maison blanche

La nouvelle donne

Vous êtes plutôt basket ou tennis ?

Les deux sports sont tout autant amusant mais tout dépend aussi de votre partenaire.

 

5 juillet 2017 Posted by | Général | Laisser un commentaire

Trump, 45e président des Etats-Unis

Pour paraphraser François Fillon, « imagine-t-on Barack Obama s’adonner à de telles pratiques ». Comment près de 40 % d’Américains peuvent-il soutenir un tel président, fut-il « moderne » aux dires de l’intéressé. D’ailleurs tant qu’ils resteront 40 %, pourquoi leur champion changerait de comportement ? Se rendent-il de l’effet sur l’image des Etats-Unis dans le monde ? (

L’image de Donald Trump dans le monde). Jusqu’à quand les sénateurs et Représentants républicains vont-ils apporter leur soutien à des pratiques aussi dégradantes qu’on ne tolèrerait pas dans une cour d’école mais qu’apparemment certains applaudissent à la Maison Blanche. Quelle sera la prochaine étape car il est clair que :

  1. Donald Trump ne se présidentialisera jamais
  2. Il va s’enfoncer dans cette spirale infernale de la vulgarité.

Jusqu’où ?
Cette dégradation de la fonction sera-t-elle irréversible ?

L’escalade

2 juillet 2017 Posted by | Général | Laisser un commentaire

Repeal and Replace the Repeal and Replace Obamacare

Obama avait fait de sa réforme de la santé l’alpha et l’oméga de son programme politique. A force de ténacité, il arriva à passer sa réforme. Mais il paya ce succès au prix fort. Il perdit lourdement les élections midterms de 2010 et les républicains n’ont eu de cesse que de bloquer toute initiative pendant six ans. Les démocrates perdaient 6 sièges au Sénat, 63 à la Chambre des représentants et 6 postes de gouverneurs et les Républicains prenaient la majorité des deux chambres. C’était la plus grande défaite électorale d’un parti à la Chambre des représentants depuis 1938. Un vrai désastre.

Parmi les objectifs du parti de l’éléphant remis en selle, l’abrogation de l’Obamacare. Ils s’y sont essayé à une soixantaine de reprises sans y arriver car ils ne disposaient pas de la supermajorité des 60 voix nécessaires pour voter une loi sans utiliser la méthode de réconciliation que sont en train d’utiliser les républicains actuellement.

Donald Trump l’avait répété à l’envi, dès son entrée à la Maison Blanche, il allait Repeal and Replace cette loi historique. Dès le premier jour. On allait voir ce qu’on allait voir. Pour le nouveau président il s’agissait plus d’effacer ce qu’avait fait son prédécesseur (ce qu’il a fait dans beaucoup d’autres domaines en signant des Executive Order) que de construire quelque chose de nouveau. Le repeal assurément, le replace si possible.

La Chambre des représentants a dû s’y reprendre à deux fois pour adopter un texte que le président lui-même a qualifié ensuite de « mean » (Etonnant l’utilisation d’un vocabulaire enfantin par ce président). Pas vraiment fait pour nouer des liens avec les représentants qui l’ont soutenu dans cette démarche. Mais le principal était de signer une victoire législative. D’ailleurs, Donald Trump avait organisé une petite sauterie dans les jardins de la Maison Blanche pour fêter ça. Une démarche totalement inhabituelle d’autant que ce n’est que le début d’un processus loin d’être achevé.

La balle était dans le camp du Sénat maintenant. Pendant des semaines, une groupe d’une douzaine de sénateurs ont travaillé dans le plus grand secret pour pondre un texte assez proche de celui de la chambre basse baptisé the Better Care Reconciliation Act. Et Mitch McConnell, le chef de la majorité du Sénat voulait un vote avant le 4 juillet. Sinon, il faudrait attendre le retour de la chambre le 10 juillet.

Mais entre-temps, les Américains ont montré leur très grande insatisfaction d’une loi qui, loin d’apporter des améliorations dans leur couverture de santé mettait sur le carreau quelque 22 millions d’Américains dans les dix ans à venir. En fait de nouvelle loi sur la santé, il s’agit plutôt d’un transfert de richesse des pauvres vers les riches par le biais de réductions fiscales. Cette loi est aujourd’hui extrêmement impopulaire.

