maison blanche

La nouvelle donne

Donald Trump, le ressentiment permanent

Il y a trente ans, Donald Trump s’en prenait aux Japonais alors que la Chine n’était pas encore une superpuissance. Donald Trump voit le monde comme un jeu à somme nulle, si certains gagnent, d’autres perdent nécessairement.

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20 juillet 2018 Posted by | Général | Laisser un commentaire

Allo Emmanoouuuel, this is Donald the stable genius !

Une analyse de Reuters s’est penchée sur les conversations téléphoniques que les deux présidents entretiennent avec les dirigeants internationaux. Ainsi, depuis que Trump a pris ses fonctions en janvier 2017, il a eu plus de 200 conversations téléphoniques avec plus de 40 dirigeants. Cependant, jusqu’au 6 juillet il n’a échangé que huit fois au téléphone avec Poutine.

Emmanuel Macron est le dirigeant qui a eu le plus de conversations téléphoniques avec Trump (25) et il s’est également entretenu 15 fois au téléphone avec Poutine. Le président russe a quant à lui passé le plus de temps au téléphone avec Erdoğan, les deux dirigeants s’étant appelés 28 fois.

Infographie: Avec qui Trump et Poutine téléphonent-ils le plus ? | Statista

20 juillet 2018 Posted by | Général | Laisser un commentaire

Unleashed Fake News !

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17 juillet 2018 Posted by | Général | Laisser un commentaire

Poutine – Trump : victoire par abandon

Si l’on filait la métaphore sportive à l’issue de la Coupe du monde de football, dans le match qui l’opposait à Donald Trump, Vladimir Poutine n’a ni gagné aux points, ni par KO, mais par abandon du président américain (Kim-Trump : 2-0).

On se souvient du « Mr Gorbatchev, tear down this wall ». Les Américains ont droit aujourd’hui au « Mr Poutine, attaquez nos systèmes informatiques… ». Ronald Reagan doit se retourner dans sa tombe alors que les républicains – à l’exception de John McCain entre autres – restent muets ou réagissent une peu car ils ont retourné leur veste pour endosser les nouveaux habits que leur propose Donald Trump. Le « stable genius » est devenu leur maître à penser ou plutôt leur maître à ne pas penser. La conférence de presse donnée conjointement par l’autocrate russe et le président américain ponctue une semaine dont nombre d’Américains pourront se souvenir longtemps. Donald Trump semble faire tout ce que Vladimir Poutine lui aurait demander. Les officiels russes n’ont d’ailleurs pas tari d’éloges pour Donald Trump.

D’abord, une réunion avec les responsables de l’OTAN à l’occasion de laquelle Donald Trump a émis de grandes réserves sur l’intérêt de l’institution, s’est permis d’intervenir dans la politique intérieure allemande en présentant l’Allemagne comme otage de la Russie. Une déclaration qu’Angela Merkel, née en RDA, a dû appréciée. Ensuite, en Angleterre où en marge des réunions avec Teresa May, il donne une interview dans laquelle il se permet de critiquer la gestion du Brexit de celle-ci et déclare que Boris Johnson, le turbulent ministre des Affaires étrangères qui vient de démissionner aurait fait un très bon Premier ministre. En parallèle, il déclarait que l’Union européenne est une « foe » dont la traduction va d’opposant pour la version la plus atténuée à ennemi en passant par rival, adversaire. Ce qui est sûr c’est l’expression bien connue « friend ou foe » montre que si l’on fait partie de la catégorie foe, on n’est pas un ami.

Cette semaine se termine donc par ce sommet avec Vladimir Poutine. D’abord une réunion qui s’est tenue à huis clos, avec la présence des interprètes. Eux seuls savent donc ce que les deux présidents se sont dits. On aimerait pouvoir contacter l’interprète américaine pour savoir ce qui s’est dit. On peut tout imaginer. A supposer que Poutine ait un dossier sur Trump – question posée pendant la conférence de presse -, il aurait pu le presser de faire telle déclaration ou prendre telle décision. On le sait, la réalité dépasse parfois la fiction. Sinon, quelle raison plausible pourrait-on invoquer pour un tel comportement ? Une totale incompétence, incompréhension de la situation… Même Fox News semblait un peu décontenancé en faisant part de son désappointement.

