maison blanche

La nouvelle donne

Hillary s’entraine face au Fake Donald

Dans son livre What Happened, Hillary raconte comment elle s’est préparée pour les trois débats face à Donald Trump. Jusqu’ici, rien que de très normal. C’est Philippe Reines, alias Philippe-as-Trump, consultant politique et conseiller d’Hillary Clinton lorsqu’elle était Secretary of State qui jouait le rôle de sparring partner. Mais plus surprenant, Hillary Clinton s’est entraîné pour faire face à l’éventualité où le macho Donald Trump aurait tenté une accolade en début de débat dans l’idée de montrer « je suis un homme, tu es une femme ».

 

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5 octobre 2017 Posted by | Elections 2016 | Laisser un commentaire

Collusion, quelle collusion ?

Donald Trump avait pu s’échapper du Swamp pendant quelques heures, invité par Emmanuel Macron pour assister aux cérémonies du 14 juillet pour fêter le 100e anniversaire de l’entrée en guerre des Etats-Unis pendant la Première Guerre mondiale. Lors de la conférence de presse, la première des 4 questions autorisée à la presse a évidemment concerné cette affaire. La réponse de Donald Trump qui a répété que son fils était « bon garçon » (au passage, il a le même âge qu’Emmanuel Macron) et que la plupart des personnes impliquées dans un campagne électorale à qui on aurait proposé des informations contre la partie adverse les auraient acceptées. Donald Trump a par ailleurs présenté Natalia Veselnitskaya comme une avocate « privée » sans aucun lien avec le Kremlin.

Interviewé par Sean Hannity sur la chaîne « amicale » Fox News, Donald Junior a évidemment diminué l’intérêt et l’importance de cette réunion qui s’est tenu dans la Trump Tower le 9 juin 2016. Et a affirmé qu’il était prêt à coopérer et à dire toute la vérité. Sauf que le lendemain, on apprenait qu’une cinquième personne assistait à cette réunion, un russo-américain probablement impliqué dans des affaires de contre-espionnage. Et la liste n’est sans doute pas close. Pendant ce temps, Jared Kushner a modifié pour la troisième fois, le formulaire qu’il avait rempli pour avoir accès aux informations sensibles. L’avocat de Donald Trump a affirmé que le président n’a pris connaissance de cette réunion que le week-end dernier.

Ce que confirme des conversations « off-the-record » avec la presse (Source : Washington Post). Mais on peut se demander raisonnablement comment trois des plus importants collaborateurs de Donald Trump pendant la campagne ont pu participer à une réunion pour obtenir des informations pouvant nuire à Hillary Clinton sans en parler à leur chef. Ce n’est pas vraiment crédible. Par ailleurs, juste après cette réunion, Donald Trump avait indiqué lors d’un meeting de campagne qu’il serait en mesure de révéler des informations très compromettantes sur Hillary Clinton quelques jours plus tard.

Pour de nombreux commentateurs conservateurs, la coupe est pleine : George Will, Charles Krauthammer (Bungled collusion is still collusion), William Kristol qui s’est fendu d’un tweet assez drôle (voir ci-dessous), Bill Shepard Smith… Mais les Sénateurs ou les Représentants républicains n’ont pas encore beaucoup bougé. Les premiers sont trop occupés à la loi santé dont le vote encore très incertain devrait intervenir mardi. Si cette loi est votée et dont les conséquences décrites par le CBO sont plutôt désastreuses, la machine à célébration va se mettre en marche et Donald Trump ne va pas se gêner pour lancer la propagande. Le vote a été reporté d’une semaine car John McCain doit subir une intervention chirurgicale et les républicains ne peuvent pas se permettre de perdre une seule voix.

Parmi les autres affaires qui viennent d’être mis au grand jour et qui font l’objet d’une enquête, il est question de savoir si Jared Kushner, conseiller spécial et gendre de Donald Trump, responsable pendant la campagne du digital, a utilisé l’aide des russes pour cibler des messages anti-Hillary sur des zones particulièrement stratégiques. Il faut se souvenir que dans trois états – traditionnellement démocrates dans la Rust Belt, le Wisconsin, La Pennsylvanie et le Michigan, Donald Trump avait rallé toutes les voix des grands électeurs avec seulement 77 000 voix populaires de plus qu’Hillary Clinton. Ces grands électeurs avaient donné la majorité à Donald Trump et donc la présidence. Avec près de 3 millions de voix de moins qu’Hillary Clinton, il faudra toujours le rappeler.

