maison blanche

La nouvelle donne

Covid-19 : Joe Biden en passe de gagner son pari

« Will you be better off at the end of the year than you were in January ? » pourrait demander Joe Biden en paraphrasant Ronald Reagan. C’est la réponse à cette question qui déterminera la trajectoire de Joe Biden en termes de popularité avec deux volets : la gestion de la crise sanitaire et la relance de l’économie. Tout le reste sera secondaire, à tel point même (si l’on était un peu cynique) que Joe Biden pourrait faire avancer des dossiers pendant cette période tant les regards seront tournés sur ces deux questions.

Sur le premier point, Joe Biden est en passe de relever qu’il s’était imposé lui-même. Il est toujours dangereux pour un chef d’Etat de fixer des objectifs chiffrés, car il difficile de les travestir. On se souvient la courbe du chômage de François Hollande qui n’avait jamais réussi à s’inverser. Mois après mois, avec une publication des chiffres officiels, cette question faisait l’objet de commentaires des analystes et des opposants qui s’en donnaient à cœur joie sur le boulevard que leur avait tracé le président.

Alors qu’il n’était alors que président élu, début décembre 2020, Joe Biden s’était hasardé à indiquer que 100 millions d’Américains recevraient leur première dose. L’attrait des chiffres ronds réintégrés dans le mythe des 100 premiers jours. Le pari était osé, car en décembre planaient encore de nombreuses incertitudes, notamment la capacité de production des deux laboratoires dont le vaccin n’avait pas encore été approuvé.


But in creating clear benchmarks for himself, Mr. Biden is taking a certain risk. He will undoubtedly be held to the 100 million promise at the 100-day mark on April 30, and fulfilling it will require no hiccups in manufacturing or distributing the vaccine and a willingness by Americans to be vaccinated.
Biden Promises 100 Million Vaccine Shots in 100 Days, but Shortage Worries Rise
New York Times – 8 décembre 2020


Mais, en avance sur son programme, l’équipe de Joe Biden a donc doublé la mise : 200 millions de doses administrées dans les 100 premiers jours (200 million vaccines in 100 days is the new goal, Biden says, though the U.S. is already on track to meet that). Avec des déclinaisons concrètes qui sont plus faciles à appréhender pour chaque citoyen : Biden: 90% of Americans will have access to vaccine site within 5 miles. Au 25 mars, le Center for Disease Control and Prevention (CDC) a indiqué que 130 millions de premières doses avaient été administrées.

Vaccination à pied, en voiture, le jour, la nuit !

Au rythme quotidien de plus de 3 millions par jour (En France, Emmanuel Macron avait indiqué qu’il n’y avait pas de dimanche pour la vaccination, aux Etats-Unis, dans certaines zones on vaccine jour et huit) le nouvel objectif sera vraisemblablement dépassé. Les Etats-Unis n’ont qu’à réglé le problème de la logistique puisque la question de l’approvisionnement semble avoir été résolue : Pfizer-BioNtech, Moderna, et Johnson & Johnson se sont engagés à fournir assez de doses pour vacciner 260 d’adultes à la fin mai. La question maintenant est de convaincre les Américains qui hésitent, voire qui sont totalement à l’idée de se faire vacciner. Même si cette proportion est en nette diminution, il reste encore un Américain sur quatre qui y est opposé. Les raisons sont dans un ordre décroissant : attendre un peu pour être sûr de la sûreté du vaccin (23 %), les effets sur la santé ne sont pas importants (20 %), le temps très court dans le développement du vaccin (16 %), une défiance vis-à-vis des vaccins en général (15 %)…

Résultat de cette mobilisation générale, les Américains sont plutôt satisfaits de la réponse apportée par l’administration Biden à la crise sanitaire. Trois Américains sur quatre approuve la gestion de la vaccination selon un sondage ABC News / Ipsos réalisé les 26 et 27 mars dernier sur un échantillon restreint de 517 Américains donnant une marge d’erreur élevée de 4,9 % qui en affaiblit un peu la portée. Mais cette tendance est confirmée par un sondage de l’institut Gallup portant sur près de 4 000 adultes avec un taux d’erreur nettement inférieur de 2 % avec un intervalle de confiance de 95 % (les marges d’erreur sont supérieures lorsqu’il s’agit de sous-groupes). Selon ce sondage, plus de deux Américains sur trois font part de leur satisfaction quant à la gestion de la vaccination marquant une nette évolution au mois de mars. Et le fait le plus remarquable est que cette approbation n’est pas conditionnée par l’appartenance partisane : les républicains sont presque aussi nombreux que les démocrates. Une question qui emporte l’adhésion des deux côtés de l’échiquier politique est devenue tellement rare qu’elle mérite d’être mentionnée.

Cette satisfaction sur cette question de la vaccination aura-t-elle un effet d’entraînement sur les autres sujets auxquels Joe Biden doit s’atteler ? Possible d’autant que loi American Rescue Plan mobilisant 1 900 milliards de dollars pour aider ceux qui ont été frappés par la Covid et pour relancer l’économie est également bien perçue par une majorité d’Américains.