Ensuite la conférence de presse pendant laquelle Donald Trump a donné l’impression d’être sous la domination de Vladimir Poutine. « Poutine a recruté psychologiquement Donald Trump », déclarait Frank Figliuzzi ancien directeur adjoint du département de contre-intelligence du FBI. John Brennan, ancien patron de la CIA faisait pour sa part de son désaroi : « Je pensais que je ne pouvais plus être surpris par Donald Trump, j’avais tort ».

A la question spécifique posée sur l’interférence désormais documentée depuis l’inculpation par l’enquête de Bob Mueller de 12 russes employés par une organisation officielle baptisée GRU qui ne peut agir sans les ordres de Poutine, Donld Trump a posé la question : « Je ne vois pas les raisons pour lesquelles les Russes auraient fait ça » poursuivant que Vladimir Poutine le niait énergiquement. Donald Trump indiquait qu’il croyait plus Vladimir Poutine que ses propres agences de renseignement. Déclaration d’autant plus difficile à supporter par les Américains qu’elles ont été faites à l’étranger devant le président russe. Quant à la proposition absurde du point de vue américain faite par Poutine d’aider Bob Mueller et ses enquêteurs, Donald Trump l’a jugée « extraordinaire ». On ne saurait que conseiller au président américain de lire la fable La Poule et le Renard de La Fontaine. Mais on sait qu’il ne lit pas et préfère regarder Fox and Friends.

 

Where does it lead ?

And now, the end is near
And so I face the final curtain
My friend, I’ll say it clear
I’ll state my case, of which I’m certain

I’ve lived a life that’s full
I’ve traveled each and every highway
But more, much more than this
I did it my way
The Donald Trump way

My Way par Frank Sinatra

17 juillet 2018 Posted by | Général | Laisser un commentaire

Les Américains sont favorables à l’immigration

S’il est un pays qui s’est constitué à partir de l’immigration, c’est bien les États-Unis. Avec des vagues successives et des phases d’ouverture et de fermeture (quelques repères).

Sur le siècle dernier, deux grandes dates ont marqué les politiques d’immigration. Deux lois successives marquent un sérieux coup d’arrêt. La loi Emergency Quota Law of 1921 limite à 350 000 le nombre d’immigrants entrant aux États-Unis chaque année et met en place un quota de nationalité. L’immigration de tous les pays est plafonnée à 3% de la population de cette nationalité sur la base du recensement de 1910. La loi réduit ainsi l’immigration de l’Europe de l’Est et du Sud tout en favorisant les immigrants d’Europe du Nord. Trois années plus tard, La loi National Origins Act réduit à 165 000 le nombre des immigrants entrant aux États-Unis chaque année et le quota de nationalité prévu par la loi sur les quotas de 1921 est réduit à 2% de la population de cette nationalité sur la base du recensement de 1890. Le système de quotas ne s’appliquait pas aux immigrants de l’hémisphère occidental.

Les lois Immigration and Nationality Acts of 1965 ont aboli les quotas basés sur la nationalité, en vigueur depuis la loi d’immigration de 1924. La nouvelle loi instaura une limitation annuelle du nombre de visas accordés à l’Hémisphère Est à 170 000, avec un maximum de 20 000 par pays dudit hémisphère, et à partir de 1968, l’Hémisphère occidental obtint à son tour un quota de 120 000 immigrés, sur la base d’un système de « premier arrivé, premier servi ». Cependant, il n’existait aucun quota en ce qui concerne le regroupement familial, ce qui signifie que toute personne titulaire d’un visa pouvait rejoindre les États-Unis avec sa famille.

Donald Trump a fait de l’immigration d’un des piliers de sa campagne et de son discours politique. Le mur que les Mexicains est la métaphore de cette politique et en devait être la réalité. Une réalité, pour le moment qui ne se voit pas. Et, à intervalle régulier, l’hôte de la Maison-Blanche répète le beau mur est en train d’être construit et que les Mexicains vont le payer. Sauf qu’il s’agit là d’une Fake News. Rappelons que l’immigration entre le Mexique et les États-Unis est négative depuis une petite dizaine d’années (suite à la crise de 2008). Les immigrants qui arrivent aux États-Unis viennent plutôt d’Amérique centrale (El Salvador, Honduras, Nicaragua) et doivent traverser tout le territoire du Mexique, dans des conditions le plus souvent épouvantables (le film Sin Nombre en donne un aperçu bien noir). D’un point de vue pratique, il serait donc plus simple et plus efficace de sécuriser la frontière entre le Guatemala et le Mexique (959 km contre 4145 km entre les États-Unis et le Mexique) ou même entre le Guatemala d’un côté, et le Honduras et El Salvador de l’autre (459 km).