Quid des explications sophistiquées des « petits blancs col bleu en colère », laissés-pour-compte de la mondialisation, wall people contre web people ; Elles restent toujours d’actualité et doivent être prises en compte. Mais l’explication majeure du résultat serait alors beaucoup plus simple : nombre d’électeurs se seraient fait manipulés par de fausses informations diffusées par des réseaux sociaux alimentés par des russes et ciblés par l’équipe de campagne de Donald Trump. Pour l’heure rien n’est avéré, mais l’enquête est en cours.

La barque commence à être bien chargée !

 

16 juillet 2017 Posted by | Elections 2016 | Laisser un commentaire

Le président minoritaire

Donald Trump a été élu avec les voix que 304 grands électeurs mais Hillary Clinton a remporté le suffrage populaire avec près de 3 millions de voix de plus que son opposant. Voilà les faits qui resteront désormais inscrits dans le marbre. C’est là une situation qui est arrivée très rarement, 4 fois seulement depuis le début de l’histoire des Etats-Unis. En 1876, 1888, 2000 et 2016. Au niveau des grands électeurs, où se situe Donald Trump par rapport à ses pairs ? Au niveau des grands électeurs, il est 46e sur 58 (Où se situe l’élection de Donald Trump ?).

Voilà les faits réels. C’est là une vérité qui restera gravée dans le marbre et qui permettra à nombreux opposants de le rappeler régulièrement mettant en cause la légitimité du président. Et c’est là une vérité qui dérange Donald Trump qui ne supporte que l’on remette en cause ses performances.

Sur ce point, il y a déjà eu des épisodes qui laissent perplexes. La presse américaine a comparé le nombre de personnes ayant assisté à l’inauguration de Donald Trump avec celle d’Obama. Un sujet mineur on en conviendra mais qui a été le sujet principal du discours de Donald Trump lors de son déplacement à la CIA où il a rappelé que les agences de renseignements avaient toute sa confiance alors qu’il avait comparé leurs pratiques à celles du régime Nazi quelques jours plus tôt dans un tweet mais en a profité pour rappeler la presse était composée de « most dishonest people on earth ». Le lendemain, sa conseillère Kellyane Conway en opposant ce qu’elle a qualifié d’« alternative facts » (faits alternatifs). Sans doute une nouvelle catégorie. Les chaînes de TV américains se sont longuement étendues sur les notions de « falsehood » et de « lie ». Donald Trump a envoyé son nouveau porte-parole Sean Spicer pour sa première intervention face aux journalistes pour tirer à boulets rouges sur la presse.

Mardi, Donald Trump recevait une délégation de membres du Congrès des deux bords et n’a plus s’empêcher de s’appesantir sur le fait que 3 à 5 millions d’illégaux avaient pu voter (Retour sur des élections perdues). Le chiffre de 3 millions étant choisi totalement au hasard et correspond au déficit de voix de Donald Trump par rapport à Hillary Clinton. Evidemment, le président n’a pas le moindre début de preuves. Il a lancé une enquête sur le sujet. Alors qu’on sait combien il est déjà difficile de voter pour certaines catégories, on a du mal à imaginer comment les illégaux auraient pu voter en nombre.

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Donald Trump avait mis en cause la légitimité de Barack Obama en mettant en doute sa naissance à Hawaï. Il restera le président qui a été élu alors qu’il n’avait pas la majorité des suffrages des Américains.

25 janvier 2017 Posted by | Elections 2016 | Laisser un commentaire

La Russie a-t-elle fait chanter Donald Trump ?

Le fait que la Russie soit intervenue dans le processus électoral pour en influencer le résultat est une chose, un possible accord entre le gouvernement russe et l’équipe de campagne de Donald Trump en est une autre, beaucoup plus grave.

Il ne s’agit pour l’instant que d’informations non vérifiées mais fournies par un ex-agent des services secrets britanniques (MI6), jugé crédible par les agences de renseignements américaines et financé par des organisations anti-Trump.

Selon CNN, le circuit qu’ont suivi ces informations est plutôt tortueux et est passé par plusieurs capitales européennes avant d’arriver à Washington.

