % de son chiffre d’affaires. Depuis 2005, IBM considérablement transféré ses activités offshore, tout particulièrement en Inde, aujourd’hui la première filiale qui emploie plus de salariés qu’aux Etats-Unis. Parallèlement, IBM a développé une technologie d’intelligence artificielle avancée baptisée Watson. Celle-ci est connue du grand public depuis qu’elle a permis de battre les champions du jeu télévisé Jeopardy.

 

 

Watson est utilisé dans différents secteurs comme la santé et la finance et concentre une partie importante des ambitions d’IBM. Autre différence avec HP et Dell, IBM entend être un des principaux fournisseurs de services cloud là où pour HP et Dell fournissent les pelles et les pioches de cette ruée vers qu’est le cloud computing. De fait, IBM est dans le Top 4 derrière Amazon Web Services, une filiale d’Amazon, et à égalité avec Microsoft et Google.

 

Trois fournisseurs informatiques devenus quatre, trois stratégies totalement différentes. Il est encore trop tôt pour savoir laquelle sera gagnante mais il n’est pas assuré que les trois soient couronnées de succès.

12 mai 2017 Posted by | Général | Laisser un commentaire