A l’occasion de la réforme qu’est en train de préparer le Congrès sur l’immigration (et avant que soient révélés par la presse les conséquences de la zero-tolerance policy), l’institut Gallup a de nouveau interrogé les Américains sur ce sujet qui s’est imposé dans tous les pays. L’institut de sondage pose les mêmes questions depuis 2001.

Trois Américains sur quatre sont favorables à l’immigration qu’il considère de manière positive. Un niveau supérieur à ce qu’il était en 2001 (62%). Les démocrates sont plus favorables que les républicains (85 % contre 65 %). L’institut est allé un peu plus loin en posant la même question à deux échantillons, mais sous deux formulations différentes en précisant « immigration » et « immigration légale ». Et la différence n’est pas considérable puisque 84 % considèrent l’immigration légale favorable contre 75 % pour l’immigration sans préciser sa nature. Il serait intéressant de poser une question avec le libellé « immigration illégale ».

L’immigration doit-elle rester au niveau actuel ? Alors que la proportion de ceux qui le pensent (29%) depuis 2001, le nombre de ceux qui pensent qu’elle doit être diminuée est en augmentation (28%). Et ceux qui pensent que l’immigration doit rester au niveau actuel n’ont pas varié (39% contre 41% en 2001).

24 juin 2018 Posted by | Général | Laisser un commentaire

Les Enfants Désunis d’Amérique

Si une image vaut mille mots, combien en valent deux ?

 

 

 

22 juin 2018 Posted by | Général | Laisser un commentaire

Reculade

La séparation des enfants de leur parents par les autorités américaines a ému le monde (les bonnes âmes pour certains), il n’en a cure ; a suscité la réprobation du pape François, c’est qui ? ; a fait réagir les dirigeants des firmes de la Silicon Valley, ça le pousserait plutôt à poursuivre et accentuer ; a déchiré les épouses des anciens présidents, et alors ? ; a révulsé les démocrates, cela aurait eu plutôt tendance à le faire renforcer la mesure ; a scandalisé sa femme, sa fille, déjà un peu plus embêtant ; Mais surtout, la mesure a également dérangé sa base, en particulier les intégristes protestants que sont les évangélistes. Et, une fois n’est pas coutume, le Congrès a réagi. Mardi Mitch McConnell, le chef de la majorité du Sénat déclarait que cette nouvelle politique décidée par Donald Trump « devait être réglée ». De son côté, Paul Ryan, le Speaker de la Chambre des Représentants a indiqué mardi que les députés préparaient une loi pour « garder les familles réunies ».

Seulement (si l’on peut dire !) 55 % des Républicains soutiennent cette mesure de séparation contre 35 % qui s’y opposent. Globalement, deux Américains sur trois condamnent contre 27 % qui approuvent. C’est Quinnipiac University qui donne d’autres éléments intéressants et qui montre l’opposition des Américains – surtout des démocrates – sur les positions de l’Administration Trump sur les questions d’immigration. Entre autres :

– Pensez-vous que les immigrants arrivés aux Etats-Unis alors qu’ils étaient des enfants (Dreamers) peuvent rester et éventuellement faire une demande de citoyenneté ?
Oui à 79 % et 61 % chez les Républicains

– Pensez-vous que l’Administration Trump est trop agressive en « déportant » les immigrants entrés illégalement aux Etats-Unis
Trop agressive pour 50 % et seulement 10 % chez les républicains

– Soutenez-vous la construction d’un mur le long de la frontière avec le Mexique ?
Non pour 58 % des Américains et Oui pour 77 % des républicains

– Que devraient faire les immigrants illégaux habitant aux Etats-Unis ?
Rester et demander la citoyenneté pour 67 % des Américains et pour 48 % des républicains (36 % pensent qu’ils ne devraient pas rester).

Et les élections de midterms ne sont pas si loin. Il serait donc pour le moins risqué de compromettre un scrutin qui finalement ne se présente pas aussi mal pour les Républicains qu’il y a un mois ou deux. L’économie se portent plutôt bien, Donald Trump s’en attribut tout le mérite, il a pris une photo avec Kim Jong-Un et dit aux Américains qu’ils pouvaient dormir tranquille puisque que le risque nucléaire était surmonté, maltraité ses alliés du G7, et s’est retiré des institutions internationales pour jouer seul contre tous dans l’unique intérêt des Américains.

