maison blanche

La nouvelle donne

Guerre verbale à distance

A l’occasion de la « célébration » des 100 premiers jours, Donald Trump a à nouveau organisé un « rallye » en Pennsylvanie (on est toujours en campagne) auprès de ce que l’on appelle sa base, c’est-à-dire ses électeurs qui lui sont toujours en grande majorité favorable. Pour la première fois depuis 1981, un président ne participe pas au traditionnel diner de la presse. Cette année-là, Ronald Reagan avait une bonne excuse, il venait d’avoir été confronté à un attentat. En regardant la vidéo ci-dessous, on est partagé entre un sentiment de gêne et de nausée.

Ce discours semble démontrer que Donald Trump n’a pas changé et que la seule qu’il souhaite est de ne pas changer. Loin de vouloir créer l’unité du pays et de réunir les Américains, Donald Trump participe activement à la fracture qui s’est instaurée aux Etats-Unis et qui devient réellement problématique. Opposer systématiquement une partie des Américains contre une autre n’est pas la meilleure manière pour créer l’unité si nécessaire.

Fidèle à ses habitudes, Donald Trump s’en est pris aux médias en général et à certaines d’entre eux en particulier : les Fake News CNN et MSNBC et les failing et dishonnest New York Times. Il n’a pas résisté au plaisir de faire conspuer son opposant sans citer son nom. Et bien sûr, il a dénoncé tous les accords en citant celui de Paris qui ont inscrits les Etats-Unis dans le monde au motif que ces derniers seraient perdants.

Un leader peut jouer deux cartes bien différentes. Flatter le peuple et faire émerger des sentiments malfaisants (les ennemis sont partout ; qui sont-ils ? Tous les autres) et œuvrer pour faire émerger ce qu’il y a de moins bons en nous ou au contraire tracer une route qui a pour principal objectif de réunir et fédérer. Donald Trump a clairement choisi. Etonnant de constater cette foule en liesse à des propos qui associe bassesse et vilenie d’un candidat devenu président qui, jusqu’ici n’a rien fait de concret pour ceux qui l’ont élu et qui pourtant le soutienne plus que tout. Supprimer l’Obamacare, c’est supprimer d’un trait de plume une couverture santé à 20 millions d’Américains. En quoi baisser les impôts pour les plus riches et pour les entreprises aide-t-il les cols bleus ?

A quelque 100 miles de là, la presse se réunissait à son traditionnel White House Dinner Correspondents (existe depuis 1924) et donnait l’occasion à Bob Woodward et Carl Bernstein, les deux journalistes qui ont été à l’origine de l’Impeachment de Richard Nixon. Evidemment, on ne peut s’empêcher de faire le rapprochement entre Nixon et le président actuel.  Les deux associés qui ont fait tomber le 37e président donnait une méthode pour atteindre ce qu’ils appellent « the best attainable version of the truth », méthode qui pourrait être appliquée à la situation actuelle. « Lorsque les mensonges se combinent au manque de transparence, il y a certainement une voie devant nous » expliquait avec une certaine gravité. « Follow the money and follow the lies » indiquait-il comme une marche précisant que la route serait longue et qu’il faudra accumuler datail après détail, fait après fait pour faire sortir la vérité.

Et les sujets pour lesquels la vérité doit émerger sont légion : le népotisme qui est désormais la manière de gouverner, la possible collusion entre l’équipe de campagne de Donald Trump et l’entourage de Vladimir Poutine, les conflits d’intérêts qui font que le président actuel a tendance à confondre ses intérêts personnels ou ceux de la sa famille et l’intérêt général.

30 avril 2017 Posted by | Général | Laisser un commentaire

Les 100 jours vus de différents angles

The Resistance with Keith Olbermann | GQ
Dans sa série Resistance qui se termine systématiquement par Peace & Resist, Keith ne finasse pas comme a récemment dit une homme politique français dans son choix pour le deuxième tour : Qu’a fait Donald Trump pendant ses premiers jours ? Alors il devient muet et commence à nettoyer ses lunettes. Et ensuite, il se met à parler, à parler vite comme à son habitude pour nous noyer avec la triste réalité.

 Shields and Brooks on Trump’s 100-day performance
Dans leur revue hebdomadaire sur la chaîne publique PBS News, Mark Shields and David Brooks ne pouvait évidemment pas passer à côté d’une analyse de la performance des 100 jours.