Une synthèse de mémos de 35 pages a été publié et est donc accessible en ligne (Pour lire le rapport, cliquer ici) mais l’addendum qui résume les informations les plus percutantes en a été expurgé. D’abord le plus affriolant. Les Russes auraient par devers eux une vidéo d’ébats mettant en scène le président élu et une prostituée. La scène remonterait en 2013 lors d’un voyage de Donald Trump à Moscou. Jusque-là, on est plutôt dans le comique de Feydeau que dans le dramatique de Corneille. Autre élément, Des contrats juteux pas vraiment « clean » auraient été proposés par les Russes à Donald Trump pour tenter de l’influencer.

Beaucoup plus grave, des échanges possibles entre l’équipe de campagne de Donald Trump et le gouvernement russe pour ternir l’image d’Hillary Clinton en retour de quoi le candidat républicain aurait accepté de ne pas trop parler de l’intervention russe en Ukraine pendant sa campagne. Pour l’heure, il ne s’agit que d’informations non vérifiées. Donald Trump a réagi sur son compte Twitter pour qualifier ces allégations de « FAKE NEWS » et de parler de « chasse aux sorcières ». Donald Trump se prend-il pour Marie Navart ou Anna Göldin. Il est vrai que leur sort n’est pas vraiment désirable. La première a été brulée vive après avoir avouée sous la torture et la deuxième fut décapitée.

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Tout cela est néanmoins sérieux. Harry Reid, l’ancien chef de file de la majorité a indiqué que ces révélations validaient un appel fait au FBI dernier concernant une investigation sur Donald Trump. John McCain a donné une copie complète de ce rapport -incluant l’addendum – au directeur du FBI James Comey le 9 décembre dernier.

Ce rapport indique aussi que les Russes auraient des éléments compromettant sur la situation financière de Donald Trump. Là encore, rien n’est encore prouvé. Mais il aurait été tellement plus simple qu’il publié ses déclarations de revenus.  Pourquoi ne l’at-t-il pas fait ? Parce qu’il est riche ? Certainement pas puisqu’il clame haut et fort qu’il est très riche. Parce que ces déclarations comportent des informations délicates ? Ça semble plus probable.

Ces informations sont sorties la veille de sa première conférence de presse depuis qu’il est élu (sa dernière conférence de presse remonte au 27 juillet dernier). Donald Trump devait expliquer comment il avait ou allait ses problèmes de conflit d’intérêt. Il va devoir répondre à des questions beaucoup plus urgentes sans pour autant évacuer les autres qui sont tout aussi importantes.

11 janvier 2017 Posted by | Elections 2016 | Laisser un commentaire

Elections : Tout s’est joué dans les derniers jours

L’élection de Donald Trump a été une surprise pour la plupart des observateurs, on ne le sait que trop (A ne pas oublier : Donald Trump a perdu les votes populaires). Elle s’est jouée à très peu contrairement à ce que le président élu aime à croire et répète à l’envi ((Et pour 77 000 voix de plus !). On le sait tout autant. Mais ce que vient de révéler ce récent article du site FiveThirtyEight (Votes Really Switch To Trump at The Last Minute) est qu’un nombre plus élevé que d’habitude ont fait leur choix à la dernière minute. Comment le sait-on ? En interrogeant un même échantillon d’électeurs juste avant et juste après les élections, échantillon identique à celui interrogé lors de l’élection de 2012 (Source : Institute For The Survey of Citizens and Politics).

Que disent les chiffres ? Après le dernier débat, Hilary Clinton avait un avantage important sur son concurrent : 43 contre 36 %. Un écart comparable à celui observé en 2012 : 46 % pour Obama contre 39 % pour Mitt Romney.

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Mais la proportion d’indécis était significativement plus élevée en 2016 qu’en 2012 : 21 % contre 15 %. En 2016, 89 % des électeurs confirment leur intention de vote c’est-à-dire qu’ils n’ont pas changé leur choix, 38 % pour Hilary Clinton contre 35,2 % pour Donald Trump ou aucun des deux (15,8%). Mais sur ceux qui ont changé d’avis, l’avantage est clairement à Donald Trump. Alors qu’aucun électeur n’a basculé de Trump vers Hillary Clinton, 0,9 % ont changé leur choix de d’Hillary vers Trump. Cela peut paraître explique Dan Hopkins, l’auteur de l’article mais si l’on considère que ce mouvement est représentatif au niveau national, cela représente 1,2 million de voix.