Dans un éditorial publié dans le New York Times, Paul Krugman s’étonne du fait que les républicains ne se sont même pas embarrassé de donner une quelconque explication ou justification pour une telle initiative. En général, les arguments classiques sont énoncés : les réductions d’impôts vont dynamiser l’économie et tout le monde va en bénéficier, la déréglementation va améliorer l’efficacité et réduire les prix. Ce que l’on avait appelé du temps de Reagan l’économie Vaudou.

Concrètement, pour être gagnant de cette réforme, il faut vérifier les contraintes suivantes :

1.Your income is more than $200,000 a year
2.You have a job that comes with good health insurance
3.You can’t imagine any circumstances under which you lose that job or income
4.You don’t have any family members or friends who don’t meet those criteria
5.You have zero empathy for anyone else

Dans une interview ci-dessous sur la chaîne PBS, Warren Buffet témoigne du résultat qu’aurait une telle loi sur sa feuille d’imposition : elle lui ferait tout simplement économiser 600 000 euros. C’est assez difficile à justifier. L’oracle d’Omaha ne cherche pas à le faire, bien au contraire.

 

Mais face à cette nouvelle mouture, certains sénateurs ont fait entendre leur voix et s’opposent à ce texte : certains parce qu’il ne va pas assez loin, d’autres parce qu’il est trop radical sans oublier ceux qui vont repasser devant les électeurs en novembre 2018 et qui commencent à y réfléchir sérieusement.

Après comptage et recomptage, Mitch McConnell n’a pu que constater qu’il n’aurait jamais une majorité en l’état et qu’il fallait retravailler encore le texte pour essayer de rassembler plus large. Car avec une majorité de 52 sénateurs, les républicains ne peuvent pas perdre plus de deux voix. A égalité 50-50, ils peuvent toujours compter sur Mike Pence pour emporter la décision. A 49-51, c’est perdu.

Profitant de la fête nationale du 4 juillet, les sénateurs vont donc rentrer dans leur circonscription et entendre à nouveau le mécontentement qui s’exprime désormais partout. La partie est donc remise au 10 juillet…

Puisque que le repeal and replace ne fonctionne pas pourquoi ne pas essayer le repeal and delay où on abroge l’Obamacare et on se donne un peu de temps pour élaborer une nouvelle loi. Encore pire. Une stratégie qui avait été évoquée il y a quelques mois mais enterrée rapidement car si Dieu a créé le monde en 6 jours Donald Trump pouvait bien faire voter une nouvelle loi sur la santé en un jour. Sauf que…

Barack Obama avait payé le prix fort pour passer sa loi. Les Républicains et Donald Trump vont peut-être eux aussi le payer au prix fort mais à la différence qu’ils n’auront passé aucune loi.

Pour Mark Shields, éditorialiste et David Brooks, éditorialiste du New York Times, la cause est entendue.

 

1 juillet 2017 Posted by | Général | Laisser un commentaire

Fake « Fake News »

Fake News est certainement une des expressions favorites de Donald Trump qui avait déclaré en son temps que la presse était l’ennemi du peuple américain. D’autres présidents ont eu véritable haine vis-à-vis des médias. On sait comment ça s’est terminé. Et pourtant, Donald Trump a fait afficher dans ses différents clubs une couverture de Time Magazine avec une belle photo (photoshopée ça va sans dire) et qui loue les prouesses du chef. C’est obsession est en rapport avec l’égo surdimensionné et le narcissisme pathologique du 45e président des Etats-Unis.

30 juin 2017 Posted by | Général | Laisser un commentaire

Destination Amérique

Alors que l’image des Etats-Unis s’est largement ternie depuis que Donald Trump est arrivé à la Maison Blanche, l’Amérique est toujours la destination préférée pour les immigrants potentiels, très loin devant l’Allemagne et le Canada. Selon l’institut Gallup, quelque 150 millions de personnes adultes dans le monde aimeraient s’y installer. Dans le top10 des destinations souhaitées, on trouve les Etats-Unis et le Canada et des pays européens. La seule exception est l’Arabie Saoudite.

I like to be in America!
O.K. by me in America!
Ev’rything free in America
For a small fee in America!(…)

ALL
Automobile in America,
Chromium steel in America,
Wire-spoke wheel in America,
Very big deal in America!