 Robert Reich : The resistance report April 28, 2017
Robert Reich est ancien Secretary of Labor de Bill Clinton et a servi dans quatre administrations. Son opinion sur les 100 premiers ne laisse pas beaucoup d’espoir. Un conseil : ne pas penser que Donald Trump serait juste en train de se normaliser en un simple républicain ultra-conservateur. Et pour la suite : faire en sorte que les mouvements de base fassent pression pour éviter les mauvaises décisions, à commencer par le remplacement de l’Obamacare.

Lawrence O’Donnell dans The Last Word
Une synthèse sans beaucoup d’espoirs sur la suite car on ne sait pas trop ce sur quoi Donald Trump travaille et dans quelles directions va le gouvernement des Etats-Unis. Une prédiction : il fera moins dans la deuxième année que dans la première sachant qu’il n’aura fait quasiment rien.

Bernie Sanders
Pour Bernie Sanders, le pire est l’hypocrisie du président qui avait qu’il se battrait pour les classes laborieuses alors qu’il a mis en place une politique pour les plus riches. Et au lieu de Drain the Swamp, il a plutôt rempli le marécage.

 Et par Trump lui-même
La tonalité est évidemment très différente. Fidèle à son habitude, Donald Trump considère qu’il a été le président le plus performance sur les 100 premiers jours. What Else ?

En prime : un petit clip vidéo de la Maison Blanche

 Et aussi 100 Days of Sean Spicer Counting to 100: The Daily

29 avril 2017 Posted by | Général | Laisser un commentaire

100 jours de Donald Trump : une nation divisée

Samedi 29 avril, Donald Trump franchira le cap symbolique des cent jours à la Maison Blanche et reste au plus bas dans les sondages. Après trois mois aux affaires, il n’a su convaincre que ses partisans, comme le révèle une récente étude de l’University of Southern California. En effet, 85 % des électeurs de Trump approuvent le travail accompli jusqu’à présent.
À l’inverse, 87 % des électeurs démocrates n’ont pas confiance en leur président tandis que seuls 5 % ont changé d’avis sur lui et approuvent sa politique.
Après 100 jours au pouvoir, Donald Trump se retrouve face à une nation plus divisée que jamais.
Infographie: 100 jours de Trump : une nation divisée | Statista

28 avril 2017 Posted by | Général | Laisser un commentaire

Les 100 jours de Donald Trump

Les cent jours de Napoléon, c’est une seconde vie pour l’empereur, peut-être une troisième si l’on compte celle de Bonaparte, mais c’est aussi le début de la fin. Un faux espoir qui s’est mal terminée pour lui et pour la France. Les cent jours de Donald Trump sont le début de son premier mandat et aucune fin n’est en vue car les faux espoirs de certains ont peu de chances de se réaliser. Pourtant, certains l’ont déjà prédit juste après. C’est le cas d’Allan Lichtman, Professeur à l’American University qui avait prédit aussi l’élection de Donald Trump comme celles de ses prédécesseurs depuis 1984 (voir la vidéo à la fin de l’article).

Depuis Franklin D. Roosevelt, tous les présidents sont évalués sur ce qu’ils ont fait pendant cette période si courte de 100 jours mais qui parait si longue depuis que Donald Trump est entrée à la Maison Blanche comme le fait remarquer Christine Ockrent qui animait le débat de ce petit déjeuner organisé par la French-American Foundation sur « les 100 jours du président Trump : que nous dit l’Amérique ? ».

De gauche à droite : Julien Vaulpré, Taddeo, Laure Mandeville, Le Figaro, David Frum, The Atlantic, Christine Ockrent, Laurence Nardon, Ifri

Cette première évaluation qui remplit les médias et les esprits n’est évidemment qu’un indicateur qui est loin d’être définitif. Plusieurs exemples le démontrant. Bill Clinton par exemple. Néanmoins, il donne une impression sur la manière de gouverner du président et, de toute façon, c’est devenu une figure imposée. Conforme à son habitude, Donald Trump, lui-même, a changé d’avis sur le sujet. Au début, il serait le président ayant accompli le plus de choses pendant ses 100 premiers jours. Mais l’échéance s’approchant et le bilan étant plutôt maigre, il est fendu d’un tweet indiquant que c’était là une mesure totalement artificielle.

