maison blanche

La nouvelle donne

La polarisation en marche !


Les démocrates ont tendance à approuver un président démocrate et à désapprouver un président républicain et inversement. Mais cette tendance s’est fortement accentuée et systématisée avec les années. Et conduit à ce que les politologues ont appelé la tribalisation de l’Amérique.

La différence entre l’approbation d’un président par les deux camps n’a fait qu’augmenter au fil du temps pour atteindre des niveaux impressionnants. Les présidents Carter et Johnson sont les moins polarisant. La différence entre les taux d’approbation n’était que de 27 %. Mais en fait cette différence relativement faible est plus liée à la mauvaise appréciation des Américains en général sur ce président, qu’ils soient démocrates ou républicains. D’ailleurs, ils ont été tous les deux des « one term president ». Carter a été élu en 1976, peu après la crise pétrolière, mais a dû s’incliner fortement face à Reagan en 1980 (489 grands électeurs contre 49 pour Carter). Le cas de Johnson est un peu différent. Il est devenu président à la suite de l’assassinat de John Kennedy et n’a pas réussi à gagner la nomination démocrate dans les conditions difficiles de la guerre du Vietnam qui polarisait fortement la société américaine. Lyndon Johnson s’est retiré en avril des primaires et l’assassinat de Robert Kennedy a permis à Hubert Humphrey, vice-président de Johnson, d’obtenir la nomination à la convention démocrate de Chicago à la fin août 1968.

Cette différence d’approbation d’un président entre les deux camps n’a fait qu’augmenter pour atteindre un maximum avec Barack Obama : 83 % des démocrates approuvaient en moyenne le président contre 13 % seulement des républicains. On peut ajouter qu’il y avait dans cette différence sans doute une part de racisme vis-à-vis du premier président noir.

Avec Donald Trump, la différence est encore plus forte :  85 % des républicains approuvent le travail contre 10 % des démocrates soit une différence de 75 %. Cette opposition n’est certainement pas le fruit du hasard, mais le résultat d’un calcul du personnage qui joue en permanence sur cette polarisation en entretenant en permanence ce que l’on appelle sa base. Et en utilisant, parfois, souvent, lors de ses très nombreux meetings de campagne, des méthodes abjectes et répugnantes. Le dernier épisode en date dans cette longue liste d’ignominies est son intervention à l’occasion du meeting du Mississippi.

 

« Qu’évoque pour vous le slogan de Trump : Make America Great Again » demandait le magazine trimestriel America dans son premier numéro à l’écrivain Toni Morrison ?

« Il s’agit d’un slogan raciste. Il ne signifie pas ce qu’il veut dire. Il ne signifie par « redonnons sa grandeur à l’Amérique, mais redonnons sa blancheur à l’Amérique. Ce slogan enflamme beaucoup d’Américains depuis que Ronald Reagan l’a utilisé il y a près de 40 ans. Il s’agit, fondamentalement, de redonner le pouvoir aux blancs après huit années d’administration Obama ».

6 octobre 2018 - Posted by | Général

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