maison blanche

La nouvelle donne

Trump à Paris : Who is Jim ?

Finalement Donald Trump n’a pas suivi le conseil de son ami Jim, il est allé à Paris. Alors que son ami Jim lui avait bien dit pourtant : Paris n’est plus Paris. Mais finalement qui est ce Jim ? Existe-t-il vraiment même si, selon Donald Trump, ce Jim est un « very substantial guy », dans l’esprit de Donald Trump cela signifie qu’il est au minimum milliardaire.

 

Publicités

13 juillet 2017 Posted by | France vs Amérique | Laisser un commentaire

Barack Obama soutient Emmanuel Macron

On savait qu’Emmanuel Macron s’était entretenu avec Barack Obama il y a quelques jours. Cette fois, c’est l’ancien président américain qui apporte son soutien au candidat d’En Marche, une démarche relativement inhabituelle. Il y a sans doute une arrière-pensée de mettre un terme au mouvement populiste que l’on observe actuellement avecles  deux événements majeurs qu’ont été le Brexit et l’élection de Donald Trump. Et aussi, de répondre à Donald Trump qui a soutenu Marine Le Pen.

4 mai 2017 Posted by | France vs Amérique | Laisser un commentaire

Les élections françaises vues des médias américains

Cette année, les élections françaises suscitent un intérêt particulier dans les médias américains. D’abord, elles sont plus difficiles à défricher que par le passé où deux grands partis s’affrontaient, souvent comparés aux démocrates et aux républicains, auxquelles s’est durement ajouté l’extrême-droite. Ensuite, elles s’inscrivent dans une série d’élections fondues sous le double signe du nationalisme et du populisme. Il y a d’abord eu le Brexit qui mettait un coin dans la construction européenne et permettait aux Américains de voir dans le Royaume-Uni un allié revenant au bercail de l’alliance historique anglo-américaine. Puis quelque moins, l’élection de Donald Trump contre le souhait et toutes les prédictions de la quasi-totalité des médias américaines. Dans ces conditions, comment lire les élections présidentielles 2017 car les schémas habituelles droite-gauche ne sont plus suffisant pour comprendre les phénomènes ? Les Français vont-ils tomber dans le populisme de Marine Le Pen dont les médias ne se risquent pas affirmer qu’elle ne sera pas élue. Chat échaudé craint l’eau froide !

La candidate de l’extrême-droite Marine Le Pen attire l’attention du New York Times (Attack on Champs-Élysées Injects More Uncertainty Into French Vote ; A Guide to the French Vote (and How It Relates to ‘Brexit’ and Trump) en raison des thèmes défendus par le Front National et qui font écho à certains développés avec subtilité par Donald Trump : « Beaucoup de Mexicains qui viennent illégalement aux Etats-Unis sont des violeurs, il faut donc construire un mur et le faire payer par le Mexique ». Autant dire qu’il n’y aura pas de mur que de toute façon les Mexicains n’auraient pas financé.

Of the candidates, Ms. Le Pen has arguably drawn the most attention from journalists, because of her hard-line stance on immigration, her grim warning that a declining France is losing its identity and her party’s record with Jews and Muslims, among other communities.

Le quotidien ne peut évidemment pas faire l’économie s’interroger sur l’effet possible de l’attaque terroriste de jeudi soir sur les Champs-Elysées citant une déclaration de Marine Le Pen qui reprend un thème cher à Donald Trump :

“For 10 years, under the governments of left and right, everything has been done to make us losers,”

La grille de lecture du très sérieux Foreign Affairs (France’s Election Is Trump vs. Merkel vs. Modi vs. Corbyn ; The French are still undecided – and, increasingly, the rest of the world is, too) ne reprend pas le traditionnel clivage droite-gauche mais utilise un positionnement selon deux critères : l’identité nationale (cosmopolitan identity) et la mondialisation de l’économie (Globalized economy). Sur le quadrant politique à 4 cases qui couvre l’ensemble de l’échiquier politique, il positionne les 4 principaux candidats. Plus de place pour d’autres candidats donc. De fait, l’article ne mentionne pas Benoit Hamon, représentant du parti socialiste qui constitue l’armature de la gauche depuis près d’un demi-siècle. D’ailleurs, le candidat du PS qui représente le parti du président qui ne se représente pas – un première dans la 5e république –  et le parti du président en place va peut-être se retrouver au niveau historiquement bas (5 %) de Gaston Deferre et de la SFIO aux élections de 1969.

22 avril 2017 Posted by | France vs Amérique | Laisser un commentaire

Les élections françaises vues des Etats-Unis

Les commentateurs de l’émission Morning Joe sur MSNBC parlent en priorité des candidats de l’extrême-droite et de l’extrême-gauche, Marine Le Pen (prononcé le Pein) et Jean-Luc Mélenchon et s’appesantissent sur la première en la comparant à son père. Mais plus qu’un séparation droite-gauche, ils font remarquer à juste titre qu’il s’agit plutôt d’une scission entre les pro et les anti européens. Les deux candidats suscités étant ceux qui représentent le mouvement anti-européen et les autres (parmi les 5 « grands ») sont ceux qui soutiennent l’Europe. Les soutiens de Le Pen feront remarquer qu’ils ne sont pas contre l’Europe mais contre cette Europe, contre l’Union européenne, contre Bruxelles, contre l’Euro, contre une quelconque construction pouvant évoluer vers une forme quelconque d’une Europe fédérale.