Pendant ce temps, Donald Trump continue à entretenir l’histoire du Big Lie selon laquelle les élections ont été truquées, réécrit l’histoire sur la journée du 6 janvier, profite d’un toast donné lors d’un mariage célébré dans son country-club de Mar-a-Lago pour régler ses comptes – qui aurait aimé un tel message pour son mariage ? -, critique ses deux principaux conseillers Covid (Anthony Fauci, Deborah Birx) et continue à jouer les faiseurs de roi en soutenant des candidats MAGA contre des candidats républicains qui ont osé s’opposer. À force de s’enfoncer dans l’insignifiant et le dérisoire, Donald Trump va finir par se marginaliser tout seul sans que personne n’ait eu à le pousser. Peut-être un cauchemar en voie de disparition pour Sleepy Joe ?


Statement by Donald J. Trump, 45th faucifauci of the United States of America
The New York Times did a story today saying that various Republican groups, many of them outstanding, are rallying on false claims that conservative activists are finding that the best way to raise money and keep voters engaged is to make Donald J. Trump’s biggest fabrication, Election Fraud, their top priority.  Sadly, the Election was Rigged, and without even going into detail, of which there is much, totally game changing.  Democrats could not get Republican Legislatures in Swing States to approve many of the voting changes which took place before the Election, which is mandated under the Constitution of the United States.  For that reason alone, we had an Illegitimate Election.  The Supreme Court and other Courts were afraid to rule, they were “gutless,” and will go down in history as such.  No wonder so much money is being raised on this issue, and law-abiding people have every right to do so!

20 mars 2021


Trump takes mic at a wedding and pushes 2020 election lies

Trump Lashes Out At Fauci, Birx On Covid-19 Response | Morning Joe | MSNBC

The Bulwark podcast – 29 mars 2021

Denver Riggleman on our Hold My Beer Politics

31 mars 2021 Posted by | Coronavirus, Général | Laisser un commentaire

La Covid accélère la baisse de l’espérance de vie des Américains

Et creuse les inégalités.

L’espérance de vie des Américains, qui était égale à celle des nations à niveau de vie comparable en 1980, est aujourd’hui de 3,4 ans inférieure à la moyenne de celle des citoyens des pays du G7 (dont le niveau de vie est également comparable). C’est ce qu’indique un récent article de The Lancet (Public policy and health in the Trump era) qui constitue un véritable brûlot contre les politiques de santé de l’administration Trump (qui va d’ailleurs largement au-delà des ses prérogatives de magazine spécialisé dans le domaine de la santé).

Étonnant pour le pays qui est la première puissance économique mondiale et dont les dépenses de santé dépassent de loin la moyenne des pays comparables : 18 % contre 11 à 12 % pour les autres pays qui dépensent le plus.

Entre 2014 et 2018, l’espérance de vie des Américains a reculé en passant de 78,9 ) 78,7, une baisse qui peut paraître minime mais qui en fait est très élevée lorsqu’on considère la période très courte du phénomène. Par ailleurs, c’est la première fois que l’espérance de vie régresse depuis la Première guerre mondiale et l’épidémie de la grippe espagnole (1918-19). Ce décrochage explique l’article résulte de problèmes sociaux. Le taux de mortalité qui était tombé rapidement à partir des années 60/70 a commencé à rester stable à partir des années 1980. Et cette espérance de vie est extrêmement inégalitaire. En 2014, l’espérance de vie du 1% de la population la plus riche était de 15 ans supérieure à celle des 1 % les moins riches. Entre 2000 et 2014, l’espérance de vie pour les 50 % les plus riches a augmenté de 2 ans, alors que celle de la moitié inférieure a stagné.

Autre phénomène étonnant mis en évidence dans l’article, le découplage entre la croissance économique de 2009 à 2020 (après la crise des subprimes) et du niveau de santé de la population américaine.

En 2004, l’espérance de vie aux États-Unis était égale à celle du Portugal, un pays pourtant nettement plus pauvre. Quinze ans plus tard, le Portugal a gagné quatre ans quand les États-Unis ont gagné seulement une année. Aujourd’hui, l’espérance de vie est plus longue au Costa-Rica, à Cuba et en Slovénie qu’aux Etats-Unis alors que le PIB par tête est environ quatre fois inférieur pour les deux premiers et une fois et demie inférieur pour le dernier.

Et les dépenses annuelles par habitant pour la santé sont environ 12 fois inférieures à Costa Rica. Cette espérance de vie est très inégalement partagée en fonction de revenu. Un homme né en 1920 avait une espérance de vie de 6 ans supérieure si ses revenus étaient dans la tranche des 10 % les plus élevés que s’ils étaient dans les 10 % les plus faibles. Pour les femmes, la différence était de 4,7 ans (Économie du bien commun, Jean Tirole, Puf – 2016).

Le constat de l’article sur la gestion de l’épidémie de la Covid en particulier sur la politique de santé de l’administration Trump est sans appel : « Trump’s mismanagement of the COVID-19 pandemic – compounded by his efforts to dismantle the USA’s already weakened public health infrastructure and the Affordable Care Act’s (ACA) coverage expansions – has caused tens of thousands of unnecessary deaths. His elimination of the National Security Council’s global health security team, and a 2017 hiring freeze that leftalmost 700 positions at the Centers for Disease Control and Prevention (CDC) unfilled, compromised prepared-ness. The number of people without health insurance had increased by 2·3 million during Trump’s presidency, even before pandemic-driven losses of employment-based coverage increased the number of uninsured people by millions. »

Selon The Lancet, la gestion de la crise de la Covid aux États-Unis a causé 450 000 décès à la date du début février soit environ 40 % de plus que la moyenne des décès du G7. Cette statistique n’est pas tout à fait exacte (en plus elle évolue dans le temps) et est un peu trompeuse. Au 5 mars 2021, la surmortalité liée à Covid aux États-Unis par rapport à la moyenne du G7 est de 30 % (et non 40 %), soit une différence significative. Trompeuse parce que la moyenne du G7 est affectée positivement par les très bons résultats du Japon (dont la moyenne d’âge des habitants est la plus élevée au monde donc l’argument de l’âge ne joue pas en faveur des Japonais). Si l’on enlève le Japon dans cette comparaison, la différence n’est plus que de 10 %. C’est notable mais beaucoup moins important que ce que prétend l’article.

