maison blanche

La nouvelle donne

Smart d’un côté, weak de l’autre

« Smart, funny, talented, tough… » N’en jetez plus ! La coupe est pleine, pleine de qualificatifs laudatifs pour un dirigeants qui emprisonne, affame, tue, enferme dans des camps, prive de liberté… Bien sûr il y a la Real Politik et un accord de dénucléarisation vaut bien en échange quelques petits propos sympathiques à l’égard de l’un des dictateurs les plus sanguinaires de la planète. Et lorsqu’une journaliste demande à Donald Trump pourquoi il en fait tant, il répond tout de go : « c’est pour empêcher que quelqu’un comme lui envoie une bombe nucléaire sur quelqu’un comme vous ». Merci Donald.

Le problème est qu’il a fait beaucoup d’autres déclarations élogieuses et flatteuses sur des dirigeants autocrates alors qu’il n’y avait aucune nécessité de le faire. On peut donc logiquement supposer qu’il apprécie plus les dictateurs et les roitelets que les dirigeants ayant un tant soit peu la fibre démocratique, qu’il considère alors comme « weak, dishonnest… ».

“He speaks, and his people sit up at attention,” Trump said on Friday morning of North Korean despot Kim Jong Un in an interview with Fox News — a network where he receives no shortage of praise. “I want my people to do the same.”
(Source Politico: Donald dreams of dictators)

Ces éloges à répétition ont surpris d’autant plus qu’elles sont intervenues juste après les remarques désobligeantes faites à l’occasion du G7, notamment envers Justin Trudeau. « Mon Dieu, gardez-moi de mes amis. Quant à mes ennemis, je m’en charge ! ».

Il a peut-être poussé le bouchon un peu trop et certains de ses conseillers l’ont invité à corriger le tir en montrant par tweets interposés qu’il avait aussi de très bonnes relations avec les dirigeants du G7, y compris le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. Ça sonne tellement faux d’autant qu’en général ses tweets sont plutôt éruptifs et explosifs.

« Il est minuit braves gens dormez en paix ».

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16 juin 2018 Posted by | Général | Laisser un commentaire

Coupe du monde 2026 : Un NAFTA du football ?

Alors que la Coupe du Monde 2018 vient de commencer en Russie, l’organisation de l’édition 2026 a été attribuée une association entre le Canada, les États-Unis et le Mexique. La proposition de l’autre candidat, le Maroc était sur le papier inférieur, mais l’Empire Cherifien a derechef posé sa candidature pour 2030. Le choix de l’association entre le Canada, les États-Unis et le Mexique intervient au moment délicat où Donald Trump traite Justin Trudeau de « weak and dishonnest » et son homologue mexicain de tous les noms en lui répétant depuis près de deux ans que les États-Unis allaient construire un mur pour le séparer de son pays et des hordes de « violeurs et de voleurs » qui traversent le Rio Grande. En avril dernier, alors que les conciliabules allaient bon train au sein de la FIFA, Donald Trump n’avait pu s’empêcher de se fendre d’un tweet rageur :Pour ensuite s’en attribuer le crédit

La Coupe du Monde de la FIFA 2018, qui a débuté à Moscou, sera l’un des principaux spectacles sportifs au monde, peut-être même le plus important. L’occasion a bien été comprise par Vladimir Poutine qui entend bien en faire un outil de politique interne et externe. En interne, pour régimenter ceux qui auraient la malheureuse idée de gâcher la fête (avec des peines de prison possible) et mobiliser les Russes. En externe, L’autocrate entend montrer au monde une image beaucoup plus lisse de son pays.

J.O. et Coupe du monde de football sont les deux événements planétaires majeurs. Comme le montre le graphique Statista, les JO ont fait plus d’audience que la Coupe du Monde : selon le Comité international Olympique, les JO 2012 de Londres et les JO 2008 de Pékin ont attiré 3,6 et 3,5 milliards de téléspectateurs. C’est plus que l’audience globale de la Coupe du Monde 2014 au Brésil, suivie par 3,2 milliards de personnes.