Pour David Frum, Senior Editor du magazine The Atlantic, ne mâche pas ses mots et dresse un véritable réquisitoire de l’action de Donald Trump. Pourtant, ce n’est pas franchement un liberal, ni une aficionado d’Elisabeth Warren ou de Bernie Sanders. C’est un républicain et a eu l’occasion de l’exprimer puisqu’il a été un des rédacteurs de George W. Bush. « Si l’on retient ce qui a été réellement accompli, c’est le pire résultat que l’on n’a jamais vu, commence-t-il en dressant un bilan qui s’apparente à un véritable réquisitoire. L’administration n’est pas encore en place, il n’y a toujours pas Deputy Secretary responsable pour l’Europe ou pour l’Asie, le Pentagone est vide, le président créé des crises quotidiennes, aucune loi n’a été voté par le Congrès, l’Obamacare est un échec, la soi-disant réforme fiscale ne n’est qu’une petite note sur une feuille de papier qui ne donne aucune indication sur le chiffrage. Nous avons en face de nous des gens qui mentent sur tous les sujets, parfois sur des sujets futiles ou stupides, parfois sur des sujets importants. Il n’y a aucune transparence. Le président peut apparaitre fort parce que tout ce qu’il y a autour est faible. Sans parler des problèmes d’éthique ou de transparence – Il n’a toujours pas publié ses déclarations de revenus – des conseillers qui peuplent la Maison Blanche qui ne devraient y être, la mise en place de membres de sa famille ». Pour affiner le jugement, David Frum pose deux questions : Quelle est la situation de l’Amérique dans le monde aujourd’hui ? Quelle est la force de notre Constitution et des institutions ? Faible dans les deux cas, y répond-il simplement.

Laure de Mandeville, grand reporter au Figaro, a un jugement plus nuancé et nettement moins catégorique. « C’est un personnage qui a cassé tous les codes en termes de style, d’idées, il est imprévisible, narcissique, colérique et pourtant il a été élu. Il suscite une détestation absolue et une opposition générale. On avait dit tant de choses avant qu’il soit élu et pourtant l’apocalypse n’a pas eu lieu. On avait sous-estimé le personnage, en le traitant de clown. On avait surestimé le danger en parlant d’une quasi-dictature lorsqu’il serait élu. On l’a dépeint comme une marionnette du Kremlin, les faits ont démenti cette affirmation. Les psychiatres ont dit qu’il était fou (…). Mais les Républicains sont dépourvus car ce qui pose problème ce n’est pas tant Trump que le Trumpisme qui a engagé une remise en cause profonde de l’ordre libéral qui doit faire réfléchir qui est toujours une ligne de partage entre les républicains et les démocrates ».

Pour Laurence Nardon, responsable du programme Amérique du Nord à l’Ifri, « Donald Trump a réussi à faire la synthèse entre deux populismes qui semblaient irréconciliables, le populisme de droite qui oppose le peuple aux étrangers et celui de gauche qui oppose le peuple aux élites avec un programme de contestation vis-à-vis des républicains. Mais depuis son arrivée à la Maison Blanche, le parti a repris le dessus avec un « cabinet » (les différents ministres) républicains standards, des généraux, des anciens de Goldman Sachs. Les Etats-Unis n’allaient plus s’occuper d’être les gendarmes du monde avec la morale comme boussole et pourtant le naturel est revenu au galop avec les crises syrienne et nord-coréenne ».

« Le problème avec Donald Trump c’est Trump lui-même », poursuit David Frum. Quelle sera la difficulté la plus grande dans les semaines à venir : « être capable de gérer Donald Trump afin qu’il ne cause pas trop de dégâts », conclut-il en substance. « Il faut aussi que les démocrates fassent leur travail », conclut pour sa part Laure Mandeville.

Mais les démocrates sont pris entre deux feux : participer au gouvernement pour que l’Amérique réussisse malgré le président en place ou faire de l’obstruction systématique pour maintenir le cap sur leurs idées. La ligne de crête n’est pas simple à maintenir. Dans la précédente

Parallèlement à toutes ces questions, David Frum considère qu’une question doit être impérativement évacuée : le rôle de la Russie dans les élections et la possible collusion des équipes de campagne avec le gouvernement russe. Sur ce point les républicains du Congrès qui dirigent les enquêtes ne montrent pas beaucoup de dynamisme et la Maison Blanche fait tout pour ne pas approfondir l’investigation en cours, y compris celle du FBI.