Selon un article de la National Academy of Science (Reductions in 2020 US life expectancy due to COVID-19 and the disproportionate impact on the Black and Latino populations), la Covid devrait réduire l’espérance de vie de 1,13 an en 2020. Le COVID-19 a généré un bilan de mortalité énorme aux États-Unis, avec un nombre disproportionné de décès survenant parmi les populations noires et latino-américaines. Les réductions estimées pour les populations noires et latines sont de 3 à 4 fois supérieures à celles des Blancs. Par conséquent, le COVID-19 devrait inverser sur 10 ans les progrès réalisés dans la réduction de l’écart entre les Noirs et les Blancs dans l’espérance de vie et réduire l’avantage de mortalité latino-américain de plus de 70%. Une certaine réduction de l’espérance de vie peut persister au-delà de 2020 en raison de la mortalité continue du COVID-19 et des impacts sanitaires, sociaux et économiques à long terme de la pandémie.

 

6 mars 2021 Posted by | Coronavirus | Un commentaire

Pire que la grippe Espagnole ?

Il est fort probable que les États-Unis comptabiliseront plus de morts liés à l’épidémie de la Covid-19 que lors de la grippe espagnole il y a un peu plus d’un siècle. Le nombre de morts avaient été évalué à 675 000 morts, mais la comptabilisation n’était pas aussi précise qu’aujourd’hui. Au 11 février ; le décompte macabre du nombre de morts atteint 475 000 morts et il augmente au rythme de 2700 morts supplémentaires chaque jour (moyenne des 7 derniers jours)

Certes la population américaine actuelle est à peu près trois fois plus importante qu’il y a cent ans: 106 millions en 1918/19 et 330 millions aujourd’hui). Néanmoins, la comparaison est frappante en particulier lorsque l’on compare les dépenses de santé et infrastructures hospitalières. Aujourd’hui, les États-Unis consacrent environ 18 % de leur PIB en dépenses de santé contre une moyenne de 11,5 % pour 10 pays analysés par l’OCDE (Canada, Allemagne, Australie, Royaume-Uni, Japon, Suède, France, Pays-Bas, Suisse, Danemark). En 1918, on peut évaluer les dépenses de santé à 1 ou2 % du PIB, car elles étaient de 4,4 % en 1950 selon The New England Journal of Medecine. On peut imaginer assez facilement que le nombre de morts ait été beaucoup plus élevé si la Covid-19 avait frappé le monde et les États-Unis il y a cent ans. Ou inversement, si l’infrastructure de santé était comparable en 2020 à celle existant cent ans plus tôt, il est assez probable que l’épidémie que l’on connaît actuellement aurait fait les mêmes ravages. Pas d’oxygénation, pas d’intubation, des traitements à la poudre de perlimpinpin.

Dans leur petit pamphlet contre les institutions, notamment médicales, Renaud Girard et Jean-Loup Bonnany (quand la psychose fait dérailler le monde, Tracts, Gallimard, n°21 publié en octobre 2020, donc juste après l’été où les chiffres pouvaient laisser à penser que l’on avait maîtrisé l’épidémie en France), s’émeuvent que l’on s’émeuve de Covid. « Rappelons juste qu’à l’hiver 1968-69, alors que nous étions un pays moderne, la grippe de Hong Kong a fait un million de morts dans le monde, dont trente-cinq mille en France. Aucune mesure particulière n’avait été prise et la société n’en garda aucun traumatisme ». Il est toujours difficile d’analyser un phénomène qui n’est pas terminé. Aujourd’hui, nous en sommes à 80 000 morts en France avec tous les efforts qui ont été faits. Dans le monde, nous approchons des 2,5 millions de morts. Si l’on n’avait rien fait, combien en dénombrerait-on ? Trois fois, quatre fois plus ?

Si l’on compare le nombre de décès, l’indicateur le plus important, la comparaison entre la France et les États-Unis tourne aujourd’hui à l’avantage de la première, mais pas de manière déterminante (encore une fois, il faudra finaliser le jugement lorsqu’épidémie sera terminée, car sa cinématique est très différente en fonction des pays) : 120 pour 100 000 habitants en France, 144 pour 100 000 habitants aux États-Unis.