Infographie: Les évènements sportifs les plus suivis au monde | Statista

Coupe 2026 : La Fifa a rendu public le vote de chaque fédération

Après les doutes sur les votes précédents, notamment avec l’attribution de la coupe du monde 2022 au Qatar, la FIFA rend public le vote de chaque fédération. Parmi les 203 votants, 134 ont choisi la candidature nord-américaine et 65 celle du Maroc. L’Iran a voté pour « aucun des deux ». Cuba, la Slovénie et l’Espagne se sont abstenus. La France, comme annoncé en amont du scrutin, a voté pour le Maroc. Cependant, la Nouvelle-Calédonie et Tahiti, fédérations localisées sur le territoire français, mais indépendantes de la FFF, ont opté pour le projet « United ».

Le soccer très loin derrière le football

Aux États-Unis, le football version soccer monte en puissance, mais reste très loin derrière le football version american. Selon les derniers chiffres de Gallup, le Football américain reste de très loin le sport favori pour 37 % des américains (en tant que spectateurs), loin devant le basketball et le baseball. Le soccer vient en quatrième position. Mais les tendances sont claires. Le baseball, sport favori des Américains jusque dans les années 60, est en perte de vitesse. A l’inverse, le soccer monte en puissance : il est désormais en troisième position devant le baseball chez les moins 18-34 ans et les 35-54 ans. Une évolution qui n’est sans doute pas étrangère à l’augmentation des Hispaniques, adeptes fervents du fútbol. Avec le temps et l’arrivée des nouvelles générations, le soccer devrait se faire une place. A l’inverse, le baseball ne semble pas sur une bonne trajectoire.

Sport américain contre sport universel

L’avantage du Football américain est qu’il est purement – ou presque – national et que donc les Américains n’ont pas à se comparer au monde. Ils peuvent donc être les meilleurs sans avoir à disputer de compétitions. A l’inverse, la puissance du soccer est sa dimension de plus en plus universelle. D’ailleurs, l’édition 2026 sera la première regroupant 48 équipes. Ce côté presque unamerican du football est développé par certains conservateurs dont la pointe extrême est par exemple représentée par la commentatrice Ann Coulter avec des arguments aussi stupides que désolants (lire ci-dessous l’un de ses articles intitulé Any growing interest in soccer a sign of nation’s moral decay).

I’ve held off on writing about soccer for a decade — or about the length of the average soccer game — so as not to offend anyone. But enough is enough. Any growing interest in soccer can only be a sign of the nation’s moral decay.

Individual achievement is not a big factor in soccer. In a real sport, players fumble passes, throw bricks and drop fly balls — all in front of a crowd. When baseball players strike out, they’re standing alone at the plate. But there’s also individual glory in home runs, touchdowns and slam-dunks.

Pour lire la suite de l’article, cliquer ici

15 juin 2018 Posted by | Général | Laisser un commentaire

Après la téléréalité, le cinéma fiction

Lors de leur rencontre historique, le président Trump a montré au leader nord-coréen Kim Jong-un une vidéo montrant les possibilités d’un avenir pacifique entre la Corée du Nord et les États-Unis.

13 juin 2018 Posted by | Général | Laisser un commentaire

Réactions sur l’accord entre la Corée du Nord et les Etats-Unis

La Brookings Institution a compilé dans un rapport intitulé Order from Chaos, Around tha halls : Brookings experts react to the Trump-Kim Jong-un summit in Singapore des réactions d’experts sur l’accord que viennent de signer Kim Jong-un et Donald Trump. Une idée commune se dégage : cet accord n’apporte pas d’éléments nouveaux même s’il apaise les relations explosives entre les dirigeants des deux pays. Tout reste à faire. Donald Trump a fait la photo, Mike Pompeo va devoir faire le travail. La Chine est le grand vainqueur de ce sommet.
Ci-dessous des extraits des commentaires.