 

L’analyse des médias sur les 100 jours :

FiveThirtyEight : TrumpBeat: 10 Lessons From The First 100 Days
US News : A Dim 100 Days
Vox : Donald Trump’s first 100 days have been a moneymaking success story
Washington Post : The 32-word history of Trump’s first 100 days
NBC News : Evaluating Trump’s First 100 Days – By the Numbers
NPR News : Conservatives Debate Where Things Stand After Trump’s First 100 Days

28 avril 2017 Posted by | Général | Laisser un commentaire

Donald à l’école

Donald did his homework !

27 avril 2017 Posted by | Général | Laisser un commentaire

Une administration sans administrateurs

L’organisation du Spoil System (systèmes des dépouilles) avait été conçue et mise en œuvre pour la première fois par Andrew Jackson sous l’appellation Policy of Rotation (politique de dépouilles) avait pour but de prévenir ce qu’il appelait la corruption bureaucratique et de revivifier en permanence la fonction publique (Les présidents des Etats-Unis – George Ayache – Perrin). Cette initiative qui s’est installée depuis près de 200 ans entraîne le remplacement des hauts fonctionnaires à chaque arrivée de nouveaux présidents. Elle présenterait l’avantage d’organiser une administration qui mettent en œuvre les politiques décidées par les élus. Sauf que désormais, il s’agit de nommer près de 4 000 personnes dont 1200 doivent être confirmées par le Sénat (556 membres de l’Exécutif).

Donald Trump qui avait peu de contacts dans le monde politique et encore moins dans l’administration et qui ne s’attendait sans doute pas à être élu, est très en retard dans la nomination des hauts fonctionnaires. Selon l’organisation Partnership for Public Service, une organisation à but non lucratif, sur les 556 postes à haute responsabilités, 24 personnes seulement ont été confirmées et aucune proposition n’a encore été faite pour 468 postes. Une situation nettement moins bonne que celle des précédentes administrations et qui avait fait dire à David Brooks, éditorialiste du New York dans une tribune (What a Failed Trump Administration Looks Like) : Imagine the Roman Empire governed by Monaco. Mais qu’on se rassure, Ivanka Trump et Jared Kushner, la fille et le gendre du président, veillent au grain.

26 avril 2017 Posted by | Général | Laisser un commentaire

L’ADHD de Donald Trump

Donald Trump serait-il atteint d’Attention deficit hyperactivity disorder (ADHD)[1] ou trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité ? A défaut de réalisations concrètes et aucune loi passée au Congrès où pourtant il aurait la majorité dans les deux chambres, Donald Trump et sa famille ont réussi au moins une chose : saturer l’espace médiatique. Plutôt de manière négative mais peu importe c’est là un exploit qui doit satisfaire son égo et sa personnalité narcissique. Dans leurs présentations respectives, David Cay Johnston (The Making of Donald Trump) et Tony Schwartz (le « nègre » du best-seller The Art of the Deal) ont tous deux mis l’accent sur la difficulté de Donald Trump à centrer son attention sur un sujet très longtemps.

L’observation des dernières semaines montre clairement une succession d’initiatives fortes mais le plus souvent sans lendemain lancées parfois de manière impromptue et imprévue. Après l’échec du Trumpcare qui devait remplacer l’Obamacare dès la première semaine de présidence, Donald Trump a porté son attention sur la Syrie en ordonnant le lancement de 59 missiles Tomahawk sur le gouvernement de Bachar Al-Assad. Alors qu’ici, l’ennemi principal ennemi était ISIS (Daesh). Une frappe sans lendemain dont l’objectif stratégique n’a jamais était clairement exposé mais qui était seulement destiné à punir le gouvernement syrien d’avoir utilisé des armes chimiques. Quatre ans plus tôt, dans des circonstances comparables mais bien plus lourdes (on ne rentrera pas dans la comptabilité macabre du nombre des victimes), Donald Trump avait intimé son prédécesseur de ne surtout pas intervenir en Syrie.

En même temps, Donald Trump reçoit son alter ego chinois dans son club privé de Mar-a-Lago et changé à 180° sa perception de la Chine, devenu un partenaire fréquentable qui ne manipule plus sa monnaie et qui peut aider dans la crise Nord-Coréenne. C’est d’ailleurs pendant le dîner que Donald Trump a annoncé à son hôte de l’attaque sur la Syrie. Puis, l’OTAN qui était obsolète ne l’est plus.