Evolution du nombre de morts et de cas par jour aux Etats-Unis

Evolution du nombre de morts et de cas par jour en France

La bonne nouvelle aux États-Unis est que la situation semble s’améliorer, sans trop savoir pourquoi. L’immunité collective ne peut être atteinte, même si l’on ajoute les personnes ayant contracté la maladie et celles qui ont été vaccinées. Actuellement, les États-Unis observent une décrue plus rapide que celles que l’on connaît. Le nombre (moyenne sur 7 jours) de cas est passé sous la barre des 100 000 par jour alors qu’il avait dépassé les 250 000 début janvier. Il en est de même pour la mortalité même si la baisse en est moins rapide : 2700 morts par jour (moyenne sur 7 jours) contre un peu plus de 4000 à la mi-janvier. En France, le nombre de cas est sur un plateau depuis plusieurs semaines sans évolution perceptible, ni à la baisse, ni à la hausse.

Parmi les questions que l’on peut se poser : pourquoi les pays développés occidentaux ont d’aussi mauvais résultats ?

13 février 2021 Posted by | Coronavirus, Général | Laisser un commentaire

1947 : Six millions de Newyorkais vaccinés en moins d’un mois

La variole a été l’une des plus grave maladie infectieuse de l’histoire de l’humanité. Rien qu’au 20e siècle, elle aura été responsable de quelque 300 millions de morts. Près de deux siècles après que Jenner eut fait part de son espoir que la vaccination pourrait anéantir la variole, le 8 mai 1980, la 33e Assemblée mondiale de la Santé a officiellement déclaré le monde indemne de cette maladie. L’éradication de la variole est considérée comme la plus grande réussite de la santé publique au niveau mondiale.

Mais entre temps, des apparitions de foyers d’épidémie ont menacé des villes entières. New York n’a pas été excepté. Un début de foyer avait couté la vie à quelque 2000 habitants mais pas d’éruption suspecte. Ce fut le cas au printemps 1947 lorsqu’un homme d’affaire, Eugene Le Bar, à New York du Mexique à la suite d’un long voyage en bus. Le 5 mars, il est atteint d’une forte fièvre (40,5°) et présente une forte éruption de boutons sur la figure et sur les mains. Il décède le 10 mars alors qu’il avait déjà été vacciné contre la maladie. Il sera considéré a posteriori comme le patient zéro. Peu après, trois cas sont détectés avec une forte suspicion de variole. Le diagnostic est confirmé pour ces trois malades le vendredi 4 avril. Le 6 avril, des centaines de milliers de newyorkais sont censés participer à la parade de Pâques.

Même si une grande partie de la population a déjà été vaccinée comme cette maladie, rien n’assure que le vaccin soit toujours effectif. Il faut donc réagir vite et prendre une décision rapidement. C’est ce qu’a fait Israël Weinstein, l’adjoint au maire responsable de la santé (Il décrira en détail l’événement quelques mois dans un article intitulé An Outbreak of Smallpox in New York City). Ce même vendredi 4 avril, à 14 heures, le maire de New York William O’Dwyer tient une conférence de presse dans laquelle il demande à tous les habitants de la ville de se faire vacciner.« La logistique suivra » aurait-il pu ajouter pour paraphraser un mot célèbre de Gaulle. Mais c’est là un tour de force que de lancer une opération à une telle échelle en si peu de temps. Il faut tout organiser sachant qu’en plus le stock de vaccins est loin d’être suffisant. Il faut donc prendre contact avec les laboratoires pharmaceutiques pour qu’ils fabriquent les vaccins nécessaires. Cela ne se fait pas toujours de manière la plus fluide qui soit. A la mi-avril, alors que les stocks sont épuisés, la maire rencontre les laboratoires et leur demande instamment d’accélérer la production pour répondre aux besoins. Il fait alors pression en menaçant de faire part à la population de leur manque de réactivité.

Le premier week-end, les Newyorkais ne se pressent pas pour se faire vacciner mais le décès de la femme de l’un des trois premiers cas détectés change les esprits et mobilise toute une population. Et puis, des opérations de communication favorisent la décision des habitants. Devant les caméras, William O’Dwyer se fait inoculer le vaccin alors qu’il l’a déjà reçu à plusieurs reprises lorsqu’il était dans l’armée. Le 21 avril, Harry Truman se fait aussi vacciner devant les journalistes.

 

En moins d’un mois, 6,3 millions de Newyorkais sont donc vaccinés, 5 millions dans les deux premières semaines. Au début mai, Israël Weinstein déclare que le danger est passé. Finalement, la ville n’a répertorié que 12 cas et deux décès.

Parmi les grandes différences entre cette époque et aujourd’hui, les médias sont favorables à la science et à la vaccination et les réseaux sociaux qui véhiculent tout et son contraire n’existent pas. Plus généralement, la population est beaucoup plus favorable à la vaccination même si le débat (vidéo ci-dessous) très policé entre deux professeurs de médecine montre qu’il y a des avis divergents.

 

Smallpox Vaccination: Should our Policy be Changed? (USPHS, 1969)

24 décembre 2020 Posted by | Coronavirus, Général | Laisser un commentaire

Mask to the future

Face aux épidémies liées à un virus transmissible par voies aériennes, le masque est un équipement simple dont le rapport efficacité/complexité ou efficacité/coût est incroyablement élevé. En parallèle, le vaccin ARN Messager est, lui, fondée sur une technologie de pointe.
Photos et légendes des National Archives