Garde, Vieux Monde, tes fastes d’un autre âge, crie-t-elle

Donne-moi tes pauvres, tes exténués,

Qui en rangs pressés aspirent à vivre libres,

Le rebut de tes rivages surpeuplés,

Envoie-les-moi, les déshérités, que la tempête m’apporte

J’élève ma lumière et j’éclaire la porte d’or !

 

D’où un recul en rase campagne qui en fait ne règle pas vraiment la question. D’abord, Donald Trump et la Secrétaire de la sécurité intérieure Kirstjen Nielsen ont doublement menti en affirmant que la situation était le résultat d’une loi passée par les démocrates et qu’ensuite seule le Congrès pouvait agir sur le sujet de la séparation des enfants. On s’en est rendu compte lorsque deux jours plus tard, Donald Trump, dans le cérémonial désormais largement rodé, a signé un Executive Order pour suspendre la séparation des enfants de leurs parents. C’est la simple conséquence de la circulaire baptisée « zero-tolerance immigration policy » publié par le ministère de la Justice et dit-on inspiré par le furieux Stephen Miller.

Mais il est vrai que la question n’est pas réglée pour autant. Les immigrants illégaux sont poursuivis pour crimes et donc incarcérés avec les enfants puisqu’ils ne sont plus séparés. Mais c’est là où intervient l’accord baptisé « Flores settlement » (1997) qui demande à ce que les enfants ne soient pas enfermés « trop longtemps ». Et donc comme les parents resteront enfermés, le problème est donc insoluble. En attendant de trouver une solution, les familles seront donc placées dans des bases militaires au Texas et Arkansas. On parle de 20 000 détenus.

Le Congrès qui était sur le point de voter une loi a d’abord fait savoir qu’elle la repoussait à plus tard. Dans un tweet incompréhensible, Donald Trump a fait savoir que les républicains perdaient leur temps à s’acharner à voter une loi avec novembre et qu’ils feraient mieux de s’attacher à faire élire le maximum de sénateurs et députés aux midterms.

22 juin 2018 Posted by | Général | Laisser un commentaire

Dow Jones : Bienvenue à Walgreens, adieu GE !

C’est une page qui se tourne. General Electric, aujourd’hui GE quitte le groupe des 30 sociétés formant le Dow Jones Industrial Average au profit de Walgreens, distributeur de produits de santé, avec ou sans prescriptions médicales ainsi que des produits qui servent dans la vie de tous les jours.

L’entrée et la sortie des entreprises dans cet indice sont révélatrices de l’économie américaine. Ici, c’est une entreprise industrielle qui sort et une entreprise du secteur de la distribution qui rentre. Depuis deux ans, GE est confrontée à de grandes difficultés et a vu le cours de son action baisser de 57 % alors que pendant le même temps le Dow Jones a bondi de 44 %. De son côté, Walgreens n’a pas fait montre de résultats exceptionnels, en deux ans l’action a baissé de 22 % mais les responsables de l’indice considèrent que cette société reflète mieux l’économie américaine.

Plus précisément : “Walgreens is a national retail drug store chain offering prescription and non-prescription drugs, related health services and general goods,” David Blitzer, a managing director at S&P Dow Jones Indices said in a statement. “With its addition, the DJIA will be more representative of the consumer and health care sectors of the U.S. economy. Today’s change to the DJIA will make the index a better measure of the economy and the stock market.”

Après le départ de GE, effectif le 26 juin prochain, qualifiée par le journaliste de CNBC Jim Cramer de « national corporate tragedy » la société la plus ancienne de l’indice sera ExxonMobil, intégrée au DJIA en 1928 sous l’appellation Standard Oil of New Jersey.

Parmi les entreprises figurant dans l’indice d’origine, on peut mentionner U.S. Leather Company, American Tobacco Company, the Distilling & Cattle Feeding Company.

Parmi les entrées récentes, on peut mentionner Apple ou Nike ainsi que Visa et UnitedHealth. IBM (entrée en 1979) est toujours présente et représente la Tech avec Intel et Microsoft (entrés en 1999), Verizon (2004) et Cisco (2009). Mais il est fort à parier qu’elle pourrait être remplacée par l’un ou l’autre des GAFA (Amazon, Facebook ou encore Google (Alphabet). La capitalisation boursière d’Amazon dépasse les 800 milliards de dollars et pourrait bien passer la barre symbolique des 1000 milliards de dollars.

20 juin 2018 Posted by | Général | Laisser un commentaire