Jung Pak, SK-Korea Foundation Chair in Korea Studies and Senior Fellow in the Center for East Asia Policy Studies

The Singapore summit produced little more than frothy statements without substance, with little accountability for Kim Jong-un to cease and dismantle his nuclear weapons program.

Jonathan Pollack, Nonresident Senior Fellow in the Center for East Asia Policy Studies and the John L. Thornton China Center

The joint statement is a decidedly underwhelming document, consisting largely of generalities and platitudes that Trump quickly tried to oversell. It contained far fewer specifics than most observers expected, and much less than what Secretary of State Mike Pompeo promised. It obligates North Korea to very little.

Evans Revere, Nonresident Senior Fellow in the Center for East Asia Policy Studies

The summit statement itself was sparse, anodyne, and detail-free. It could just as easily have been drafted and agreed upon by senior officials a month ago, or even in 1994 or 2000. The statement was a collection of vague aspirational goals.

Robert Einhorn, Senior Fellow in the Center for 21st Century Security and Intelligence and the Arms Control and Non-Proliferation Initiative
The summit clearly fell short, with only a reaffirmation of Pyongyang’s familiar and vague pledge to “work toward” denuclearization.

Ryan Hass, David M. Rubenstein Fellow in the Center for East Asia Policy Studies and the John L. Thornton China Center
In evaluating the outcome of the summit, the big winner was China. China would like to see a reduction in military forces in Northeast Asia and a widening of the gap between the United States and its allies and partners. Beijing is now on track to achieve these objectives at little cost.

Richard Nephew, Nonresident Senior Fellow in the Center for 21st Century Security and Intelligence and the Arms Control and Non-Proliferation Initiative

The most important element of the statement that Trump and Kim signed was the delegation to Pompeo and “a relevant high-level DPRK official” to continue the negotiations, ensuring that there will be a reversion to more technical and detailed talks.

Katharine Moon, Nonresident Senior Fellow in the Center for East Asia Policy Studies
Underwhelming” is how I characterize the Singapore summit between Donald Trump and Kim Jong-un.

Jonathan Stromseth, Lee Kuan Yew Chair in Southeast Asian Studies and Senior Fellow in the Center for East Asia Policy Studies and the John L. Thornton China Center
The outcome of the summit is more concerning: It could have long-term security implications, not just for Northeast Asia but for the broader region.

Michael O’Hanlon, Senior Fellow in the Center for 21st Century Security and Intelligence and Director of Research for Foreign Policy
I am a little happier than some of my colleagues with the outcome in Singapore—perhaps because I am still recovering from the anxiety I felt in 2017 over an all-too-real risk of war, and would take even a flawed diplomatic process over that mutual brinkmanship any day.

Tarun Chhabra, Fellow in the Project on International Order and Strategy
with no concrete commitments on real denuclearization.

Jeffrey Bader, Senior Fellow in the John L. Thornton China Center
For his part, President Trump achieved, among other things: a significant decrease in the war atmosphere that prevailed in the Korean peninsula over the last year  (…) North Korean reaffirmation of the goal of denuclearization of the Korean Peninsula, with no details, road map, or timetable;

13 juin 2018 Posted by | Général | Laisser un commentaire

La conciliation des pouvoirs

La théorie de la séparation des pouvoirs vise à séparer les différentes fonctions de l’État, afin « de limiter l’arbitraire et d’empêcher les abus liés à l’exercice de missions souveraines. Si cette théorie est souvent invoquée dans les régimes démocratiques, elle a été plus ou moins rigoureusement mise en pratique ». Théorie développée par Locke (1632-1704) et Montesquieu. L’Angleterre et la France s’honorent d’avoir apportée cette idée si essentielle au fonctionnement de la démocratie. Même si leur régime politique, surtout de ce côté-ci de la Manche, elle ne l’a pas toujours appliquée.