“Policemen in Seattle, Washington, wearing masks made by the Seattle Chapter of the Red Cross, during the influenza epidemic.”
“Masks for protection against influenza. 1,700 of these masks were distributed by policemen to all police stations, to be used whenever duty calls.”
“Traffic ‘cop’ in New York City wearing gauze mask.”
“Letter carrier in New York City, New York, wearing mask.”
“The admonition of the New York Health Board to wear masks to check the spread of influenza epidemic has been headed: ‘Better ridiculous than dead’ is the view of one official.”
“Spanish Influenza in army hospitals. In the hospital Number 4 at Fort Porter, New York, the epidemic was guarded against so closely that persons of the office force used masks at work. Showing dictation being giving through the masks.”
“Girl clerks in New York at work with masks carefully tied about their faces.”
“New York City conductresses wearing masks.”
“To prevent as much as possible the spread of Spanish Influenza, Cincinnati barbers are wearing masks. Barbers all over the country took this precaution.”
“At the Red Cross Headquarters workers are busily engaged in turning out gauze masks to prevent Spanish Influenza. Soldiers in many army camps are wearing them.”
“Nurses in Boston hospitals equipped to fight influenza.”
“Spanish influenza in army hospitals. Medical and quartermaster corps men in connection with the United States Army Hospital Number 4, Fort Porter, New York wore masks while at work around the hospital.”

15 décembre 2020 Posted by | Coronavirus | Laisser un commentaire

Covid around the corner : le cas du South Dakota

La troisième vague aux États-Unis est la plus forte. Au 3 décembre, les États-Unis enregistraient plus de 273 000 morts. Le 2 décembre restera le jour le plus meurtrier avec plus de 3 000 morts dans une seule journée, le niveau le plus élevé depuis le début de la crise. Presqu’autant que lors de l’attaque terroriste du 11 septembre 2001. Et il est fortement probable que ce macabre record soit battu dans les jours qui viennent.

 

 

Que fait Donald Trump pendant ce temps ? Il continue à contester les élections alors son propre ministre de la justice, un de ses plus fidèles soutiens, vient d’admettre qu’il n’y avait eu aucune irrégularité susceptible de remettre en cause les résultats et continue d’en changer le cours. Son emploi du temps est particulièrement vide et, en tout cas, rien relatif à la crise épidémique. Et il joue au golf. La semaine dernière, selon son emploi du temps officiel, il a joué jeudi, vendredi et samedi au National Golf Club à Potomac Falls (Donald Trump – President’s Public Schedule).

Au début de la crise, ce sont les Etats de l’Est, en particulier l’état et la ville de New-York qui ont été l’épicentre de la crise. Il était donc facile pour certains, en particulier l’hôte de la Maison-Blanche, de politiser la situation et de faire porter le chapeau aux stupides et diaboliques démocrates. Mais la crise s’est ensuite répandue sur l’ensemble du pays et a touché tous les états, même les plus ruraux. C’est le cas du South Dakota.

Le Dakota du Sud est un état rural de moins d’un million d’habitants sur une superficie de 200 000 km², soit une densité très faible de 5 habitants au km². Une situation que l’on pourra penser favorable pour ne pas être trop touchée par la Covid-19. Pourtant, c’est l’état où aujourd’hui le nombre de décès par habitant est le plus élevé des États-Unis. Et la gouverneure de l’état maintient sa position de ne rien faire et surtout de ne pas encourager les habitants à porter un masque ou à prendre leurs distances.

Mais le plus déroutant et troublant est ce témoignage d’une infirmière qui rapporte comment certains de ses patients, atteints de Covid-19,  sont convaincus qu’ils ne peuvent pas être touchés par cette maladie et refuse tout simplement le diagnostic jusqu’à la fin ; Comme s’ils avaient été intoxiqués pendant des mois de propagande et ne semblent pas capables d’en sortir.

Il y a quatre mois : « We gave people their freedom »

 

Reportage sur CBS News : « Toujours pas de mask mandate »

 

We have done a good job

 

CNN’s Alisyn Camerota speaks with Jodi Doering, a nurse from South Dakota who says some of her coronavirus patients often don’t want to believe that Covid-19 is real, even in their dying moments.

3 décembre 2020 Posted by | Coronavirus | Laisser un commentaire

Aux Nations Unis, son Excellence contre son Altesse

Il est loin le temps où Donald Trump n’arrêtait pas de tisser des louanges à propos de « ami » Xi Jinping. S’il a pointé du doigt un problème réel concernant la volonté de puissance de la Chine et sa place dans le concert des nations, il n’a pas réglé grand-chose. Quant au déficit commercial récurrent entre les deux pays, il s’est encore aggravé malgré les droits de douane imposés par Donald Trump.

Et puis, le virus est arrivé. Il a été affublé de tous les qualificatifs passant de « China virus » à « Kung Flu ». Certes le virus de la Covid-19 trouve son origine en Chine tout comme le virus de la Grippe espagnole est sorti tout droit du Kansas – sans que personne ait même songé à la rebaptiser le virus de l’oncle Sam.

De fait, le virus a dominé les discours des deux présidents à l’ONU lors du 75e anniversaire de la création de l’institution. Donald Trump semble avoir la mémoire courte. Plutôt est-ce une question de mémoire puisqu’il semble prêt à dire le contraire de ce qu’il a dit la veille si cela l’arrange et peut lui être utile.