 

18 avril 2017 Posted by | France vs Amérique | Laisser un commentaire

Des intitulés ministériels fantaisistes ou rigoristes ?

On l’avait écrit dans un précédent billet (Les hommes doivent-ils s’adapter aux institutions ? Petite comparaison du cabinet américain et du gouvernement français), les intitulés de membres du cabinet ministériel sont quasi immuables ainsi que leurs rangs. Il y a eu quelques rares changements dont la plus marquantes avait été la création du ministère de la sécurité intérieure par George W. Bush après les événements du 9 septembre 2001 et qui regroupait plusieurs agences existantes précisément pour mieux organiser la communication entre celles-ci.

En France, l’intitulé et l’ordre change quasiment à chaque nomination d’un nouveau gouvernement. Et gouvernement de Valls II ne déroge pas à la règle. Où sont passées les bonnes résolutions de gouvernement restreint selon lesquelles il faut un former un groupe de combat contre un problème particulier : le chômage, la sécurité intérieure ou autre… Le dernier gouvernement regroupe 38 ministres et secrétaires d’état (19 /19 répartis équitablement entre les hommes et les femmes ; certains se sont émus du fait qu’aucune femme n’était à la tête d’un portefeuille régalien… Ce type de remarques sera désormais sans fin). Combat peut-être, gouvernement restreint, assurément non.

 


Le cabinet du président des Etats-Unis

  1. Ministre des Affaires Etrangères (Secretary of State)
  2. Ministre des Finances (Secretary of the Treasury)
  3. Ministre de la Défense (secretary of Defense)
  4. Garde des Sceaux (Department of Justice)
  5. Ministre de la Sécurité intérieure (Secretary of Homeland Security)
  6. Ministère de l’intérieur (Secretary of the Interior)
  7. Ministre de l’Agriculture (Secretary of Agriculture)
  8. Ministre du Commerce (Secretary of Commerce)
  9. Ministre du Travail (Secretary of Labor)
  10. Ministre de la Santé (Secretary of Health and Human Services)
  11. Ministre du Logement (Secretary of Housing and Urban Development)
  12. Ministre du Transport (Secretary of Transportation)
  13. Ministre de l’Energie (Secretary of Energy)
  14. Ministre de l’Education (Secretary of Education)
  15. Ministre des Anciens Combattants (Secretary of Veterans Affairs)

 

Maintenant l’intitulé et l’ordre. Concernant les premiers postes, les intitulés restent relativement standard et ne cèdent pas à la frivolité ou à la légèreté. On peut néanmoins remarquer au passage que le ministre du travail, de l’Emploi l’est aussi du dialogue social. Et que le ministre du logement est aussi celui du logement durable.

C’est sans doute au niveau des Secrétariats d’Etat que la créativité de nos gouvernements sont certainement les plus performants. Citons par exemple : Secrétaire d’État chargée de l’Égalité réelle (souvent les adjectifs affaiblissent la force du nom : notre devise va-t-elle devenir Liberté réelle, Egalité réelle, Fraternité réelle), Secrétaire d’État chargée de l’Aide aux victimes, Secrétaire d’État chargée des Relations internationales sur le climat, chargée de la Biodiversité…

Maintenant, l’ordre. Le plus marquant est sans nul doute la rétrogradation au 13e rang d’Emmanuel Macron, ministre de l’économie. Derrière le ministère du logement attribué à une novice en expérience gouvernementale. Etonnant pour un gouvernement qui entend faire du chômage son principal combat. Mais la politique n’a pas les mêmes règles que l’économie.

21 Cabinet


Quelques suggestions pour les prochains remaniements

Ministère des travailleurs du dimanche,
Ministère des travaux finis,
Secrétaire d’Etat des lèves-tôt et couche-tard,
Ministère de l’Amour,
Ministère de la politique non politicienne,
Secrétaire d’Etat de la démocratie participative et collaborative
Ministère des droits à acquérir


 

21 février 2016 Posted by | France vs Amérique | Laisser un commentaire

Stephen Breyer : Le Droit avant tout

Si l’on avait oublié que les Etats-Unis mettaient avant toute chose le Droit comme moyen d’organiser la société, Stephen Breyer, l’un des neuf juges de la Cour Suprême des Etats-Unis, était là pour nous le rappeler.

On se sent flatté de voir ce grand francophile parler un français aussi impeccable sur les ondes françaises (7/9 de France Inter avec Patrick Cohen ou sur TV5 Monde) pour faire la promotion de son livre Cour La suprême, le droit américain et le monde que viennent de publier les éditions Odile Jacob. Etonnant d’entendre cet éminent juriste américain citer un passage de la Chartreuse de Parme décrivant la bataille de Waterloo qui faire dire à Fabrice Del Dongo « qu’il se passe quelque chose d’une grande importance mais je ne sais pas quoi » pour expliquer la situation que connaît le monde actuellement.