La doctrine des checks and balances

Les Américains qui envisageaient le fondement d’un état fédéral sont allés un peu plus loin en développant le principe des checks and balances. Cette théorie a fortement inspiré les rédacteurs de la Constitution américaine, qui ont institué en 1787 un régime présidentiel organisé selon une séparation stricte des trois pouvoirs, tempérée par l’existence de moyens de contrôle et d’action réciproques conçus conformément à la doctrine des « checks and balances ».

Afin d’éviter que chacun des pouvoirs n’abuse de ses prérogatives, les constituants américains ont ainsi prévu un strict partage des compétences entre organes fédéraux et États fédérés. Ils ont également réparti le pouvoir législatif entre deux assemblées, donné au Président un droit de véto sur les textes législatifs, et reconnu parallèlement au Sénat la faculté de s’opposer aux nominations relevant du Président ou encore aux traités internationaux négociés par l’administration.

Mais voilà, derrière le principe, il y a les hommes. Le principe de séparation des pouvoirs tout comme celui des checks and balances doivent être mis en œuvre par les hommes. Et lorsque ceux-ci abdiquent, alors le principe ne fonctionne plus.

Avec Donald Trump, patron d’une PME familiale devenu président et qui n’entend pas s’embarrasser de ces vestiges de fonctionnement démocratique, tout semble changer. On est passé du régime de la séparation des pouvoirs à celui de la conciliation des pouvoirs. C’est en tout cas l’opinion du sénateur républicaine Bob Corker, chairman of the Senate’s Committee on Foreign Relations, qui se lamente de la conduite de ses collègues qui n’ont pas proposé un seul amendement parce que cela pourrait « upset the president ». Il est vrai qu’il n’a rien à perdre puisqu’il ne se représente pas aux prochaines élections de mi-mandat.

 

13 juin 2018 Posted by | Général | Laisser un commentaire

Kim-Trump : 2-0

La récompense d’abord, l’effort et le travail ensuite. C’est en général ce que veulent les enfants, à qui leurs parents expliquent que « ça ne marche pas comme ça dans la vie ». « Travaille d’abord et ensuite tu auras une récompense ». C’est un peu la méthode retenue par Donald Trump en acceptant la rencontre avec Kim Jong-un comme le début d’une négociation et non comme sa conclusion. Et en recueillant d’emblée les fruits médiatiques et dans l’opinion.

Si l’on analyse la rencontre avec les lunettes de Donald Trump selon lesquelles dans toutes négociations, il y a un gagnant et un perdant. Pour l’instant, le gagnant serait plutôt Kim Jong-un.

D’abord une réunion en tête à tête de 45 minutes sans témoin autre que les interprètes. On ne saura donc sans doute jamais ce qui aurait été vraiment dit. Ensuite, cette poignée de main d’égal à égal avec le président du pays le plus puissant de la planète lui permet, aux yeux des Nord-coréens, mais aussi du monde, d’intégrer la communauté internationale et d’être reconnu comme un dirigeant comme les autres. Ce moment qui va rester dans les mémoires immortalisé par des milliers de photos publiées dans le monde entier alors que l’on ne sait pas ce qu’il va en advenir.

Dans ses formules hyperboliques, en négatif comme en positif, Donald Trump est passé de « Rocket Man » à « A Very Talented Man ». Avec des formulations pour le moins incongrues comme « c’est un grand honneur de vous rencontrer » là où deux jours plus tôt il insulte Justin Trudeau, Premier ministre du premier partenaire des Etats-Unis. Passons même sur les commentaires affligeants concernant les droits de l’homme selon lesquels « c’est dur en Corée du Nord, mais c’est dur aussi un peu partout ». Dans cette course à la reconnaissance, c’est Kim Jong-un qui était clairement le plus demandeur et qui est donc gratifié. À moins que rencontrer un dictateur soit un élément important pour Donald Trump ?