Le 24 janvier 2020, Donald Trump félicite la Chine pour son attitude de transparence concernant le virus et le 27 janvier, il tweete qu’il a eu une excellente conversation avec son ami Xi. Il faut rappeler qu’à cette date, les États-Unis n’avaient constaté aucun décès lié au virus, le premier est supposé être intervenu au début du mois de février (Coroner: First US COVID-19 death occurred in early February). Dans ce tweet, Donald Trump rapporte même qu’il a proposé son aide aux Chinois : « our experts are extraordinary ». Peut-être, le problème est qu’il propose l’aide d’experts à d’autres alors que lui-même ne les écoute pas. Combien de fois a-t-il déclaré qu’il en savait plus que ses propres conseillers, sur tous les sujets, y compris militaires.

On connait maintenant les déclarations qu’il a fait en février à Bob Woodward expliquant qu’il avait conscience de la gravité de cette épidémie.

Le 27 mars, l’épidémie a commencé a déferler aux Etats-Unis mais « n’a causé qu’un pu plus d’un millier de morts », principalement dans l’état de New York (un Blue State), Donald Trump tweete toujours qu’il a eu une très bonne conversation avec le président Xi et affirme que la Chine a développé une excellente compréhension du virus. « Much respect ! »

Ensuite, la situation dégénère complètement aux États-Unis et Trump commence a faire la responsabilité de sa mauvaise gestion de la crise sanitaire à la Chine. Evidemment, c’est beaucoup plus facile et ça mobilise sa base.

Lorsque Donald Trump s’est adressé aux Nations, les États-Unis recensaient plus de 200 000 morts et la crise était toujours très active. Son message : la Chine est responsable de cette catastrophe et devra payer. De son côté, Xi présentait un pays qui avait assez bien maîtrisé l’épidémie, se posait en recours du monde et jetait les principes d’un nouvel ordre mondial. Une lecture croisée (des deux discours) très instructive. Des discours à fronts renversés avec une « America First » qui prend des airs d’ « America alone » ou « America only » et un Empire du Milieu qui déborde de plus en plus sur les côtés.

This year marks the 75th anniversary of the victory in the World Anti-Fascist War and the founding of the United Nations (UN). Yesterday, the high-level meeting to commemorate the 75th anniversary of the UN was held. The meeting was a significant one, as it reaffirmed our abiding commitment to the purposes and principles of the UN Charter on the basis of reviewing the historical experience and lessons of the World Anti-Fascist War.

États-Unis d’Amérique
Son Excellence Donald J. Trump

Chine
Son Altesse Xi Jinping

It is my profound honor to address the United Nations General Assembly.

 

Seventy-five years after the end of World War II and the founding of the United Nations, we are once again engaged in a great global struggle. We have waged a fierce battle against the invisible enemy – the China virus – which has claimed countless lives in 188 countries.

 

In the United States, we launched the most aggressive mobilization since the Second World War. We rapidly produced a record supply of ventilators, creating a surplus that allowed us to share them with friends and partners all around the globe. We pioneered life-saving treatments, reducing our fatality rate 85 percent since April.

 

Thanks to our efforts, three vaccines are in the final stage of clinical trials. We are mass-producing them in advance so they can be delivered immediately upon arrival.

 

We will distribute a vaccine, we will defeat the virus, we will end the pandemic, and we will enter a new era of unprecedented prosperity, cooperation, and peace.

As we pursue this bright future, we must hold accountable the nation which unleashed this plague onto the world: China.

 

In the earliest days of the virus, China locked down travel domestically while allowing flights to leave China and infect the world. China condemned my travel ban on their country, even as they cancelled domestic flights and locked citizens in their homes.

 

The Chinese government and the World Health Organization — which is virtually controlled by China — falsely declared that there was no evidence of human-to-human transmission. Later, they falsely said people without symptoms would not spread the disease.

 

The United Nations must hold China accountable for their actions.

 

In addition, every year, China dumps millions and millions of tons of plastic and trash into the oceans, overfishes other countries’ waters, destroys vast swaths of coral reef, and emits more toxic mercury into the atmosphere than any country anywhere in the world. China’s carbon emissions are nearly twice what the U.S. has, and it’s rising fast. By contrast, after I withdrew from the one-sided Paris Climate Accord, last year America reduced its carbon emissions by more than any country in the agreement.

 

Those who attack America’s exceptional environmental record while ignoring China’s rampant pollution are not interested in the environment. They only want to punish America, and I will not stand for it.

 

If the United Nations is to be an effective organization, it must focus on the real problems of the world. This includes terrorism, the oppression of women, forced labor, drug trafficking, human and sex trafficking, religious persecution, and the ethnic cleansing of religious minorities.

 

America will always be a leader in human rights. My administration is advancing religious liberty, opportunity for women, the decriminalization of homosexuality, combatting human trafficking, and protecting unborn children.

 

We also know that American prosperity is the bedrock of freedom and security all over the world. In three short years, we built the greatest economy in history, and we are quickly doing it again. Our military has increased substantially in size. We spent $2.5 trillion over the last four years on our military. We have the most powerful military anywhere in the world, and it’s not even close.

 

We stood up to decades of China’s trade abuses. We revitalized the NATO Alliance, where other countries are now paying a much more fair share. We forged historic partnerships with Mexico, Guatemala, Honduras, and El Salvador to stop human smuggling. We are standing with the people of Cuba, Nicaragua, and Venezuela in their righteous struggle for freedom.

 

We withdrew from the terrible Iran Nuclear Deal and imposed crippling sanctions on the world’s leading state sponsor of terror. We obliterated the ISIS caliphate 100 percent; killed its founder and leader, al-Baghdadi; and eliminated the world’s top terrorist, Qasem Soleimani.