Stephen Breyer 2

A la remarque de Patrick Cohen de savoir s’il acceptait d’être cité comme faisant partie du « quatuor progressiste de la Cour Suprême », (il a été nommé par Bill Clinton en 1994), il répond simplement qu’il s’agit là d’une qualification faire par la presse sur laquelle il n’a pas d’avis.

Stephen Breyer rappelle qu’il a exprimé son désaccord sur nombre de décisions prises par la Cour Suprême (en particulier l’épisode fâcheux quand la Cour a validé l’élection de Floride et permis ainsi à George W. Bush de devenir président des Etats-Unis – sans doute le pire qu’ait connu le pays) mais cela ne l’empêche pas de réaffirmer sa totale croyance dans le Droit en brandissant une vieille Constitution des Etats-Unis présentée comme « la pensée des Lumières de la France figée dans ce document » dont la force tient dans sa concision, laissant la possibilité de l’interprétation, et dans sa stabilité. Les Etats-Unis ont gardé la même constitution en 200 ans en y portant seulement 27 amendements, là où d’autres pays se permettent de la changer « comme de chemise ».

Répondant à une question d’un auditeur sur l’importance du mensonge aux Etats-Unis et la non poursuite de George W. Bush qui a lancé la fâcheuse guerre d’Irak sur la base d’un mensonge qui a causé tant de morts, a totalement déstabilisé la région et dont on perçoit les effets aujourd’hui, il répond tranquillement par un argument de droit selon lequel les membres de la Cour Suprême sont des juges de siège et non de Parquet et donc pas des procureurs.

Stephen Breyer n’a pas vraiment répondu sur l’ingérence (exorbitante ?) du droit américain dans le monde d’aujourd’hui, notamment avec les énormes amendes infligées à plusieurs entreprises, il ne répond pas vraiment.

Sur le fameux article 2 selon lequel nombre d’Américains – en particulier la NRA – entendent bien défendre leur droit de porter des armes, il considère que la loi actuelle n’empêche pas une « réglementation raisonnable ». Il faut être optimisme. On le sait, c’est là une qualité largement partagée par les Américains mais il y a peut-être urgence à faire quelque chose. Car sur ce point, rien n’a vraiment changé pendant le mandat de Barack Obama alors que les « mass shooting » continuent d’intervenir régulièrement.

Stephen Breyer 1

22 octobre 2015 Posted by | France vs Amérique | Laisser un commentaire

Obama et Hollande parlent scooter

Lors de leur première rencontre juste après l’élection de François Hollande, Barack Obama avait déjà prévenu le président français qu’il ne pourrait plus se déplacer à scooter. Va-t-il lui rappeler la semaine prochaine ?

Hollande aux ETats-unis

8 février 2014 Posted by | France vs Amérique | , | Laisser un commentaire

Elections du maire de Paris vs élections présidentielles américaines

On dit souvent que les élections du président des Etats-Unis sont compliquées. Petit rappel. Ce sont des élections indirectes qui se gagnent état par état. Pour être élu le 6 novembre 2012 dernier, le candidat devait recueillir la majorité des voix des 538 grands électeurs, soit 270 voix (Le nombre de 538 grands électeurs correspond au nombre des sénateurs (100) et des membres de la Chambre des représentants (438). Ils sont répartis entre les 50 États en fonction de leur population. Le calcul est renouvelé tous les dix ans à l’issue du recensement). Certains États votent toujours républicains, d’autres sont toujours acquis aux démocrates. Une dizaine d’États appelés swing states (ou bien battleground states, voire purple states) sont plus fluctuants : ils votent parfois républicain, parfois démocrate.

Quinze jours avant l’élection de 2012, selon les prévisions du New York Times, Barack Obama avait une quasi-certitude de recueillir 237 voix contre 206 pour Mitt Romney. Il restait la dizaine des États indécis représentant 95 voix de grands électeurs, dont celles de l’Ohio. Et dans chaque état, il y a des régions qui sont bleus ou rouges et d’autres également fluctuantes. Ce qui fait que les candidats portent tous leurs efforts sur les zones indéterminés des etats indéterminés. Ce qui n’empêche des actions des partis à plus long long terme pour faire basculer un Etat. Par exemple, le Texas qui est très fortement républicain pourrait, à terme, avec la montée en puissance des hispaniques, devenir démocrate.

En termes de complexité Les élections municipales parisiennes n’ont rien à envier aux élections du président des Etats-Unis. Ce sont également des élections indirectes qui se gagnent arrondissement par arrondissement. Depuis la loi du 31 décembre 1982 relative à l’organisation administrative de Paris, Marseille, Lyon (loi PML), ces villes disposent d’un scrutin particulier pour les élections municipales. L’élection se fait par secteurs constitués chacun d’un arrondissement à Paris et à Lyon et de deux arrondissements à Marseille. Lire la suite

1 février 2014 Posted by | France vs Amérique | , | Laisser un commentaire