Trump a également l’avantage chez les électeurs qui étaient indécis ou avaient porté leur choix sur un candidat alternatif (Libertarien, Vert ou autre) : 3,1 % contre 2,3 % pour Hillary Clinton.

Ainsi si l’on ajoute les deux catégories d’électeurs, on obtient 4,0 % pour Trump contre 2,3 % pour Hillary Clinton. Des chiffres qui montrent bien que cette élection s’est aussi jouée dans les derniers jours.

Une situation assez différence de l’élection de 2012 où une proportion plus importante d’électeurs avait arrêté leur choix. En octobre 2012, la proportion était de 90,6 %. Une différence qui peut paraître peu significative mais qui, au final (c’est le cas de 2016) peut faire basculer le résultat dans un sens ou dans un autre.

10 janvier 2017 Posted by | Elections 2016 | Laisser un commentaire

Les Russes ont-ils fait l’élection de Trump ?

Les conclusions du rapport rendu public sur les opérations russes pour manipuler les élections sont les mêmes que celles du rapport confidentiel commandé par Barack Obama

Sur les ordres de Poutine, les Russes ont cherché à influencer les élections en faveur de Donald Trump.
Ont-il réussi ? Le rapport ne se prononce pas sur cette question.

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Ce que Donald Trump a transformé en :  les agissements des Russes n’ont pas eu d’influence sur le résultat des élections.

10-elections3 Lire la suite

10 janvier 2017 Posted by | Elections 2016 | Laisser un commentaire

Retour sur des élections perdues

Lors des dernières élections présidentielles, Hillary Clinton a largement remporté le vote populaire avec près de 3 millions de voix d’avance sur son concurrent. C’est là une situation qui es arrivé très rarement, 5 fois seulement depuis le début de l’histoire des Etats-Unis. En 1876, 1888, 2000 et 2016. On le sait, moins de 80 000 voix dans trois états ont fait la différence : Wisconsin, Michigan et Pennsylvanie (Et pour 77 000 voix de plus !)

Dans un article récent, le politologue reconnu Charlie Cook (How Analytics Models Failed Clinton) explique que des erreurs techniques (au-delà des positionnements politique et de l’aversion d’une grande proportion des Américains pour la candidate) dans la gestion de la campagne.

Le politologue critique les méthodes utilisées par les démocrates et le développement de l’utilisation de ce que l’on appelle aujourd’hui le big data. Il est vrai que les méthodes de sondage traditionnelles rencontrent des difficultés importantes. Le nombre d’enquête de télémarketing lassent les particuliers qui sont de moins en moins enclins à répondre aux enquêtes. D’autant que les systèmes de caller ID (indentification de l’appelant) et les systèmes de réponse vocale leur permettent de le faire plus facilement. Ainsi le nombre d’appels qui aboutissent réellement sont de plus en plus faible. Ils sont passés de 40 % il y a deux décennies à moins de 10 % aujourd’hui. De telle sorte que les sondeurs ont de plus en plus de difficultés à constituer de véritables échantillons et doivent utiliser des correctifs en se basant sur des hypothèses par toujours simples à établir. Sachant qu’en plus les lignes fixes sont de moins en moins utilisées et que les fichiers de téléphones portables sont plus compliqués à constituer.

Face à ces difficultés et pour des raisons de productivité, les sondeurs automatisent les opérateurs en utilisant les méthodes de type Interactive Voice Response connue sous l’appellation robo-polls et de sondage en ligne. Selon Charlie Cook, ces méthodes sont moins fiables que les méthodes traditionnelles.

L’autre tendance sur laquelle Charlie Cook est critique est l’utilisation croissante de ce qu’on appelle l’analytics qui intègre des nombreuses données provenant de sources variées (US Census bureau, études de marchés, élections passées…). Les premiers pas de l’analytics remontent dans les années 70 par les deux camps, démocrates et républicains. Ces différentes méthodes s’appuyaient sur le système Claritas basé sur des données géographiques et démographiques analysant les données liées au style de vie, de segmentation par quartier… Claritas a été racheté depuis par Nielsen.