(…)
WEST SIDE STORY West Side Story –
I Want to Live in America Lyrics

29 juin 2017 Posted by | Général | Laisser un commentaire

L’image de Donald Trump dans le monde

Autant Barack Obama avait une bonne image dans la plupart des pays du monde, autant celle de Donald Trump est mauvaise, voire exécrable. On peut supposer que l’intéressé n’en aura cure. C’est ce qu’indique une enquête réalisée par le Pew Research Center. C’est la Suède où la différence de confiance entre les deux présidents est la plus importante : 93 % avaient confiance dans Obama, 10 % dans Trump. La France se situe plutôt dans la catégorie des pays qui rejettent le nouvel hôte de la Maison Blanche : 84 % de confiance pour Obama, 14 % pour Trump.

Les deux seuls pays ciblés par l’enquête du Pew Research où l’image de Donald Trump est meilleure que celle d’Obama est Israël et la Russie. Concernant Israël, ce n’est pas très étonnant, les familles Trump-Kuhsner ont des liens avec Nétanyahou. Pour la Russie, ça l’est encore moins étant donné toutes les amabilités dont Donald Trump a pu faire preuve pendant la campagne et depuis.

27 juin 2017 Posted by | Général | Laisser un commentaire

Quelle confiance ont les Américains dans leurs institutions ?

Les Américains expriment une confiance très limitée dans leurs institutions même si celle-ci est légèrement en hausse par rapport à il y a un an. L’institut Gallup sonde régulièrement sur la confiance qu’ils accordent à 14 institutions et le résultat n’est pas fameux.

A long terme, cette confiance est presque remontée à son niveau le plus haut de 37 %, un niveau relativement faible. L’armée et la police sont traditionnellement plébiscitées. A l’inverse le Congrès est bon dernier avec un niveau de confiance extraordinairement bas. C’est embêtant pour cette branche du gouvernement dont le rôle est important. Il est a remarqué que l’orientation politique du Congrès ne change pas grand-chose dans l’appréciation qu’en ont les Américains.

Les écarts dans les niveaux de confiance entre républicains et démocrates ne sont pas très important, même si ces derniers ont quelques difficultés avec les églises par exemple. Le point le plus important concerne l’appréciation sur le président. C’est plus la personne qui jugée que l’institution. D’ailleurs, il est difficile de faire le distinguo entre les deux.

L’année dernière, le niveau de confiance du président était de 59 %, le président était Barack Obama. Cette année, elle est de 10 %, c’est Donald Trump qui est à la Maison Blanche.

Mouvement inverse chez les républicains. L’année dernière la confiance était de 14 %, un an plus tard, elle est de 60 %.

Indépendamment des orientations politiques du président, on a du mal à comprendre comment il est possible d’accorder un tel niveau de confiance à une personne qui ment en permanence ou qui semble assumer la fonction comme une émission de téléréalité.

Côté mensonges, Mika Brezinski dans l’émission Morning Joe nous fait une petite synthèse sur le discours prononcé lors du dernier Rally dans l’Iowa.

Coté téléréalité, Donald Trump avait fait planer le doute sur l’existence d’enregistrement de la conversation qu’il avait eu avec James Comey pour indiquer 41 jours plus tard qu’il n’en n’avait pas. Entre temps, James Comey avait été auditionné par le Sénat. Entre les deux, les Américains font plutôt confiance à l’ex-directeur du FBI. L’un des biographes de Donald Trump explique qu’il s’agit là d’une pratique courante de Donald Trump pour déstabiliser et menacer ceux qui osent s’opposer à lui.

Le 12 mai, Donald Trump laisse planer le doute

Le 22 juin, il tweete qu’il n’y a pas de « tapes« 

27 juin 2017 Posted by | Général | Laisser un commentaire

Hacker une élection : un jeu d’enfant !

Alex Halderman, Professeur d’informatique à l’Université du Michigan, explique devant une commission du Sénat comment les Russes ont manipulé les systèmes informatiques utilisés pour les élections de 2016. Il indique au passage que 21 Etats ont été concrètement visés par les Russes. Ce qui a été confirmé par ailleurs.

24 juin 2017 Posted by | Général | Laisser un commentaire