Dans le premier accord qui a été signé, Donald Trump fait la concession majeure de suspendre les exercices militaires avec la Corée du Sud qui permettent aux forces américaines d’être prêt à tout moment. Dans sa conférence de presse, il les a même présentées comme des « war games » allant jusqu’à les qualifier de « provocative », reprenant ainsi la rhétorique de la Corée du Nord. Aux dires de CNN, les responsables de la Corée du Sud n’avaient pas été consultés sur cette décision, qui ne peut que les plonger dans un fort état de perplexité et de nervosité.

En échange qu’ont obtenu les Etats-Unis ? Que la Corée du Nord réaffirme sans apporter aucun élément nouveau sa volonté de lancer la dénucléarisation sans offrir les garanties demandées « complete, verifiable, irreversible denuclearization », connues sous l’acronyme CVID. Rien de tout cela.

Bien sûr, les premiers commentaires de Donald Trump, la réunion s’est très bien passée, « top of the line », et même encore mieux que ce qui avait été prévu : « It’s a very great day, it’s a very great moment in the history of the world. »

Donc dans ce premier test match, on peut dire que l’avantage est à Kim Jong-un. Mais ce n’est que le premier d’une longue série – sauf si Donald Trump décide de tout arrêter pour une raison qu’il ignore encore. Peut-être les rencontres suivantes tourneront à l’avantage des Etats-Unis. Mais une chose est sûre, le plus dur reste à faire.

Quand on compare les situations iranienne et nord-coréenne, on ne peut qu’être étonné. L’accord avec l’Iran était peut-être un mauvais, mais en tous cas, il avait suspendu les activités de recherche dans le nucléaire militaire. Les inspecteurs de l’IEA l’avaient confirmé à plusieurs reprises. Dans l’affaire avec la Corée du Nord, Donald Trump est prêt à faire confiance a priori, sans aucune garantie. Un pari lorsqu’on se souvient du contexte passé où la Corée du Nord n’a jamais respecté ses engagements. Comment expliquer une telle différence ? D’abord, les Américains ont un fort contentieux avec l’Iran. Ensuite, c’était un accord multilatéral.

Ajout le vendredi 15 juin : Fox News s’y met aussi

12 juin 2018 Posted by | Général | Un commentaire

Le rendez-vous des coiffeurs ? Non des dictateurs

On a présenté la rencontre au sommet entre Donald Trump et King Jong-Un comme le rendez-vous des coiffeurs, eu égard aux postiches des deux protagonistes.

Mais c’était là une erreur.

Abby Huntsman, journaliste de Fox News et fille de John Huntsman, ancien ambassadeur en Russie et ex candidat à la présidence, demande à son hôte, Anthony Scaramucci, ex directeur de la communication de la Maison Blanche, de commenter la rencontre « entre les deux dictateurs ». Oups ! Elle fait des excuses très rapidement mais le qualificatif restera.

 

11 juin 2018 Posted by | Général | Laisser un commentaire

Pauvre Mitt Romney !

Seuls les imbéciles ne changent pas d’avis. Mais là, ce n’est pas changer d’avis, c’est se désavouer. Dans un discours délivré à Salt Lake City en mars 2016, il explique longuement que choisir Donald Trump revient à compromettre le futur des Etats-Unis. Et les deux premiers exemples qu’il prend sont les droits de douanes et la baisse des impôts sans agir sur les dépenses. C’est exactement ce qu’a fait Donald Trump. Et pourtant, Mitt Romney a complètement retourné sa veste (A sa décharge, il n’est pas le seul républicain) en affirmant la semaine dernière, toujours à Salt Lake City que :

President Trump would « easily » win the Republican nomination and « solidly » win re-election to the presidency in 2020. Romney spoke at a Utah summit, saying his prediction is based on the economy doing well and his expectation that Democrats would nominate a fringe candidate.

10 juin 2018 Posted by | Général | Laisser un commentaire