C’est Barack Obama qui a été le premier candidat à faire une utilisation poussée et à grande échelle de ces outils, en 2008 et en 2012. Et le succès de son élection ces deux années-là ont conduit à penser que les méthodes étaient adaptées. Hillary Clinton a repris l’utilisation de ces outils. L’équipe d’Hillary Clinton était si confiante qu’elle a décidé de ne pas faire réaliser de sondage le dernier mois dans certains états comme le Michigan et le Wisconsin et ainsi n’a pas vu la détérioration des soutiens à la candidate démocrate pendant cette période. Et a dépensé des efforts inutiles (pub TV) dans certains états comme l’Arizona ou la Géorgie au lieu de se concentrer sur quelques états clés en grandes parties responsables de la défaite.

Les enquêtes au niveau national ne se sont pas si trompés. La moyenne réalisée par The RealClearPolitics donnait un avantage de 3,3 % à Hillary Clinton, d’autres médias comme ABC News, CBS News NBC News ou même Fox News allaient jusqu’à 4 %. Rappelons que le résultat final est de 48,2 % pour Hillary Clinton et 46,1 %. On reste donc dans la marge d’erreur. En 2012, les sondages étaient plus éloignés du résultat mais on ne s’en pas vraiment aperçu dans la mesure où le résultat était conforme au sondage.

Au niveau des Etats, la situation est tout autre. Charlie Cook indique que la qualité des sondages varie considérablement selon les Etats. Peu d’institutions et d’organisations dépensent les montants nécessaires pour un travail de qualité comme c’était le cas dans le passé. Trop de sondages sont sous-traités à des officines n’ayant aucune expérience dans les questions politiques.

Bref, l’élection de 2016 restera dans les annales de la politique mais aussi des techniques de campagne. Espérons que les démocrates retiendront la leçon pour 2020. Car Donald Trump parle régulièrement des huit prochaines années comme si son élection de 2020 était déjà acquise.

 


It depends on whom you ask

In 1936, a magazine called The Literary Digest ran one of the biggest opinion polls of all time. It asked 2.4 million people whether they planned to vote for the incumbent Democratic, Franklin D. Roosevelt, or his Republican challenger, Alfred Landon.
It trumpeted this prediction:polls1

  • Landon: 57%
  • Roosevelt: 43%

The poll must have had one of the smallest margins of error in polling. But it was dead wrong.
Error margins apply only to the population a pollster is sampling.
This is what actually happened in the election:

  • Roosevelt: 62%
  • Landon: 38%

The Literary Digest fell prey to selection bias. That massive sample was made up of its subscribers and members of groups and organizations that tended to skew wealthier than the average American.

(Source : Business Insider)


 

4 janvier 2017 Posted by | Elections 2016 | Un commentaire

A ne pas oublier : Donald Trump a perdu les votes populaires

Si l’élection avait été basée sur le vote populaire, je l’aurai gagné. Telle est l’affirmation que s’est cru obligé de tweeter Donald Trump.

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Car l‘illégitimité liée à l’écart de près de trois millions en faveur d’Hillary Clinton, le plus grand écart pour un président élu depuis 1876, va lui coller à la peau pendant les quatre ans de son mandat.

Les chiffres définitifs sont les suivants :

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Mais si on jour au jeu des si, la liste pourrait être longue

  • Si James Comey n’avait pas envoyé ce courrier au Congrès pour rouvrir le dossier des emails d’Hillary Clinton,
  • Si les Russes n’étaient pas intervenus pendant la campagne,
  • Si les gouverneurs de nombre d’états à majorité républicaine n’avaient pas bénéficié de la loi de 2013 qui affaiblissaient considérablement les lois sur le droit de vote de Lyndon Johnson pour rendre plus difficile le cote des minorités (papiers d’identité, inscription sur les listes électorales, fermeture de bureaux de votes, restriction du vote anticipé…),
  • Si les Fake News ne s’étaient pas répandus de manière totalement incontrôlée,
  • Si les médias n’avaient fait le jeu de Donald Trump dans la première partie de la campagne (Cf la déclaration du patron de CBS selon laquelle ce qui bon pour CBS n’est pas forcément bon pour l’Amérique) parce qu’il fait de l’audience,
  • Si Donald Trump n’avait pas « boxé » en dessous de la ceinture et s’était comporté comme un candidat « normal »,
  • Si électeurs démocrates s’étaient mobilisés un peu plus surtant les trois états maudits (Wisconsin, Michigan et Pennsylvanie)…

Bref, Donald Trump n’aurait jamais du gagner. Mais le plus improbable est arrivé.

21 décembre 2016 Posted by | Elections 2016 | Un commentaire