 

This month, we achieved a peace deal between Serbia and Kosovo. We reached a landmark breakthrough with two peace deals in the Middle East, after decades of no progress. Israel, the United Arab Emirates, and Bahrain all signed a historic peace agreement in the White House, with many other Middle Eastern countries to come. They are coming fast, and they know it’s great for them and it’s great for the world.

 

These groundbreaking peace deals are the dawn of the new Middle East. By taking a different approach, we have achieved different outcomes – far superior outcomes. We took an approach, and the approach worked. We intend to deliver more peace agreements shortly, and I have never been more optimistic for the future of the region. There is no blood in the sand. Those days are, hopefully, over.

 

As we speak, the United States is also working to end the war in Afghanistan, and we are bringing our troops home. America is fulfilling our destiny as peacemaker, but it is peace through strength. We are stronger now than ever before. Our weapons are at an advanced level like we’ve never had before — like, frankly, we’ve never even thought of having before. And I only pray to God that we never have to use them.

 

For decades, the same tired voices proposed the same failed solutions, pursuing global ambitions at the expense of their own people. But only when you take care of your own citizens will you find a true basis for cooperation. As President, I have rejected the failed approaches of the past, and I am proudly putting America first, just as you should be putting your countries first. That’s okay — that’s what you should be doing.

 

I am supremely confident that next year, when we gather in person, we will be in the midst of one of the greatest years in our history — and frankly, hopefully, in the history of the world.

 

Thank you. God bless you all. God bless America. And God bless the United Nations.

 

We humans are battling COVID-19, a virus that has ravaged the world and has kept resurging. In this fight, we have witnessed the efforts of governments, dedication of medical workers, exploration of scientists, and perseverance of the public. People of different countries have come together. With courage, resolve and compassion which lit the dark hour, we have confronted the disaster head on. The virus will be defeated. Humanity will win this battle!- Facing the virus, we should put people and life first. We should mobilize all resources to make a science-based and targeted response. No case should be missed and no patient should be left untreated. The spread of the virus must be contained.

– Facing the virus, we should enhance solidarity and get this through together. We should follow the guidance of science, give full play to the leading role of the World Health Organization, and launch a joint international response to beat this pandemic. Any attempt of politicizing the issue or stigmatization must be rejected.

– Facing the virus, we should adopt comprehensive and long-term control measures. We should reopen businesses and schools in an orderly way, so as to create jobs, boost the economy, and restore economic and social order and vitality. The major economies need to step up macro policy coordination. We should not only restart our own economies, but also contribute to global recovery.

– Facing the virus, we should show concern for and accommodate the need of developing countries, especially African countries. The international community needs to take timely and robust measures in such fields as debt relief and international assistance, ensure the implementation of the 2030 Agenda for Sustainable Development and help these countries overcome their difficulties.

Seventy-five years ago, China made historic contributions to winning the World Anti-Fascist War and supported the founding of the United Nations. Today, with the same sense of responsibility, China is actively involved in the international fight against COVID-19, contributing its share to upholding global public health security. Going forward, we will continue to share our epidemic control practices as well as diagnostics and therapeutics with other countries, provide support and assistance to countries in need, ensure stable global anti-epidemic supply chains, and actively participate in the global research on tracing the source and transmission routes of the virus. At the moment, several COVID-19 vaccines developed by China are in Phase III clinical trials. When their development is completed and they are available for use, these vaccines will be made a global public good, and they will be provided to other developing countries on a priority basis. China will honor its commitment of providing US$2 billion of international assistance over two years, further international cooperation in such fields as agriculture, poverty reduction, education, women and children, and climate change, and support other countries in restoring economic and social development.

 

The history of development of human society is a history of our struggles against all challenges and difficulties and our victories over them. At present, the world is battling the COVID-19 pandemic as it goes through profound changes never seen in a century. Yet, peace and development remain the underlying trend of the times, and people everywhere crave even more strongly for peace, development and win-win cooperation. COVID-19 will not be the last crisis to confront humanity, so we must join hands and be prepared to meet even more global challenges.

 

First, COVID-19 reminds us that we are living in an interconnected global village with a common stake. All countries are closely connected and we share a common future. No country can gain from others’ difficulties or maintain stability by taking advantage of others’ troubles. To pursue a beggar-thy-neighbor policy or just watch from a safe distance when others are in danger will eventually land one in the same trouble faced by others. This is why we should embrace the vision of a community with a shared future in which everyone is bound together. We should reject attempts to build blocs to keep others out and oppose a zero-sum approach. We should see each other as members of the same big family, pursue win-win cooperation, and rise above ideological disputes and do not fall into the trap of “clash of civilizations”. More importantly, we should respect a country’s independent choice of development path and model. The world is diverse in nature, and we should turn this diversity into a constant source of inspiration driving human advancement. This will ensure that human civilizations remain colorful and diversified.

Second, COVID-19 reminds us that economic globalization is an indisputable reality and a historical trend. Burying one’s head in the sand like an ostrich in the face of economic globalization or trying to fight it with Don Quixote’s lance goes against the trend of history. Let this be clear: The world will never return to isolation, and no one can sever the ties between countries. We should not dodge the challenges of economic globalization. Instead, we must face up to major issues such as the wealth gap and the development divide. We should strike a proper balance between the government and the market, fairness and efficiency, growth and income distribution, and technology and employment so as to ensure full and balanced development that delivers benefit to people from all countries, sectors and backgrounds in an equitable way. We should pursue open and inclusive development, remain committed to building an open world economy, and uphold the multilateral trading regime with the World Trade Organization as the cornerstone. We should say no to unilateralism and protectionism, and work to ensure the stable and smooth functioning of global industrial and supply chains.