Quelques jours plus tard, ce fut la crise Nord-Coréenne avec des déclarations directes et un peu va-t-en guerre face au fou dictateur, à moins que ce soit l’inverse, de Pyongyang. Déclarations appuyées par le lancement de la bombe conventionnelle la plus forte jamais larguée sur un cache terroriste en Afghanistan comme preuve de sa détermination ou de sa folie (une déclination de l’idée du madman théorisée par Nixon[2]) à appuyer sur la gâchette. Un épisode resté sans lendemain d’autant que le jour du 105e anniversaire du grand-père du dictateur fou qui devait être l’occasion de faire un nouveau test nucléaire ne s’est pas réalisé. Il ne fait nul doute que la Corée du Nord ne l’a pas repoussé aux calendes grecques.

Ce fut à nouveau le repeal and replace de l’Obamacare qui tel le Phoenix devait renaître de ses cendres. Opération de communication sans lendemain. Entre temps, à la surprise générale, même de ses proches collaborateurs dont le ministre des finances, Donald Trump nous annonce qu’il va annoncer sa réforme fiscale le mercredi 26 avril. Peu avant Steve Mnuchin avait déclaré : « Tax reform is way too complicated ».

Entre temps, Donald Trump a relancé l’idée de son mur pour éviter que les violeurs Mexicains ne déferlent sur les Etats-Unis en demandant cette fois au Congrès de trouver le financement. Alors qu’il avait répété à l’envi que les Mexicains paieraient pour le mur. Hors de questions pour ceux parmi les républicains qui se veulent les gardiens de la rigueur budgétaire. Bon, on reparlera du mur en septembre.

Après avoir été stoppé dans sa deuxième version de son Muslim Ban, Donald Trump vient de subir un nouvel affront d’un juge qui bloque cette fois le décret sur les sanctuary cities.

Sur cette période, Donald Trump a signé 25 Executive Orders, plus qu’aucun président depuis la deuxième Guerre mondiale. Quelle est la raison de cette frénésie d’initiatives désordonnées ? Cette semaine sera celle de tous les dangers et se ponctuera par la fin de la période des 100 premiers jours, une échéance qui n’a aucune existence officielle mais qui revient à chaque premier mandat de chaque présidence depuis Franklin Roosevelt. Celle-ci constituant le marqueur avec lequel les médias comparent les présidents. Et donc les présidents veulent s’en sortir au mieux. Avec la date qui se rapproche, Donald Trump a pris ses précautions en tweetant que c’était là une idée très arbitraire, qui n’avait pas grand sens (il a plutôt raison car s’il accomplissait quelque chose de grand au 102e jour, cela ne changerait rien) d’autant que quel que soit le résultat les failing medias ne manqueraient pas de dire que les 100 premiers jours de Trump sont un échec. Il a encore raison. Mais comment dire autrement !

 

[1] Le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité est un trouble neurobiologique caractérisé par des difficultés de concentration qui peut s’accompagner ou non d’hyperactivité ou d’impulsivité. Il en existe des manifestations mixtes, certaines où l’impulsivité et l’instabilité sont dominantes, d’autres où les troubles avec inattention dominent.

[2] The madman theory was a feature of Richard Nixon’s foreign policy. He and his administration tried to make the leaders of hostile Communist Bloc nations think Nixon was irrational and volatile. According to the theory, those leaders would then avoid provoking the United States, fearing an unpredictable American response (source : Wikipedia)

26 avril 2017 Posted by | Général | Laisser un commentaire

Donald Trump gagnerait les élections

Oui ce titre est très étrange puisque Donald Trump a gagné les élections. Et pourtant cinq mois et demi après les élections, Donald Trump revient encore sur cette opposition avec Hillary Clinton en affirmant qu’il gagnerait le vote populaire contre son opposant. C’est vraiment une bizarrerie qui fait que l’hôte de la Maison Blanche a encore d’affirmer que le jour de l’inauguration était le plus grand de toute l’histoire des Etats-Unis, qu’il battrai Barack Obama, Hillary Clinton, tant au niveau des grands électeurs que du vote populaire. Bref, que penser d’une telle obsession alors qu’il y a tant de sujet à traiter. Est-ce le signe d’un manque de confiance ? Peu probable. D’un narcissisme maladif, peut-être. D’un triomphalisme permanent, sans doute.

24 avril 2017 Posted by | Général | Laisser un commentaire