maison blanche

La nouvelle donne

Après la téléréalité, le cinéma fiction

Lors de leur rencontre historique, le président Trump a montré au leader nord-coréen Kim Jong-un une vidéo montrant les possibilités d’un avenir pacifique entre la Corée du Nord et les États-Unis.

13 juin 2018 Posted by | Général | Laisser un commentaire

Réactions sur l’accord entre la Corée du Nord et les Etats-Unis

La Brookings Institution a compilé dans un rapport intitulé Order from Chaos, Around tha halls : Brookings experts react to the Trump-Kim Jong-un summit in Singapore des réactions d’experts sur l’accord que viennent de signer Kim Jong-un et Donald Trump. Une idée commune se dégage : cet accord n’apporte pas d’éléments nouveaux même s’il apaise les relations explosives entre les dirigeants des deux pays. Tout reste à faire. Donald Trump a fait la photo, Mike Pompeo va devoir faire le travail. La Chine est le grand vainqueur de ce sommet.
Ci-dessous des extraits des commentaires.

Jung Pak, SK-Korea Foundation Chair in Korea Studies and Senior Fellow in the Center for East Asia Policy Studies

The Singapore summit produced little more than frothy statements without substance, with little accountability for Kim Jong-un to cease and dismantle his nuclear weapons program.

Jonathan Pollack, Nonresident Senior Fellow in the Center for East Asia Policy Studies and the John L. Thornton China Center

The joint statement is a decidedly underwhelming document, consisting largely of generalities and platitudes that Trump quickly tried to oversell. It contained far fewer specifics than most observers expected, and much less than what Secretary of State Mike Pompeo promised. It obligates North Korea to very little.

Evans Revere, Nonresident Senior Fellow in the Center for East Asia Policy Studies

The summit statement itself was sparse, anodyne, and detail-free. It could just as easily have been drafted and agreed upon by senior officials a month ago, or even in 1994 or 2000. The statement was a collection of vague aspirational goals.

Robert Einhorn, Senior Fellow in the Center for 21st Century Security and Intelligence and the Arms Control and Non-Proliferation Initiative
The summit clearly fell short, with only a reaffirmation of Pyongyang’s familiar and vague pledge to “work toward” denuclearization.

Ryan Hass, David M. Rubenstein Fellow in the Center for East Asia Policy Studies and the John L. Thornton China Center
In evaluating the outcome of the summit, the big winner was China. China would like to see a reduction in military forces in Northeast Asia and a widening of the gap between the United States and its allies and partners. Beijing is now on track to achieve these objectives at little cost.

Richard Nephew, Nonresident Senior Fellow in the Center for 21st Century Security and Intelligence and the Arms Control and Non-Proliferation Initiative

The most important element of the statement that Trump and Kim signed was the delegation to Pompeo and “a relevant high-level DPRK official” to continue the negotiations, ensuring that there will be a reversion to more technical and detailed talks.

Katharine Moon, Nonresident Senior Fellow in the Center for East Asia Policy Studies
Underwhelming” is how I characterize the Singapore summit between Donald Trump and Kim Jong-un.

Jonathan Stromseth, Lee Kuan Yew Chair in Southeast Asian Studies and Senior Fellow in the Center for East Asia Policy Studies and the John L. Thornton China Center
The outcome of the summit is more concerning: It could have long-term security implications, not just for Northeast Asia but for the broader region.

Michael O’Hanlon, Senior Fellow in the Center for 21st Century Security and Intelligence and Director of Research for Foreign Policy
I am a little happier than some of my colleagues with the outcome in Singapore—perhaps because I am still recovering from the anxiety I felt in 2017 over an all-too-real risk of war, and would take even a flawed diplomatic process over that mutual brinkmanship any day.

Tarun Chhabra, Fellow in the Project on International Order and Strategy
with no concrete commitments on real denuclearization.

Jeffrey Bader, Senior Fellow in the John L. Thornton China Center
For his part, President Trump achieved, among other things: a significant decrease in the war atmosphere that prevailed in the Korean peninsula over the last year  (…) North Korean reaffirmation of the goal of denuclearization of the Korean Peninsula, with no details, road map, or timetable;

13 juin 2018 Posted by | Général | Laisser un commentaire

La conciliation des pouvoirs

La théorie de la séparation des pouvoirs vise à séparer les différentes fonctions de l’État, afin « de limiter l’arbitraire et d’empêcher les abus liés à l’exercice de missions souveraines. Si cette théorie est souvent invoquée dans les régimes démocratiques, elle a été plus ou moins rigoureusement mise en pratique ». Théorie développée par Locke (1632-1704) et Montesquieu. L’Angleterre et la France s’honorent d’avoir apportée cette idée si essentielle au fonctionnement de la démocratie. Même si leur régime politique, surtout de ce côté-ci de la Manche, elle ne l’a pas toujours appliquée.

La doctrine des checks and balances

Les Américains qui envisageaient le fondement d’un état fédéral sont allés un peu plus loin en développant le principe des checks and balances. Cette théorie a fortement inspiré les rédacteurs de la Constitution américaine, qui ont institué en 1787 un régime présidentiel organisé selon une séparation stricte des trois pouvoirs, tempérée par l’existence de moyens de contrôle et d’action réciproques conçus conformément à la doctrine des « checks and balances ».

Afin d’éviter que chacun des pouvoirs n’abuse de ses prérogatives, les constituants américains ont ainsi prévu un strict partage des compétences entre organes fédéraux et États fédérés. Ils ont également réparti le pouvoir législatif entre deux assemblées, donné au Président un droit de véto sur les textes législatifs, et reconnu parallèlement au Sénat la faculté de s’opposer aux nominations relevant du Président ou encore aux traités internationaux négociés par l’administration.

Mais voilà, derrière le principe, il y a les hommes. Le principe de séparation des pouvoirs tout comme celui des checks and balances doivent être mis en œuvre par les hommes. Et lorsque ceux-ci abdiquent, alors le principe ne fonctionne plus.

Avec Donald Trump, patron d’une PME familiale devenu président et qui n’entend pas s’embarrasser de ces vestiges de fonctionnement démocratique, tout semble changer. On est passé du régime de la séparation des pouvoirs à celui de la conciliation des pouvoirs. C’est en tout cas l’opinion du sénateur républicaine Bob Corker, chairman of the Senate’s Committee on Foreign Relations, qui se lamente de la conduite de ses collègues qui n’ont pas proposé un seul amendement parce que cela pourrait « upset the president ». Il est vrai qu’il n’a rien à perdre puisqu’il ne se représente pas aux prochaines élections de mi-mandat.

 

13 juin 2018 Posted by | Général | Laisser un commentaire