Third, COVID-19 reminds us that humankind should launch a green revolution and move faster to create a green way of development and life, preserve the environment and make Mother Earth a better place for all. Humankind can no longer afford to ignore the repeated warnings of Nature and go down the beaten path of extracting resources without investing in conservation, pursuing development at the expense of protection, and exploiting resources without restoration. The Paris Agreement on climate change charts the course for the world to transition to green and low-carbon development. It outlines the minimum steps to be taken to protect the Earth, our shared homeland, and all countries must take decisive steps to honor this Agreement. China will scale up its Intended Nationally Determined Contributions by adopting more vigorous policies and measures. We aim to have CO2 emissions peak before 2030 and achieve carbon neutrality before 2060. We call on all countries to pursue innovative, coordinated, green and open development for all, seize the historic opportunities presented by the new round of scientific and technological revolution and industrial transformation, achieve a green recovery of the world economy in the post-COVID era and thus create a powerful force driving sustainable development.

Fourth, COVID-19 reminds us that the global governance system calls for reform and improvement. COVID-19 is a major test of the governance capacity of countries; it is also a test of the global governance system. We should stay true to multilateralism and safeguard the international system with the UN at its core. Global governance should be based on the principle of extensive consultation, joint cooperation and shared benefits so as to ensure that all countries enjoy equal rights and opportunities and follow the same rules. The global governance system should adapt itself to evolving global political and economic dynamics, meet global challenges and embrace the underlying trend of peace, development and win-win cooperation. It is natural for countries to have differences. What’s important is to address them through dialogue and consultation. Countries may engage in competition, but such competition should be positive and healthy in nature. When in competition, countries should not breach the moral standard and should comply with international norms. In particular, major countries should act like major countries. They should provide more global public goods, take up their due responsibilities and live up to people’s expectations.

 

Since the start of this year, we, the 1.4 billion Chinese, undaunted by the strike of COVID-19, and with the government and the people united as one, have made all-out efforts to control the virus and speedily restore life and economy to normalcy. We have every confidence to achieve our goals within the set time frame, that is, to finish the building of a moderately prosperous society in all respects, lift out of poverty all rural residents living below the current poverty line, and meet ten years ahead of schedule the poverty eradication target set out in the 2030 Agenda for Sustainable Development.

China is the largest developing country in the world, a country that is committed to peaceful, open, cooperative and common development. We will never seek hegemony, expansion, or sphere of influence. We have no intention to fight either a Cold War or a hot war with any country. We will continue to narrow differences and resolve disputes with others through dialogue and negotiation. We do not seek to develop only ourselves or engage in a zero-sum game. We will not pursue development behind closed doors. Rather, we aim to foster, over time, a new development paradigm with domestic circulation as the mainstay and domestic and international circulations reinforcing each other. This will create more space for China’s economic development and add impetus to global economic recovery and growth.

China will continue to work as a builder of global peace, a contributor to global development and a defender of international order. To support the UN in playing its central role in international affairs, I hereby announce the following steps to be taken by China:

– China will provide another US$50 million to the UN COVID-19 Global Humanitarian Response Plan.

– China will provide US$50 million to the China-FAO South-South Cooperation Trust Fund (Phase III).

– China will extend the Peace and Development Trust Fund between the UN and China by five years after it expires in 2025.

– China will set up a UN Global Geospatial Knowledge and Innovation Center and an International Research Center of Big Data for Sustainable Development Goals to facilitate the implementation of the 2030 Agenda for Sustainable Development.

 

The baton of history has been passed to our generation, and we must make the right choice, a choice worthy of the people’s trust and of our times. Let us join hands to uphold the values of peace, development, equity, justice, democracy and freedom shared by all of us and build a new type of international relations and a community with a shared future for mankind. Together, we can make the world a better place for everyone.

 

27 septembre 2020 Posted by | Coronavirus | Laisser un commentaire

L’état du Covid-19 en un dessin

Face à l’épidémie, l’initiative ENDCORONAVIRUS.org divise les pays en trois catégories : Ceux qui l’ont vaincue, ceux qui en bonne voie et ceux qui sont une mauvaise passe et ne semblent pas en mesure de vaincre l’épidémie.

Ci-dessous trois pays parmi les plus représentatifs de chacune des trois catégories. Est-ce un hasard si les trois pays qui sont dans cette dernière catégorie sont dirigés par des présidents populistes – Trump, Bolsonaro et Modi – qui n’ont pas beaucoup d’intérêt pour la science et ne veulent pas reconnaître les faits qui s’affichent tous les jours de manière de plus en plus en criante.

Combien de semaines a-t-il fallu à Donald Trump pour qu’il se consente à un geste aussi simple que porter un masque ? Mais sous une pression de plus en plus forte de son camp, il a peut-être compris que ce refus d’obtempérer aux injonctions de la médecine devenait contre-productif auprès de sa base.

12 juillet 2020 Posted by | Coronavirus | Laisser un commentaire